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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 23:50

Les affrontements entre milices rivales ont fait 147 morts en une semaine dans le sud de la Libye, a annoncé ce samedi le gouvernement de Tripoli, selon lequel un accord de cessez-le-feu a été conclu entre les deux camps.

Apparemment déclenchés par une tentative de vol de voiture, les combats ont opposé d'anciens combattants anti-kadhafistes de l'oasis de Sebha à des guerriers toubous, pour la plupart originaires du Tchad.

Un cessez-le-feu serait entré en vigueur

Outre les 147 morts, les violences qui se sont concentrées dans la ville de Sebha ont fait 395 blessés, dont 187 ont été transportés à Tripoli pour y être soignés, a précisé la ministre de la Santé, Fatima al Hamroush.

Le Premier ministre intérimaire Abdourrahim el Keib a assuré à la presse qu'un cessez-le-feu négocié par le gouvernement était entré en vigueur, mais plusieurs autres trêves annoncées ces derniers jours n'ont tenu que quelques heures.

En février, des dizaines de personnes avaient péri dans des combats entre tribus dans la province de Koufra, dans le sud-est du pays. L'armée était intervenue pour faire cesser ces affrontements.

Reuters
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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 23:42
 

Carcasse de tank libyen dans le désert tchadien (Pierre Haski/Rue89)

(De Faya-Largeau) Ce désert a connu, il y a deux décennies, d’intenses batailles, dont les carcasses de tanks libyens enfouies dans le sable portent témoignage. Aujourd’hui, l’envahisseur est pacifique : le touriste occidental.

J’ai participé, fin février, au premier vol civil international à se poser à Faya-Largeau, la grande oasis du nord du Tchad, d’ordinaire utilisée par les Transall de l’armée française.

J’y étais venu trente ans plus tôt dans un avion militaire libyen, alors que la palmeraie était aux mains des rebelles tchadiens, dans la fournaise saharienne. Et je n’aurais jamais cru y revenir un jour en simple touriste.

Des touristes dans cette zone fraichement apaisée ? Si près du Niger et du Mali en proie aux prises d’otages des émules d’Al Qaeda ? A proximité de la Libye débarrassée de Kadhafi mais pas de l’instabilité ni d’un surplus d’armes ?

C’est le rêve fou d’un voyagiste aventureux que nous avons déjà présenté sur Rue89 : Maurice Freund, fondateur du Point Afrique. Il pose son avion là où personne ne va, si possible en apportant sa contribution à la résolution d’un conflit ou à un développement pérenne.

Au Mali et au Niger, tout ce qu’il a construit est aujourd’hui pris en otage par Aqmi et l’insécurité. Le Tchad, lui, échappe à ce tourbillon, et se retrouve même, par un retournement de l’histoire, îlot de stabilité relative sur une latitude sinistrée.

Et il a l’un des plus beaux déserts au monde, que les guerres ont laissé à l’écart des terres d’aventure prisées par de nombreux Occidentaux.


Paysage du désert tchadien (Laura Ning)

Tourisme ambigu

L’enjeu du tourisme est complexe. Même avec les meilleures intentions, il perturbe, bouscule des sociétés qui n’y sont pas prêtes et n’ont rien demandé. Mais il amène avec lui des retombées économiques attendues et espérées dans des régions, comme le nord du Tchad, qui n’ont guère d’alternative.

Faya-Largeau, ou Fada, l’autre grande oasis du nord, n’ont quasiment pas changé en trente ans, depuis mon dernier passage. Toujours pas d’électricité, pas une seule route, un système de santé défaillant... Pendant que N’Djaména, la capitale, se développe rapidement grâce aux retombées du pétrole et de la manne des investissements chinois.

Là où il n’y a chaque année que quelque 400 touristes par an pour tout le Tchad, les vols du Point Afrique ont le potentiel d’en faire venir au nord 130 par semaine pendant les quelques mois de saison touristique : un changement d’échelle, une véritable activité économique, génératrice d’emploi directs et indirects, et de développement.

Pour cela, il faut vaincre la réticence politique française – l’Elysée a mis plein d’obstacles sur le chemin de Maurice Freund pour ce voyage expérimental de février, de peur d’un incident en période électorale... –, et il faut faire avec le système tchadien et l’impréparation générale.

Le président tchadien Idriss Déby, un autocrate au pouvoir depuis deux décennies musclées, lui-même originaire de la région de Fada, a fait le déplacement fin février pour montrer son soutien à cette initiative. Il avait invité les diplomates en poste à N’Djaména : l’Américain et le Chinois sont venus – pas le Français, sur ordre de l’Elysée...


Idriss Déby à Fada, en février 2012 (Pierre Haski/Rue89)

Maurice Freund, qui a négocié pendant des mois pour monter ce premier voyage expérimental, suivi de deux autres avant de faire une pause en espérant repartir à l’automne sur une plus grande échelle, s’enorgueillit d’y être arrivé sans payer un pot de vin, sans corruption.

Après la guerre

Il a pour lui la crédibilité de ce qu’il a accompli au Niger, au Mali, ainsi qu’en Mauritanie, où le tourisme a créé une activité économique pour accompagner la fin des rébellions touarègues, créer des emplois, encourager l’artisanat, le petit commerce...

Mais le tourisme ne peut pas tout, et ces deux Etats sahéliens sont de nouveau plongés dans la spirale de la violence, comme vient de le montrer le déprimant coup d’Etat militaire au Mali.


Des femmes du nord dans l’oasis de Fada (Laura Ning)

Le Tchad a déjà donné pendant plus de vingt ans. Plusieurs de nos chauffeurs de 4x4 étaient des anciens combattants, conducteurs aguerris de Toyota qui sont devenues, dans ce désert, l’arme suprême de la mobilité, qu’on soit rebelle ou loyaliste. Seuls les Libyens, avec leurs lourds chars russes, ne l’ont pas compris, à leurs dépens, malgré leur supériorité sur le papier.

Le colonel « Kobra », un ancien combattant qui participa aux batailles décisives contre les Libyens dans les années 80, espère que le tourisme permettra d’offrir aux jeunes du nord des emplois et une perspective que sa génération n’a su trouver que dans la guerre.

Cet homme originaire de Faya, dont le parcours résume la complexité de l’histoire politique du Tchad depuis trente ans, a assisté aux quelques couacs du voyage : chefs de tribus trop « gourmands » pour laisser bivouaquer les étrangers, ou nomades agressifs face aux téléobjectifs des touristes.

Mais il croit, comme beaucoup, que l’enjeu pour la région vaut de dépasser les obstacles inévitables, qu’il peut apporter localement et au pays une ouverture qui lui manque.

Il a surtout, une foi inébranlable dans les atouts de sa région. L’appel du désert tchadien est en effet très fort. Contrairement aux idées reçues, le désert est tout sauf monotone : l’Ennedi, ce sont des milliers de roches granitées géantes aux allures de sculptures façonnées par les vents et le sable, des dunes mouvantes à perte de vue, et des lacs salés miraculeusement posés au milieu de l’enfer saharien.


Le lac d’Ounianga Kebir (Laura Ning)

Le paradis au milieu de l’enfer

Quand, après treize heures de piste chaotique pour parcourir 300 kilomètres, vous arrivez en vue des lacs d’Ounianga, véritables mers d’eau salée au cœur du désert, vous oubliez tout le reste. C’est l’image du paradis qui a été dessinée et peinte ici en plein désert.

Voyager avec Maurice Freund, c’est d’abord la garantie de ne pas emmener avec soi la bulle du mode de vie occidental : tout est spartiate, on dort dans le désert sous un ciel incroyablement étoilé, on se nourrit de pâtes ou de riz au bivouac, on se lave avec les moyens du bord...

C’est aussi une tentative de voyager de manière respectueuse de l’autre et de son environnement.

Ces premières rotations au Tchad, en février et mars, ont été un succès. Il reste à pérenniser l’aventure à la prochaine saison, l’hiver prochain, en espérant que les populations du BET (Borkou-Ennedi-Tibesti), maintenues depuis si longtemps à l’écart de tout développement, en seront les premières bénéficiaires.


Dans le désert tchadien, en février 2012 (Laura Ning)

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:38

Le dirigeant des Toubous en Libye, Issa Abdelmajid Mansour, a fait état vendredi de nouveaux combats au sud de la ville libyenne de Sebha (sud), appelant les Nations unies et l’Union européenne à intervenir pour arrêter ce qu’il qualifie de « nettoyage ethnique des Toubous ».

« Nous demandons de l’ONU et de l’Union européenne d’intervenir pour faire cesser le nettoyage ethnique des Toubous », a déclaré cet ex-opposant au régime de Mouammar Kadhafi, qui avait brandi récemment la menace séparatiste dans une déclaration à l’AFP.

Les combats qui opposaient depuis lundi des Toubous à des tribus arabes à Sebha ont fait 70 morts et 150 blessés, selon un bilan du gouvernement arrêté mercredi soir. Selon un source hospitalière, au moins huit personnes ont été tuées jeudi et sept autres corps ont été retrouvés.

M. Abdelmajid Mansour a accusé vendredi les tribus arabes de Sebha d’avoir bombardé une centrale électrique alimentant plusieurs régions du sud, comme Qatroun et Morzouk, considérées comme des fiefs des Toubous. Les télécommunications ont été également coupées, a-t-il ajouté, faisant état de « plusieurs » personnes tuées vendredi parmi les membres de sa tribu.

Le chef de la sécurité nationale de la ville, Mohamed al-Ahwal, a confirmé le bombardement de la centrale, à la chaîne de télévision libyenne Libya Al-Ahrar.

Il a ajouté qu’une trêve de 24 heures, décidée la veille a été rompue à 11H30 (09H30 GMT), après que l’accord a été rejeté par les combattants des deux côtés. « Les combats violents ont repris depuis », a-t-il affirmé.

Selon Ridha Issa, membre d’une commission de réconciliation, la trêve a été rompue par les tribus de Sebha qui ont bombardé le quartier Tayouri des Toubous à l’artillerie lourde.

Des combattants de Sebha ont refusé par ailleurs de se retirer de la région de Ghodwa à 20 km au sud de Sebha, qui sépare des positions des Toubous et celles des tribus arabes, et de laisser la place à des « forces neutres » venues du Nord pur s’interposer entre les deux parties du conflit, a ajouté M. Issa.

Selon Suleimane Khalifa, un responsable local, « les combats sont quasi arrêtés » dans la ville, ajoutant que les forces des tribus arabes se sont dirigées vers le sud, entre Sebha et Morzouk.

L’Union européenne avait exprimé jeudi son inquiétude quant à la situation à Sebha, appelant « toutes les parties impliquées dans le conflit à la retenue ».

Dans un déclaration, l’UE « exhorte le gouvernement à redoubler d’efforts pour que les parties impliquées déposent les armes et à assurer que les blessés puissent être soignés. Elle demande à ce que le calme revienne au plus vite à Sebha ».

Les Toubous, à la peau noire, qui vivent à cheval sur la Libye, le nord du Tchad et du Niger, sont impliqués depuis février dans des affrontements meurtriers avec des tribus locales du sud de la Libye, notamment à Koufra et Sebha.

Ils sont accusés par les autres tribus de compter dans leurs rangs des combattants étrangers, notamment tchadiens.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 23:50

 

 meeting_lere_3-copie-1.pngCitoyen tchadien, originaire du Mayo-Kebbi, je suis indigné par la trahison de M.Saleh Kebzabo accueillant Idriss Deby à Léré.

C’est avec les larmes aux yeux, que je me rappelle de la disparition tragique du Dr Ibn Oumar Mahamat Saleh, porte-parole  de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (CPDC) dont Idriss Deby en est responsable.

Comment peut-t-on comprendre que Saleh Kebzabo oublie-t-il sitôt la mémoire    de son ami, son collègue voir son frère Ibn Oumar Mahamat Saleh et lui tourne le dos à cause simplement de l’argent d’Idriss Deby ?


Nul ne peut trouver d’explication à cette trahison de Saleh Kebzabo !

C’est dommage que cet homme se réclame encore de l’opposition tchadienne.

Si on voit bien,  l’affaire de Matta Léré n’est qu’une fiction. Rien ne justifie donc les accusations de Saleh Kebzabo  à l’encontre du régime d’Idriss Deby d’avoir d’avoir comploté contre sa personne. Au contraire, il doit être responsable de la tuerie de Matta Léré qui lui est imputé.

Auparavant, je me suis engagé à ses côtés, pour le soutenir, mais depuis hier, je me pose beaucoup de questions sur la sincérité et l’honnêteté  de cet homme obscure qu’est Saleh Kebzabo.


Je m’investis désormais pour le dénoncer à tous les niveaux de la société tchadienne et au plan africain.


Le peuple tchadien débout doit arracher sa souveraineté de cette classe politique pourrie.

 


Citoyen tchadien depuis Yaoundé

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 23:44

 

saleh-kebzabo-cp-9653471.jpg Qui est Saleh kebzabo?


Le 3 mai 1969, Dr Outel Bono, Michel ngangbet, Aziz sabit et Saleh kebzabo ont tenu une conférence de presse sur le coton. Ils sont arrêtes et jugés le 13 juin 1969 pour incitation à la révolte de paysans. Seuls Dr Outel Bono et Michel Ngangbet sont condamnés  mais Saleh Kebzabo et Aziz sabit sont libèrés comme par hasard.


Le 26 aout 1973, Dr Outel Bono avait un rendez-vous avec Saleh kebzabo. En se rendant à ce rendez-vous, Dr Outel Bono est abattu rue de La Roquette.


Au cours de la conférence de presse tenue par le président tombalbaye à Paris, un journalise lui pose la question sur l assassinat du Dr Outel Bono.

En écoutant cette question, Saleh kebzabo présent a disparu avant que tombalbaye ne réponde. Le président invite le journaliste à  s’ adresser à Saleh kebzabo pour avoir la réponse à sa question. Tombalbaye demande à Saleh kebzabo de répondre mais celui-ci a disparu.


On peut demander à un de ses amis la vacherie qu’ il lui a faite au Cameroun.
Tout dernièrement, Saleh kebzabo était aux côtes de Gali Gâta Ngothe à Kyabe. Mais quand l’affaire Gali tourne au vinaigre, saleh kebzabo roule tombeaux ouverts pour Ndjamena et continuer en Afrique du sud le même jour.


Ensuite, il réapparait aux côtés de Idriss déby à léré pour lui présenter sa calebasse trouée en lui demandant de la remplir.


Et enfin, il esquisse dans les bras de Deby des pas de danse gourna. Je parie que Saleh kebzabo a troqué la mairie de léré contre sa calebasse remplie de billets de banque

(a suivre).

 

Source: anonyme

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 23:30
Tir de roquette près de Sebha le 28 mars 2012.
Tir de roquette près de Sebha le 28 mars 2012
Les combats intertribaux dans le sud de la Libye ont fait au moins soixante-dix morts et plus de cent blessés. Les Toubous et la tribu arabe des Ouled Slimane s'affrontent depuis ce lundi à Sebha dans le sud libyen, à environ 700 kilomètres de Tripoli. Depuis la chute du régime Kadhafi, la situation ne fait que s'envenimer alors que les Toubous menacent désormais de demander leur autonomie.

Difficile d'estimer leur nombre. Les Toubous, ceux qui habitent le Tibesti en langue kanembou, vivent dans cet immense massif au nord du Tchad, dans l'est du Niger et les oasis du sud libyen de Koufra et de Seb'Ha.

Pour la chercheuse Monique Brandy, qui a effectué son premier périple dans la zone il y a cinquante ans, le manque d'autorité et les différences culturelles entre Arabes et Toubous expliquent les troubles actuels.

« Pendant tout le temps de Kadhafi, il y avait des conflits, des accrochages. Là, il n’y a pas une autorité globale du pays. Chacun essaie de s’en approprier une partie ».

Contrairement aux Touaregs, les Toubous ne dépendent pas d'un chef et chaque famille est donc en droit de prendre ses propres décisions, explique Catherine Baroin, chercheuse au CNRS.

« Il y a des problèmes à l’heure actuelle en Libye, mais il y en a eu dans le nord du Tchad pendant plusieurs décennies. Il y en a eu avant la colonisation. On est toujours sur le qui-vive en pays toubou. Ils sont beaucoup plus autonomes, mais assujettis à la volonté d’un chef. Même si apparemment, les Toubous sont derrière un chef en Libye, ça ne veut pas dire que cela représente une autorité susceptible de durer sur le long terme ».

Le chef toubou de Seb'ha, Issa Abdelmajid Mansour qui dénonce un plan de nettoyage ethnique visant sa tribu, brandit la menace séparatiste.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 08:03

Une-colonne-de-fumée

Les autres Tchadiens ont-ils le droit de vivre au Tchad?
Par Djafna Masana


LES EVENEMENTS DE FARCHA COQ-VILLE

Les faits :

Samedi 17 mars 2012 aux environs de 19 h, M. Ngarga Gadam Gaston, Ex-Député (dernière législature pour la circonscription de Rigaza/Mayo-Boneye, donc Massa) habitant le quartier Farcha Coq-Ville (voisin Nord-Ouest de l’Ecole Amoul) envoie son fils Fawa Ngarga (20 ans) à Moto pour lui acheter du pain au rond-point de Farcha. Juste à sa sortie de la maison (environ 50-60 m), dans la cours de ladite Ecole, trois jeunes garçons assis à côté de deux motos (sans plaques d’immatriculation) essaient de lui faire signe de s’arrêter. N’ayant pas comprise cela, il continue son chemin. Ils démarrent les motos et le poursuivent. Aux environs de la grande Mosquée Abdelmadjib (1 km au Nord du rond-point de Farcha), ils le rattrapent et lui reprochent d’avoir braqué le phare sur eux, lui demandent de descendre de la moto tout en voulant arracher la clé. Il refuse et s’en suit une bagarre. La clé tombe, un véhicule de la Police arrive, les malfaiteurs fuient. Les policiers lui demandent si c’était un accident. Il leur répond non, mais que c’étaient des malfaiteurs qui voulaient lui arracher la moto. Au moyen de leur phare, les policiers l’aident à retrouver la clé de sa moto, foncent à leur poursuite mais ne les retrouvent pas. Entre temps, Fawa téléphone à la maison pour annoncer ce qui lui est arrivé.

Les malfaiteurs repartent l’attendre sur le chemin de son retour (le connaissant certainement). Effectivement, quand il arrive au lieu de leur embuscade, ils l’attaquent de nouveau. Et chose que le Tout-Puissant ne veut pas, c’est également l’arrivée de gens de la maison qu’il a alertés. Il faut préciser ici qu’à côté du Député (juste la maison voisine de l’Est), il y avait une cérémonie de retrait de deuil où il y avait un monde fou. C’est tout ce monde qui a accouru et participé à la bagarre. L’un de trois malfaiteurs fuit, les deux autres ont pu être attrapés. L’un de deux était vraiment battu. Le Député arrive, s’impose à séparer les gens, prend les deux malfaiteurs pour les conduire au CA1. Abordant le goudron, il rencontre une patrouille mixe qu’il intercepte pour lui demander s’il doit lui remettre les malfaiteurs, on lui dit de les amener au CA1. A ce niveau, les parents des malfrats (d’ethnie zagawa) arrivent très nom breux et les affaires se retournent contre M. Ngarga. Il est question qu’il prenne les charges médicales pour les soins du jeune homme blessé. Il n’est pas superflu de relever que les malfaiteurs et le Commissaire du CA1 sont de même ethnie. Plus de six heures de tractation sur cette question, M. Ngarga cède, accepte les soins et ils quittent le CA1 aux environs de 01 h.

Dimanche 18, il n’y a rien. Lundi 19, le Commissaire demande à Ngarga de venir au CA1 rembourser les frais de soins qui s’élèvent à 392 500 F CFA. Ils prennent rendez-vous pour le mardi 20 matin. Chose faite. Dans l’après-midi, on lui dit que le malade est dans le comma et transféré à l’Hôpital Général de Références Nationales. Un instant après, on annonce son décès. Le Commissaire arrive chez le Député et procède à son arrestation et de son fils, place des policiers devant sa maison pour mesure de sécurité. Tout se passe aux environs de 15 h 30 – 16 h. Vers 17 h – 17 h 30 mn, les Zagawa (parents des malfaiteurs) arrivent et incendient toute la maison de Ngarga avec tout ce qui s’y trouve ainsi que celle de son voisin Kampété Vetna, tabassent une femme moundang en grossesse, procède à la chasse systématique de tous les Massa du quartier.

Aujourd’hui,
1) Ngarga, son Fils et un policier massa sont en prison. Le policier était arrêté le lendemain et se trouve être l’un de ceux qui ont assisté à la bagarre ;
2) Les patrouilles et autres menaces des Zagawa continuent dans le quartier Coq-Ville en vue d’autres représailles ;
3) Toute la communauté massa vivant dans le quartier Coq-Ville est dans la nature, pourchassée, sans habitations, sans biens matériels ;
4) Etc.

Deux petites interrogations :

1) Comment se fait-il que des maisons protégées par les forces de l’ordre soient brûlées par les Zagawa au vu et au su de ces forces de l’ordre ?
2) Comment les autres malfaiteurs (les deux garçons) ne sont pas arrêtés et se retrouvent en position de force ?

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 07:59

 

 L’Etat écrivait N'DYAYE à juste titre, au sens où il est défini dans le dictionnaire Le petit Larousse comme une « entité politique constituée d’un territoire délimité par des frontières, d’une population et d’un pouvoir institutionnalisé », répond partout dans le monde aux mêmes critères de dénomination ; partout, il a été spécifié comme étant une entité structurée, personnifiant juridiquement une nation dont elle est sensée incarner la souveraineté. Cependant, en Afrique, ses formes et contours laissent transparaître une certaine particularité locale, tout en conservant un semblant d’uniformité continentale.

Aussi, du point de vue de sa situation politique dans le continent, l’Etat si on le considère à la fois comme un cadre spatio-temporel, regroupant une population donnée et doté d’une personnalité juridico-politique, pose assurément problème. Parce qu’aussi bien dans sa territorialité, dans sa communauté, que dans sa constitutionnalité, l’Etat africain ne semble nullement répondre à une essence naturelle ; ceci aussi bien de par sa délimitation géographique, sa composition sociologique, que sa fondation juridique. C’est ainsi que, depuis les indépendances, enclenchées pour la plupart d’entre eux dans les années 1960, les Etats africains naissants n’ont pu jusqu’à présent résoudre les multiples problèmes auxquels ils sont confrontés depuis lors, du fait même de leur manque de cohésion, d’homogénéité, voire de transparence, déterminés pour une large part par leurs configurations étatiques. Malgré l’aide bilatérale ou multilatérale

 

Dont ils ont pu bénéficier depuis plus de quarante ans, les Etats africains tardent en effet dans leur essor à pouvoir prendre leur vitesse de croisière sur le long cheminement vers le développement, si tant est qu’ils aient seulement décollé. C’est pourquoi l’aide internationale, devant ce problème récurrent, se trouvant confrontée à ces véritables gouffres financiers que sont les Etats en Afrique, n’a pas manqué de leur dicter ses conditions de transparence et de bonne gestion, si elle n’a tout simplement redéfini leur indépendance. Comment ceux-ci en ont-ils été arrivé jusque là ? La question pour nous est ici moins de savoir où va l’argent de l’aide, que de comprendre pourquoi, malgré toutes les relations bilatérales et multilatérales dont il a pu bénéficier jusque là, l’Etat africain ne soit pas à même d’enclencher le moindre processus de mouvement vers son développement.

Cette épineuse question de l’Etat en Afrique a du reste soulevé plusieurs thèses qui essentiellement se résument en deux. Pour certaines d’entre elles, l’expertise de sa situation devrait être analysée dans le sens d’une domination hégémonique et d’un processus de mise en dépendance de ses sociétés, et devrait à ce titre pouvoir être limité dans ses propensions, afin de permettre l’éclosion et le développement social à la base par un plus grand libéralisme économique. Pour d’autres, l’Etat se trouvant en déliquescence conjoncturelle, du fait des politiques d’ajustement structurel qui l’ont fragilisé, devrait plutôt pouvoir être redéployé dans le sens d’une intervention sociale pouvant réguler la pauvreté qui, elle, est consécutive à l’inflation, produite par le néo-libéralisme, que ces politiques ont occasionnée. Si donc, pour les uns, c’est dans le sens d’une réduction de l’Etat que devrait pouvoir s’opérer le développement économique, consolidé en ceci par une plus grande responsabilisation des organisations de la société civile (dont l’expertise en la matière est probante) ; pour les autres, c’est bien dans le sens de sa consolidation, que l’Etat pourra réguler en Afrique les grandes disparités sociales, que la mondialisation a occasionnées, et qui voit ses majorités silencieuses être laissées à elles mêmes dans l’incertitude existentielle sur leur propre avenir.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 18:15

 

220px-Idriss_Deby_Itno_IMG_3651.jpgQuelques infos sur le deroulement de l'"affaire Gali".


1. Une petition demandant la liberation de Gali et denoncant un complot politique mene par monsieur Kabadi a ete signee par 5.612 personnes a Kyabe et ses environs. Cette petition a ete transmise a la Presidence de la Republique, a la primature, au Parlement et au collectif des avocats.
2. Un memo estampille "confidentiel" a ete adresse, par la commission des droits de l'homme de l'union interparlementaire ayant son siege a Geneve, au President de l'Assemblee Nationale Tchadienne. Ce memo demande des explications et des justifications quand a la procedure dont a ete victime monsieur Gali et demande surtout pourquoi l'immunite parlementaire n'a pas ete respectee. Le meme memo fait reference a l'"affaire Yorongar" pour laquelle l'Assemblee Nationale Tchadienne, bien qu'interpelle n'a pas donne de reponse.
3. Le factum de l'appel a ete redige. Monsieur Gali devrait etre transfere sur Moundou et l'audience aurait lieu le 5 avril.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 18:04

Les combats qui ont opposé depuis lundi des Toubous à des tribus arabes dans la ville libyenne de Sebha (sud) ont fait 70 morts et 150 blessés, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement, Nasser al-Manaa.

"Il est regrettable que plus de 70 personnes aient été tuées et plus de 150 blessées", a déclaré le porte-parole au cours d'une conférence de presse à Tripoli.

Un bilan précédent de source hospitalière faisait état d'une quarantaine de morts et de quelque 130 blessés, en prenant en compte uniquement les victimes des tribus arabes de Sebha qui combattent des membres armés de la tribu des Toubous.

Les Toubous font état de leur côté de dizaines de morts et de blessés.

Un responsable de la région a indiqué que les affrontements avaient baissé d'intensité, alors que les Toubous se disaient encerclés et dénonçaient un "massacre".

M. al-Manaa a ajouté que 1.500 éléments de l'armée libyenne en cours de formation et des gardes-frontières étaient arrivés à Sebha pour tenter d'imposer une trêve, ajoutant que 1.500 autres soldats sont en route vers la ville située à 750 km au sud de Tripoli.

"Une délégation ministérielle s'est rendue également dans la ville pour tenter de convaincre toutes les parties de cesser les hostilités", a ajouté le porte-parole, qui reconnaît une "réaction tardive" des autorités.

M. al-Manaa a appelé "tout le monde à la retenue et à résoudre le problème pacifiquement".

Les combats à Sebha ont éclaté après que des tribus arabes ont accusé les Toubous d'avoir tué un des leurs.

Mercredi, les combats ont baissé d'intensité, a indiqué à l'AFP Abdelmajid Seif al-Nasser, représentant de la ville de Sebha au Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) qui a démissionné mardi pour dénoncer l'"incapacité" des autorités.

Les Toubous ont affirmé de leur côté qu'ils étaient "encerclés" par les tribus arabes, qui les bombardaient "sans cesse depuis la matinée", faisant état de plusieurs morts parmi les civils.

Le chef des Toubous, Issa Abdelmajid Mansour, qui dénonce un "plan de nettoyage ethnique" visant sa tribu, avait brandit mardi la menace séparatiste, dans une déclaration à l'AFP.

"Le gouvernement n'acceptera pas une entité qui s'appelle la province des Toubous. La Libye est unifiée et celui qui a une opinion ou une idée, il n'a qu'à l'exposer pacifiquement", a réagi mercredi le porte-parole du gouvernement.

Les Toubous, à la peau noire, qui vivent à cheval sur la Libye, le nord du Tchad et du Niger, sont impliqués depuis février dans des affrontements meurtriers avec des tribus locales du sud du pays, notamment à Koufra et Sebha.

Ils sont accusés par les autres tribus de compter dans leurs rangs des combattants étrangers, notamment tchadiens.

"Il faut que la situation (dans le sud) se calme pour pouvoir décider par la suite qui (parmi les Toubous) a le droit de rester et qui ne l'a pas", a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement.

Depuis plusieurs années, des milliers de Toubous ont émigré des pays limitrophes, notamment du Tchad et du Niger et se sont installés en Libye où ils réclament la citoyenneté.

Cette ethnie de nomades et de contrebandiers du désert qui dénonçait sa marginalisation sous l'ancien régime de Mouammar Kadhafi, estime que la situation s'est empirée depuis l'arrivée des nouvelles autorités.

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