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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 00:06

ALIENE.JPG

 

On dit souvent que la souveraineté d’un peuple revêt entre autres caractères suivants : Une, indivisible, inaliénable et imprescriptible.

 

Toutefois, au regard des ingérences multidimensionnelles du dirigeant tchadien dans le  conflit armé centrafricano-centrafricain, qui oppose le régime de François Bozizé à la coalition Séléka, on est tenté de s’interroger si ces caractères ne sont pas remis en cause.

En effet, depuis la prise du pouvoir en 2003, par des moyens non-démocratiques du Général Bozizé à partir du Tchad, la République Centrafricaine est devenue pour  Idriss Deby, une terre conquise.

Aujourd’hui, nombreux sont les observateurs centrafricains et étrangers qui se demandent sur le rôle que joue Deby qui fait et défait le pouvoir en Centrafrique.


L’opinion publique est témoin aujourd’hui, la souveraineté de la République centrafricaine acquise, après l’indépendance est hypothéquée par le dirigeant d’un pays voisin réputé par son transfert d’agressivité et ses actes bellicistes transfrontaliers.


Comment peut-on expliquer que François Bozizé, toute honte bue, ait publiquement remercié  l’armée tchadienne et Idriss Deby pour leur intervention militaire dans son territoire ?

Comment peut-on aussi expliquer le profil bas observé par  Eric Massi à Idriss Deby ?


Comment peut-on encore comprendre le silence pesant de l’opposition non armée centrafricaine face aux ingérences politiques et militaires d’Idriss Deby  dans un conflit qui n’est pas le sien ?


Autant de questions méritent des réponses de la part de tous les acteurs de la vie politique centrafricaine.


Jusqu’à quand le peuple centrafricain sera-t-il assujetti aux caprices, au tempérament et aux humeurs du dictateur tchadien ?


Aujourd’hui, des lourds soupçons qui pèsent sur la responsabilité d’Idriss Deby dans le conflit en RCA, sont établis clairement.


Plusieurs indices nous permettent d’établir des liens entre Deby et les responsables de la rébellion centrafricaine.

Entres autres exemples ; Daffane Moussa en détention depuis 3 ans, est libéré et se trouve à Ndjaména où il n’est pas privé de communication.

Eric Massi avoue avoir  les numéros directs de plusieurs chefs d’Etats africains dont Idriss Deby.

Michel Djotodia qui se trouve sur le terrain, a subitement coupé le pont avec ses amis tchadiens qui l’ont soutenu.


Faut-il se fier aux Séléka ?


Si aujourd’hui, Idriss Deby a la main mise sur Bozizé, rien n'exclut que demain, il exercera les mêmes pressions sur les décideurs politiques de la Centrafrique ?


Et, le peuple centrafricain dans tout ça !

Peut-on parler de la dignité du peuple centrafricain?


La rédaction du blog de makaila

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 21:43

C’est un message du Nouvel An en forme d’appel à l’aide. Lors de son discours télévisé, dans la nuit du lundi 31 décembre au mardi 1er janvier 2013, le président centrafricain François Bozizé est revenu sur l’avancée des troupes rebelles du mouvement Séléka qui menace son régime, en insistant sur le rôle d’un gouvernement voisin. « Grâce à l’armée tchadienne, vous me regardez aujourd’hui à la télévision , a-t-il déclaré sur les ondes. Sinon, Bangui serait aujourd’hui envahi. Merci à l’armée tchadienne, merci au président Idriss Déby Itno du Tchad.  »

Une neutralité surprenante

Le gouvernement tchadien s’impose aujourd’hui comme un acteur clé du conflit entre la rébellion et le régime. Quand les villes ont commencé à tomber les unes après les autres aux mains des rebelles, des bataillons tchadiens ont été envoyés de l’autre côté de la frontière. Ils stationnent aujourd’hui dans la ville de Damara, dernier verrou avant la capitale Bangui, situé à 75 kilomètres. « Il s’agit d’une ligne rouge à ne pas franchir par aucun des deux partis  », a mis en garde le dirigeant tchadien Idriss Déby.

L’homme fort de N’Djamena passe pour un allié de longue date du président Bozizé. Il l’a aidé à prendre le pouvoir lors du coup d’État de 2003 ou encore à mettre fin aux rébellions dans le nord du pays en 2010. Cette fois, les troupes tchadiennes sont restées étrangement passives devant l’offensive des hommes du Séléka.

Un exemple ? Les soldats étrangers étaient chargés de défendre la ville de Sibut. Lorsque les rebelles ont envahi la localité, les Tchadiens se sont repliés vers Damara en bon ordre, mais sans tirer un coup de feu. Une attitude qui alimente les rumeurs de lâchage de François Bozizé par son allié Idriss Déby.

Protéger la capitale

Les pays d’Afrique centrale affichent cependant leur volonté d’empêcher la chute de la capitale Bangui. Beaucoup ne se font guère d’illusion sur les capacités de François Bozizé à diriger la Centrafrique. Mais ils redoutent le saut dans l’inconnu que représenterait un renversement du régime par une rébellion très hétéroclite, aux mots d’ordre changeant, composés d’anciens miliciens ou de soldats mutins pour la plupart originaires du Nord.

Pour protéger la capitale, le Gabon, le Congo-Brazzaville et le Cameroun ont envoyé 360 soldats. Ces renforts ajoutés aux 400 Tchadiens devraient porter à 760 hommes les effectifs de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC). Déployée en Centrafrique depuis 2008, cette force régionale a pour mission d’aider à la stabilisation de l’État face aux mutineries et aux rébellions chroniques. Elle devra pallier l’absence des États Occidentaux, peu désireux de s’investir dans la crise.

La France a souligné à plusieurs reprises ne pas vouloir intervenir pour sauver le régime. « Nous avons deux mission s, a rappelé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. D’une part, faire en sorte que les protagonistes puissent se rencontrer et d’autre part assurer la sécurité de nos ressortissants  ». Depuis le début des troubles, des soldats français basés au Gabon sont venus renforcer deux compagnies déjà présentes à Bangui, portant à environ 580 le nombre de militaires français en Centrafrique.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 18:36

Centrafrique (RCA) : L'agenda secret de la rébellion


En moins de 20 jours, une rébellion inconnue il y a encore quelques semaines, contrôle 85% de la Centrafrique et menace de renverser le président François Bozizé. Dans un entretien exclusif à Afrikarabia, un responsable du mouvement a accepté de lever le voile sur une partie des dessous de la coalition Séléka : le "réel" président du mouvement, leurs soutiens politiques, leur financement, mais aussi les premières mesures qu'ils prendront une fois au pouvoir.

carte RDC Afrikarabia Centrafrique 10km Bangui copie.jpgDepuis le 10 décembre 2012, une coalition de plusieurs mouvements rebelles (UFDR, CPJP, FDPC, CPSK et A2R) mène une offensive éclair sur la capitale centrafricaine. Objectif : faire tomber le régime du président François Bozizé. Face à une armée régulière qui fuit les combats et une force d'interposition tchadienne passive, la rébellion du Séléka se retrouve en mesure de prendre le pouvoir à Bangui. De ces rebelles, venus de plusieurs formations hétéroclites, on connait peu de chose. Un membre important de la coalition a accepté de nous dévoiler quelques secrets du mouvement. Il n'a pas souhaité divulguer son identité.

- Afrikarabia : A quand remonte l'idée de la coalition du Séléka ?

- La coalition de tous ces mouvements rebelles date de moins de 4 mois. Tout a commencé à partir de fin octobre 2012. Nous étions conscients que pour renverser le président Bozizé, il fallait passer par le Tchad et d'autres pays de la sous-région. Nous avons constaté que les relations s'étaient fortement dégradées entre la Centrafrique (RCA) et le Tchad. Nous avons réussi à convaincre de notre démarche certains proches du président Idriss Déby, que nous avons rencontré à Paris… des officiels de hauts rangs et des membres de son cabinet. Ils nous ont expliqué qu'ils étaient déçus de l'attitude et de l'incompétence du président François Bozizé. Plusieurs accords avaient d'ailleurs été signés entre le Tchad et la RCA et les choses traînaient.

- Afrikarabia : Quel était votre projet ?

- En 2003, c'est nous (certains membres de la rébellion, ndlr), qui avons aidé Bozizé à prendre le pouvoir. Malheureusement, Bozizé est devenu fou avec le pouvoir. Il n'était donc plus un interlocuteur valable pour les intérêts de la Centrafrique mais aussi du Tchad. Nous voulions quelqu'un de responsable pour prendre la tête du pays. Pour réussir notre objectif, nous étions convaincus qu'il fallait une coordination entre tous ces chefs rebelles. Au début cela a été difficile à mettre en place.

- Afrikarabia : Qui dirige ce mouvement ?

- Nous avons une stratégie au niveau de notre président. Pour l'instant, nous ne voulons pas que son nom soit connu. Nous n'avons pas voulu qu'il s'affiche tout de suite comme le porte-parole ou le coordinateur du mouvement. C'est donc pour cela que nous avons choisi, en accord avec le commandement militaire sur place, Eric Massi comme porte-parole de la coalition. Notre président sera connu une fois que le pouvoir sera tombé à Bangui. Je peux juste vous dire qu'il est très réservé et c'est un sage. La discipline, le respect des droits de l'homme et des populations civiles dans les rangs de nos militaires sont, par exemple, une stratégie mise en place par lui. Nous devons éviter toutes les erreurs commises par les autres mouvements rebelles en Afrique.

- Afrikarabia : Avez-vous le soutien d'autres pays ? On parle duTchad évidemment, mais aussi du Congo Brazzaville et du Soudan ?

- Nous avons le soutien politique de proches d'Idriss Déby, mais cela ne veut pas dire qu'on a le soutien personnel du président Déby. Concernant Sassou Nguesso, cela fait longtemps qu'il ne s'entendait plus avec Bozizé. Il a joué un rôle important, notamment pour demander au président Déby de ne pas intervenir militairement contre la rébellion. Quant au Soudan, c'est très clair, il n'y a aucun élément soudanais dans notre mouvement. D'ailleurs vous savez très bien que les relations ne sont pas bonnes entre le Tchad et le Soudan, ce serait donc contradictoire.

- Afrikarabia : Comment êtes-vous financé ?

- Le financement repose uniquement sur des petites cotisations entre nous.
La rébellion vit très difficilement. Les hommes font des sacrifices énormes. C'est le patriotisme qui anime nos soldats. Nous avons des problèmes pour acheter des crédits de télécommunication. On se cotise ici en Europe pour envoyer des crédits téléphoniques sur place par exemple...

- Afrikarabia : …il y a pourtant des uniformes neufs, des armes… cela ne peut pas être financé par de simples cotisations ?

- Croyez-moi, nous avons commencé cette rébellion sans aucun moyen. Le matériel et la logistique viennent uniquement de ce que nous avons récupéré aux forces armées centrafricaines (FACA). Nous n'avons pas un centimes et aucun soutien extérieur. Si nous avions de réels moyens financiers, François Bozizé serait tombé depuis longtemps.

- Afrikarabia : Quelles seront les premières mesures que vous prendrez si vous arrivez au pouvoir ?

- Si le régime de François Bozizé tombe, je peux vous annoncer que allons organiser une période de transition de 2 ans. Et ce délai ne sera pas dépassé. A la suite de cette transition, les responsables de la rébellion devront signer un amendement et s'engager à ne pas se représenter. Avant d'organiser les élections présidentielles, les élections municipales devront être organisées. Sur le plan politique, nous allons suspendre l'actuelle constitution, mais aussi le parlement, dans lequel règne en maître le clan Bozizé. Une Assemblée constituante sera nommée. Elle devra être représentative de toutes les forces vives de la RCA. Puis, nous allons mettre en place une commission des droits de l'homme, une commission de lutte contre la corruption, une commission des biens mal acquis et une commission vérité et réconciliation. François Bozizé a déchiré ce pays. Il est actuellement en train de monter des Centrafricains contre d'autres Centrafricains. Pour terminer, nous souhaitons également garantir la sécurité de tous nos voisins.

Propos recueillis par Christophe RIGAUD - Afrikarabia

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 18:13

Chers compatriotes et lecteurs du nouvelessor.

Au seuil de cette nouvelle année, nos pensées vont à tous ceux qui ont traversé des moments difficiles au cours de l'année 2012.

Nous pensons aussi à tous ceux-là qui ont été victimes du dictateur Idriss Deby.

L'espoir de tous les tchadiens est que le régime autocratique et antinational puisse s'écrouler au cours de cette année 2013 et que les tchadiens recouvrent leurs libertés, afin qu'ensemble sans discrimination , nous puissions édifier un état de droit et de progrès.

Vive le Tchad, pour que vive le peuple tchadien.

 

La Direction du blog nouvelessor.

 

 

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 09:20
 

Coiffée par une structure composite dans laquelle siègent des mouvements rebelles venus d’horizons différents, la coalition anti-Bozizé pourrait, en cas de victoire, bien vite se retrouver face à ses propres divisions et les ambitions personnelles de ses propres leaders.
Par Francis Kpatinde,
Qui, donc, se cache derrière l’appellation générique Seleka (coalition, en sango, la langue usuelle en République centrafricaine) ? Il s’agit d’une coalition de factions rebelles dissidentes issues de plusieurs mouvements politico-militaires connus et de groupes de création plus récente. Ils ont désormais pour objectif commun la chute du président centrafricain, François Bozizé, à qui ils reprochent de n’avoir pas tenu les engagements découlant des accords de paix signés en 2007.
Au registre des mouvements coutumiers de la lutte armée, on peut mentionner la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC). A ces trois-là sont venues s’ajouter, au sein de la Seleka (créée de fraîche date), deux organisations jusque-là inconnues du grand public : la Convention patriotique du salut du kodro (CPSK, kodro signifiant pays, en sango), et l’Alliance pour la renaissance et la refondation (A2R), une structure jusque-là discrète, pour ne pas dire clandestine, regroupant des officiers hostiles au régime et qui ont, semble-t-il, attendu « le bon moment » pour apparaître au grand jour. « Il y a encore quelques semaines, on ignorait tout de la Seleka, voire de certains mouvements qui la composent », confirme un ancien Premier ministre joint au téléphone à Bangui.
L'héritage de Charles Massi
Créée à la fin de l’année 2008, la CPJP est présidée, dans sa déclinaison Seleka, par le général Noureddine Adam. Le mouvement opérait pour l’essentiel dans le Nord-Est. Son aile politique était dirigée par le médecin militaire Charles Massi, plusieurs fois ministre, mort probablement sous la torture en janvier 2010, quelques semaines après avoir été arrêté à la frontière avec le Tchad et livré aux autorités centrafricaines. Son fils Eric Neris Massi fait office, depuis Paris où vit ce féru d’informatique et de réseaux sociaux, de porte-parole et coordonnateur international de la Seleka.
Aux côtés de la CPJP, on retrouve, toujours au sein de la Seleka, le FDPC, du très controversé chef de guerre Martin Koumtamadji, plus connu sous son nom d’emprunt, Abdoulaye Miskine. Ce proche de l’ancien président Ange-Félix Patassé qui s’était rapproché ces dernières années de Bozizé a, semble-t-il, hésité avant de rallier la Seleka, le 21 décembre dernier, à en croire Eric Neris Massi, et de jeter ses hommes dans la bataille en direction de la capitale, Bangui. Le FDPC s’est fait connaître à la fin de l’année 2008 et début 2009 en lançant des attaques meurtrières contre les Forces armées centrafricaines (FACA), de concert avec un autre mouvement armé.
Autre vétéran figurant en bonne place au sein de la Seleka : Michel Am Nondroko Djotodia, le leader de l’UFDR, ancien fonctionnaire du ministère du Plan, puis des Affaires étrangères, et ex-consul à Nyala, capitale du Sud-Darfour au Soudan. Créée en septembre 2006, l’UFDR opérait essentiellement, avant la dernière offensive vers Bangui, dans les préfectures arabophones de Vagata et Haute Kotto, dans le Nord-Est. Son commandement opérationnel était assuré par le capitaine Yao, de son vrai nom Dramane Zacharia, aujourd’hui brouillé avec son patron.
On retrouve dans l’UFDR certains des hommes qui ont aidé François Bozizé à renverser Ange-Félix Patassé en 2003, mais que les promesses non tenues du pouvoir et le non-respect des accords de paix de 2007 ont mécontentés.
Général en un jour
A l’intérieur de la Seleka, deux mouvements de création récente viennent compléter le tableau. Le premier, dénommé la Convention patriotique du salut du kodro (CPSK), a été officiellement lancé au terme d’une « Assemblée constituante » qui s’est tenue les 20 et 21 juin 2012 dans un lieu non précisé. Son fondateur, Mohamed-Moussa Dhaffane, en est devenu le président, avant d’être aussitôt bombardé, peut-on lire dans le communiqué final, « à titre exceptionnel et honorifique au grade hors hiérarchie de général major assimilé des Forces armées ». Dhaffane assura, en d’autres temps, les fonctions de président ad hoc de la Croix-Rouge centrafricaine, tout en étant membre de la CPJP, qu’il quitta pour créer son propre mouvement. Pour le coup, ce général autoproclamé se retrouve au sein de la Seleka avec de vrais officiers de la FACA regroupés, eux, dans l’A2R, une structure clandestine dont l’adhésion à la coalition date seulement de la fin décembre 2012.
Voilà pour le tableau de bord. Reste à piloter l’ensemble en ménageant la susceptibilité et la spécificité des uns et des autres. Comment instaurer un minimum d’harmonie dans une structure dont les composantes viennent d’horizons aussi différents ? Comment contenir les ambitions de leaders nourrissant de longue date, pour certains, l’ambition de devenir calife à la place du calife ? Et comment éviter que, demain, la victoire contre l’ennemi commun ne tourne au règlement de comptes ? La « Seleka est une coalition hétéroclite de factions rebelles dissidentes qui écument l’arrière-pays depuis quelques années déjà, souligne un membre de la diaspora centrafricaine en France, Alain Lamessi, dans une tribune libre publiée sur Centrafrique-Presse. Il faut avoir lu la déclaration de sortie de crise […] pour se rendre compte à quel point leur plateforme revendicative reste pour le moins catégorielle. Pas de ligne politique conceptualisée, ni structurée, pas d’idéologie claire et cohérente, pas de revendications précises. Tout cela finit par convaincre que la Seleka, dans sa forme actuelle, n’est pas et ne peut pas être une alternance crédible au régime de Bozizé. »
Des événements « prévisibles »
L’ancien Premier ministre cité plus haut nuance : « Il est possible que la Seleka ne soit pas à la hauteur des espoirs qu’elle suscite depuis quelques jours, mais la faute en revient à Bozizé. Ce qui arrive était prévisible. Il a fait mille promesses qu’il n’a jamais tenues. Au contraire, il s’est employé à introduire le venin de la division dans nos rangs en essayant systématiquement de débaucher les responsables et cadres de l’opposition républicaine et des groupes armés. Il s’est fait réélire dans les conditions que tout un chacun connaît, a rempli le Parlement avec ses amis et des membres de sa famille, alors même que les manifestations de l’opposition étaient interdites, sinon violemment prises à partie par des nervis du régime. Lorsqu’on interdit toute expression démocratique, on ouvre la porte à l’aventure... »

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 22:25

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Selon nos informations, Idriss Deby  a envoyé coup sur coup 100 et 150 Toyotas lourdement armées en direction de la RCA pour court-circuiter  la coalition Séléka qui a cru naïvement  à sa bonne foi.

En effet, on vient de l’apprendre que des véhicules tchadiens militaires tchadiens lourdement armés ont traversé le sud du pays, hier et aujourd’hui pour aller intervenir en RCA.

Selon les mêmes sources, le dirigeant tchadien a déjà préparé un remplaçant à Bozizé.

Par la même occasion, l’armée tchadienne a pour objectif d’empêcher la prise de Bangui par la rébellion centrafricaine signalée à 100 km de la capitale.

Il convient donc de signaler que des lourds soupçons pèsent sur l’attitude d’Idriss Deby dans le conflit centrafricain..

D’un côté, certaines opinions soupçonnent Idriss Deby d’être derrière les Séléka.

Et d’un autre côté, d’autres opinions pensent le contraire.

Mais au regard de ces dernières minutes, il n’est pas exclu que Deby envisage de placer son propre homme en Centrafrique pour continuer sa main mise traditionnelle sur les nouvelles autorités  de Bangui.

Jean Jacques Demafouth serait actuellement à Ndjaména.Que fait-il?

A suivre…………..

La rédaction du blog de makaila

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:59

Dans les coulisses de la Fashion Week de Dakar en juillet 2011.

FINBARR O'REILLY/REUTERS

Johannesburg Correspondant Correspondant
CROISSANCE Avec une population qui devrait doubler d'ici vingt ans, le milliard de consommateurs africains intéresse le reste du monde

 




A quelques rares exceptions près, l'Afrique est en chantier. Partout ou presque, sur le continent, des grues se hissent en même temps que le niveau de vie. Et si l'Afrique était, comme l'affirment un certain nombre d'experts depuis le début du troisième millénaire, la " dernière frontière " de l'économie-monde ?

Pour les organisations qui coéditent* le rapport Perspectives économiques en Afrique, les 54 pays du continent comptent depuis 2012 un total de 1,04 milliard d'habitants. Un chiffre qui devrait doubler d'ici vingt ans, représentant alors 20 % de la population mondiale. Cela, joint au fait que le continent enregistre des taux de croissance qui depuis une décennie avoisinent les 5 % (seulement 3,4 % en 2011 en raison des révolutions arabes), explique pourquoi le continent est à un tournant.

Dans ce tableau globalement positif, l'Afrique subsaharienne tire particulièrement bien son épingle du jeu. Les prévisionnistes du Fonds monétaire international lui prédisent une croissance pour 2013 supérieure à 5,5 %, avec quelques champions de la croissance : la Gambie, la Zambie, le Mozambique, le Ghana, qui dépassent ou avoisinent les 8 %.

Désormais, le consommateur africain intéresse le reste de la planète. Le dernier rapport du cabinet McKinsey** prédit qu'à l'échelle du continent le chiffre d'affaires du secteur de la consommation (vente en gros, au détail, banque, télécommunications et tourisme) devrait croître de 400 milliards de dollars (300 milliards d'euros) d'ici à 2020.

Selon Acha Leke, directeur chez McKinsey, où il dirige le bureau de Lagos, cette tendance devrait s'affirmer, car " les réformes aux niveaux micro et macroéconomique adoptées par les Etats les rendent à présent plus résistants aux chocs - des crises - ". Notant le fait que " l'Afrique a le second taux - au monde - de retour sur investissement ", Acha Leke, le premier à avoir théorisé, avec son équipe, l'émergence des " lions africains " (puissances économiques en devenir), constate qu'un " nombre élevé de compagnies se ruent vers l'Afrique pour avoir leur part de ces opportunités ".

Une nouvelle " ruée vers l'Afrique " est donc en cours (la première était celle des puissances colonisatrices). Des compagnies venues d'Asie (Chine en tête) ou d'Amérique du Sud rejoignent les partenaires plus traditionnels, comme les Etats-Unis. La société américaine General Electric table sur une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires sur le continent dans la décennie à venir et muscle son dispositif africain.

L'Afrique, en termes de perspectives, peut compter sur ses ressources naturelles (pétrole, gaz et minerais). Parmi les cinq zones d'exploration gaz et pétrole les plus prometteuses observées en 2012 sur la planète, d'après le site Oilprice.com, figurent deux régions d'Afrique : celle de la vallée du Rift (région du lac Turkana) et surtout celle de la façade est du continent, riche en gaz, de l'océan Indien.

Ces découvertes ont des conséquences directes sur d'autres secteurs. En décembre, lors du dernier rassemblement consacré au secteur du gaz à Maputo, au Mozambique, de très nombreuses banques étaient présentes. Dans le nord du pays, où devront être construites des infrastructures incluant une usine de liquéfaction géante, tout est à faire. Tout est à financer. Le far east mozambicain attire des immigrés européens.

Si l'Afrique est la " nouvelle frontière " des investisseurs, cela ne signifie pas que tous ses problèmes sont réglés. Même si les conflits y ont fortement diminué à l'échelle continentale, l'instabilité menace encore (Sahel, Corne, Grands Lacs). De plus, l'industrialisation stagne ou régresse, rendant la croissance trop dépendante des matières premières et de la variation de leurs cours.

Le sort d'un pays comme la Zambie, producteur de cuivre (6,9 % de croissance en 2012), est directement lié aux cours du métal rouge. Que la demande mondiale s'affaisse et l'économie zambienne s'en ressentirait immédiatement.

De plus, l'évolution démographique de l'Afrique n'en fait pas qu'un réservoir de consommateurs. Plus de la moitié de la population africaine est âgée de moins de 20 ans (contre 28 % en Chine). Bruno Losch, chercheur au Cirad, auteur d'un ouvrage sur le sujet***, a calculé que " 330 millions de jeunes Africains arriveront sur le marché du travail dans les quinze prochaines années. C'est la population actuelle des Etats-Unis ".

Potentiellement, une jeunesse au chômage menace tous les acquis de la croissance. Mais, dernier enseignement des études de McKinsey, 84 % des 11 000 personnes interrogées se disent certaines de voir leur sort s'améliorer dans l'avenir. C'est peut-être cela, aussi, le tournant.

Jean-Philippe Rémy

* Notamment la Banque africaine de développement (BAD).

** " The Rise of the African Consumer, McKinsey & Company ", 2012 (http://www.mckinsey.com/global_locations/africa/south_africa/en/rise_of_the_african_consumer).

*** " Structural Transformation and Rural change Revisited : Challenges for Late Developing Countries in a Globalizing World ", Bruno Losch, Sandrine Fréguin-Gresh, Eric White, " Africa Development Forum ", Banque mondiale-AFD, 2012.

© Le Monde
   
 
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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 20:48

Des images du mariage d’Adam Déby, fils du président du Tchad, et qui montrent une pluie de billets de banque sur les convives, pourraient créer le scandale dans un pays ravagé par le chômage et la misère.

Durant l’été 2011, une cérémonie de mariage fastueuse bat son plein dans une grande propriété de N’Djamena. Le fils de l’actuel chef d’État tchadien Idriss Déby doit s’unir à la fille de l’ancien ministre tchadien des Transports, Ahmed Lamine, décédé en 1998 dans un crash d’avion.

L’évènement, filmé par une société de production locale, montre le frère du marié, Zakaria Déby, fils et directeur de cabinet du président, jeter des liasses de billets sur le chanteur et les invités qui dansent autour de lui.

Révélées à France 24 par l’activiste tchadien Makaila Nguebla, ces images ont été portées à la connaissance du public par des proches mécontents de la famille Déby.

Dans un pays où le salaire minimum n’est encore que de 90 euros, ces démonstrations d’opulence et de pouvoir ne sont pas rares dans la haute société et ne manquent pas de choquer l’opinion.

Selon les informations de France 24, lors d’une fête organisée récemment par le beau-frère d’Idriss Déby, Ousmane Breme, des dignitaires jetaient des sommes faramineuses sur le chanteur chargé d’animer la soirée, parfois même des coupures de 200 euros. À la fin de la soirée, le chanteur avait dû emporter les billets dans un sac de farine

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 19:38
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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 21:09

Militaires-tchadiens432.jpg

Sibut, 26 décembre 2012 (RJDH) La population de la ville de Sibut vit dans la terreur après l’installation du contingent tchadien, venu appuyer l’armée centrafricaine contre les rebelles de la coalition Séléka.  D’après le témoignage de certains habitants de cette localité qui se sont déplacés vers Bangui, les éléments tchadiens se livrent à des exactions sur la population civile.


« Ces éléments prennent par la force les biens de la population. A la moindre résistance, on vous passe à tabac. En plus, ils violent les filles », a témoigné un élève de la classe de 5ème qui se trouve depuis mardi à Bangui pour échapper aux hostilités.


Selon la même source, les éléments tchadiens sont mélangés avec ceux des FACA qui  opposent de temps en temps aux dérapages des éléments tchadiens. « Mais ils n’ont pas d’influence parce que les tchadiens sont plus nombreux et mieux armés qu’eux », a-t-il ajouté.

 

Source: RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)


Par ailleurs, il a fait savoir que la population est prise de peur, une partie a déjà quitté la ville pour échapper à une éventuelle attaque des rebelles. Les autorités locales ont évacué les membres de leur famille à Bangui. « Nous avons appris que les rebelles se trouveraient actuellement à Grimari et se dirigeraient vers la ville de Sibut », a-t-il dit


Il convient de signaler que les forces tchadiennes sont basées dans les locaux du Lycée de Sibut et cela a occasionné la suspension des enseignements.

 

Source: RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

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