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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 21:00

 

Le prix de vente à la sortie usine du ciment fabriqué au Tchad, dont l'usine a été inaugurée jeudi par le président Déby Itno, est fixé à 4.200 francs le sac de 50 kg et le prix maximum de vente au détail 6.500 francs CFA, selon un arrêté du ministère du Commerce et de l'industrie rendu public vendredi.

"Toutes infractions aux dispositions seront passibles de peines prévues par les textes en vigueur", selon l'arrêté du ministre du Commerce et de l'industrie pour prévenir contre les risques d'inflation artificielle.

Avant l'entrée en vigueur de la cimenterie locale, les Tchadiens importaient du ciment du Nigeria et du Cameroun, voire de l'Egypte. Le ciment importé était vendu sur le marché national 11.000 francs CFA le sac de 50 kg.

La première cimenterie du Tchad, construite par l'entreprise chinoise CAMCE, a été inaugurée jeudi par le président Déby Itno dans la région du Mayo Kebbi ouest, frontalière avec le Cameroun. Son montage a duré trente mois et coûté 92 millions US dollars, un prêt contracté auprès d'Eximbank de Chine.

La cimenterie produira par jour 200.000 tonnes de ciment de type Portland 32,5 et 42,5 par an, alors que les besoins de consommation du Tchad sont estimés à 700.000 tonnes

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 20:55

 

Comme député européen, je me dois de vous alerter des graves décisions qui se prennent dans votre dos parce qu'elles vont avoir de dures conséquences pour votre vie quotidienne et celle de votre famille.

Le lundi 31 janvier dernier, sur proposition de Mme Merkel et de M. Sarkozy, le Conseil européen, c’est-à-dire les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne ont décidé de confirmer deux nouveaux traités européens.

L’un est baptisé  « traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire » (TSCG). Derrière ces mots barbares se met en place un pilotage  des choix budgétaires des pays, donc de la France, sans que vous, votre député, votre maire n'aient leur mot à dire. Seules les institutions européennes, élues par personne, décideraient comme elles le font aujourd'hui pour la Grèce. Or, elles ne connaissent qu'un seul remède, l'austérité qui oblige les pays à serrer la ceinture aux salariés, aux retraités, aux jeunes, à baisser les dépenses publiques utiles, le niveau de protection sociale, les crédits aux communes, départements, régions. Bref, un remède pire que le mal puisqu'il tue le malade par asphyxie en condamnant son économie à la récession. Exactement la situation qui serait la vôtre si, endetté, on vous obligeait à rembourser en réduisant votre salaire ou en vous licenciant !

Les gouvernements ne seront pas libres demain de décider de leur politique économique. C’est pire que ce prévoyait le traité de Maastricht et de Lisbonne qu’une majorité de nos concitoyens a rejeté. C’est un texte contre vos droits sociaux, votre pouvoir d’achat, les services publics qui soumet toute volonté de ré-industrialisation, de lutte contre les délocalisations, de développement d'initiatives contre le chômage, de lancement  de travaux pour des logements nouveaux moins chers et plus écologiques, d'amélioration du réseau du métro ou du train, au bon vouloir de technocrates européens plus soucieux de satisfaire les exigences de la finance que d'améliorer votre vie de tous les jours. Tout pays qui ne se soumettrait pas à leurs décisions serait traduit, comme un criminel, devant la cour de justice européenne qui lui imposerait des amendes. C'est tellement gros qu'on a du mal à le croire. Pourtant, la Grèce est là qui chaque jour nous dit que tout, malheureusement, est vrai.

L’autre traité, appelé « traité établissant un mécanisme européen de stabilité » (MES), lié au précédent, prétend rassembler des fonds pour prêter de l’argent aux pays qui en ont besoin. Bonne idée direz-vous à juste titre. Mais il ne s’agit pas d’une simple caisse d’entraide ou de secours. Deux conditions la transforment en son contraire. La première donne le pouvoir au nouvel organisme que crée le traité MES de demander de l'argent aux États de manière illimitée. A ce titre la France doit déjà verser 142 milliards d’euros. La seconde conditionne le prêt à un pays en difficulté à son acceptation et à l'application de toutes les dispositions prévues dans le premier traité c'est à dire à la condition  qu'il pressure les citoyens, recule l'âge de la retraite, réduise les budgets sociaux, diminue vos salaires, retraites et minima sociaux. Tout cela sans que les parlements nationaux n'aient leur mot à dire, la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et le… Fonds monétaire international disposant, eux, des pleins pouvoirs qu'ils ne détiennent pas du suffrage universel. C'est précisément ce qui est imposé à la Grèce.

Comme vous le voyez, je n'ai pas exagéré la gravité de ce qui se prépare que le gouvernement et beaucoup de dirigeants politiques vous cachent. Je me fais un devoir de  vous le révéler.

Au Parlement européen, j'ai, avec mes amis du Front de Gauche, voté contre toutes ces dispositions. Dans quelques jours, le Parlement français est appelé à se prononcer sur le deuxième traité. J'invite tous les députés de gauche et de l'écologie politique à se rendre au Parlement pour, ensemble, dans l'unité s'opposer à ce traité qui porte la signature de Nicolas Sarkozy. Oui, pour une politique de gauche demain, il faut voter contre le traité Sarkozy dès mardi prochain. Il en va de la possibilité pour notre pays, demain quand il aura chassé le locataire actuel de l’Élysée, de mettre en œuvre une politique de changement qui réponde à vos attentes et à vos espoirs.

Nouveaux traités européens : je veux vous alerter !

by Patrick Le Hyaric

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 20:52

 
Ferñent / Mouvement des Travailleurs Panafricains-Sénégal
« Union libre des peuples libres d’Afrique. Solidarité internationaliste des travailleurs »
fernentmtps@yahoo.fr

LE COORDINATEUR DU M23 DE TAMBACOUNDA AGRESSE
PAR DES BANDITS QUI SE RECLAMENT DU POUVOIR DE WADE !

Dans la nuit de ce vendredi 17 février vers 21h devant le siège de Bennoo Siggil sénégal Guy Marius Sagna, coordinateur du M23 de Tambacounda, a été agressé par une dizaine de sbires armés de coupe-coupe et de pistolets. Ayant subi une bastonnade en règle avec le plat des coupe – coupe qui lui ont causé des hématomes et autres blessures, Guy Marius Sagna a été à nouveau harcelé vers le garage Mourides avant d’être sauvé par un policier armé qui est arrivé sur place après avoir été informé par un militant de Bennoo Siggil. Ces gangsters terroristes sont aussi de vulgaires voleurs qui ont subtilisé dans la sacoche de Guy Marius Sagna son ordinateur portable professionnel et la somme de 225.000 francs cfa avant de placer sa moto endommagée devant le commissariat de police et de balancer la sacoche à l’intérieur.
Ont été reconnu formellement par l’agressé parmi les agresseurs le nommé Mamadou Ba, lequel avait déjà cherché des informations sur le lieu d’habitation de Guy Marius Sagna et le nommé Bobo Diallo qui armé d’un coupe-coupe avait tenté de stopper la manifestation de mercredi 15 février avant de fuir lâchement devant la foule et d’être arrêté par celle-ci qui l’a remis à la police.
Guy Marius Sagna a été soigné à l’hôpital où les médecins lui ont établi un certificat d’incapacité de travail de 15 jours. Guy Marius Sagna porte plainte contre ces nervis assassins qui lui ont tenu les propos scandaleux suivants : « qu’est ce tu as contre Khoureichi Thiam ?»; «  c’est toi qui nous empêche de tourner en rond »; « il faut le tuer ».
Parallèlement la répression de la dictature Wadiste s’est abattue à la place de l’indépendance de Dakar sur les manifestants causant plusieurs blessés dont un candidat à la présidentielle et plusieurs arrestations dont des leaders de partis politiques.
Il est clair que le coup d’état anticonstitutionnel de la troisième candidature est prolongé par la répression doublée des sévices de nervis armés pour juguler par la terreur la contestation du peuple mobilisé pour le respect de la souveraineté populaire et des lois du pays, notamment la loi fondamentale.
Il est important que dans la période actuelle tout en poursuivant les actions de masse que soient prises des mesures alliant à la fois les plaintes contre la voyoucratie criminelle qui exerce la terreur et l’organisation de la sécurisation des manifestations et des responsables du M23, des partis politiques, des associations de la société civile, des syndicats, etc. Exigeons aux tribunaux que les agresseurs soient mis hors d’état de nuire.
La terreur est le signe que le régime libéral monarchisant, brutal et violent est aux abois, il va tomber parce qu’illégitime et illégal.
Halte au terrorisme d’état, le peuple vaincra.
Fait le 18/02/12   
    

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 22:46

Dans leur manuel d’économie Modern Principles : Macroeconomics, Tyler Cowen et Alex Tabarrok illustrent l'importance des droits de propriété en utilisant l’exemple des effets qu’ont eu sur les incitations alternativement l'agriculture collectiviste et l'accord secret du village de Xiaogang :

« Le Grand Bond en avant a été en réalité un grand bond en arrière - les terres agricoles étaient moins productives en 1978 qu'elle ne l'avait été en 1949 quand les communistes prenaient le pouvoir. En 1978, cependant, les paysans dans le village de Xiaogang tinrent une réunion secrète. Ils acceptèrent de diviser le territoire communal et de l'affecter à des individus – chaque paysan devait produire un quota pour l’État, mais conserverait personnellement tout ce qu'il ou elle produirait en deçà du quota. L'accord violait la politique de l’État et, par conséquent, les paysans se promirent que si l’un d'entre eux devait être tué ou emprisonné, les autres élèveraient ses enfants jusqu'à l'âge de 18 ans.

 

 

L'accord secret signé des empreintes digitales (Source : Ouvrage de Cowen et Tabarrok).

Le fait de passer de droits de propriété collectifs à quelque chose de plus proche des droits de propriété privée eut un effet immédiat : l'investissement, l’effort de travail, et la productivité augmentèrent. « Vous ne pouvez pas être paresseux lorsque vous travaillez pour votre famille et vous-même », expliquait l'un des paysans.

L'accord secret s’ébruita et les bureaucrates locaux coupèrent les approvisionnements du village de Xiaogang en engrais, semences et pesticides. Mais étonnamment, avant que Xiaogang ne pût être arrêté, les paysans dans d'autres villages commencèrent également à abandonner la propriété collective. A Pékin, Mao Zedong était mort, et une nouvelle équipe au pouvoir, voyant les améliorations en termes de productivité, décida de laisser l'expérience se poursuivre. »

Pour mieux comprendre le contexte, le site Planet Money de NPR narre une belle histoire sur cet accord secret :

« À l'époque, même un brin de paille appartenaient au groupe », explique Yen Jingchang, qui était un paysan de Xiaogang en 1978. « Personne ne détenait quoi que ce soit ».

Lors d'une réunion avec des fonctionnaires du parti communiste, un paysan demanda : « Qu'en est-il de mes dents? Sont-elles à moi ? » Réponse : « Non, vos dents appartiennent à la collectivité ».

En théorie, l’État prenait ce que le collectivité avait fait pousser, et distribuait aussi de la nourriture à chaque famille. Il n'y avait pas d'incitation à travailler dur - d'aller dans les champs très tôt, et à fournir un effort supplémentaire, nous dit Yen Jingchang.

« Que l’on travaille dur ou pas, tout le monde reçoit la même rétribution » dit-il. « Alors, les gens ne veulent pas travailler. »

Avant l’accord secret, les paysans se traînaient vers les champs lorsque le coup de sifflet du village les avertissait, marquant le début de la journée de travail. Après l’accord, les familles partaient avant l'aube.
« Nous avons tous secrètement participé », explique Yen Jingchang. « Tout le monde voulait produire plus que l’autre. »

C'était la même terre, les mêmes outils et les mêmes personnes. Pourtant, en changeant simplement les règles économiques, en disant, vous pouvez garder une partie de ce que vous cultivez - tout a changé. »

Cet article est une traduction de The Secret Agreement that Revolutionized China 

Par Alex Tabarrok.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 22:23

LA PLATEFORME PANAFRICAINE
EN PARTENARIAT AVEC LE CADTM
(COMITE POUR L’ANNULATION DE LA DETTE DU TIERS MONDE)
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Organise
 Le Vendredi 24  Février 2012
De 18h30 à 21h30
Mairie du 2ème Arrondissement
8, rue de la Banque, 75002 Paris
Salle des expositions, 1er étage
Métro Bourse

Une Conférence – débat sur
DETTES AFRICAINES ET DEMOCRATIE
La Plateforme Panafricaine se prépare à intervenir dans le débat des élections présidentielles en France à la fois par un questionnaire adressé aux candidats sur les relations franco africaines et une tournée de mobilisation dans les régions.
Cette conférence-débat est le lancement de cette campagne. Elle se situe également dans le  cadre des réflexions sur les dettes ailleurs prévues par le collectif pour un audit citoyen de la dette publique en France qui milite pour un audit citoyen de la dette publique en France – http://www.audit-citoyen.org/ et la septième édition de la Semaine Anticoloniale http://anticolonial.net/spip.php?article2433.
Deux invités présenteront leur vision du sujet pour nourrir le débat :
Damien Millet du CADTM auteur d’un livre L'Afrique sans dette, CADTM/Syllepse (2005)
Yves Ekoué Amaïzo,  Consultant International, Directeur Afrology Think Tank, auteur du livre  Crise financière mondiale. Des réponses alternatives de l’Afrique, éditions Menaibuc, Paris (2010).
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Les deux présentations seront précédées par un documentaire Le salaire de la dette 52’, réalisé par Jean-Pierre Carlon.
Cette soirée sera co-animée par :
 Raymond Ayivi , Référent de la Plateforme Panafricaine et Abdessalam Kleiche, membre d’ATTAC.
Contacts : ppanafricaine@gmail.com - 06 24 26 26 72.- forum.citoyennete.monde.arabe@gmail.com
Vous pouvez aussi consulter : http://www.cadtm.org/ - http://www.france.attac.org/
Prière nous confirmer votre présence.  Libre participation aux frais. Merci.
    
En 1944, les accords de Bretton Woods débouchent sur la mise en place de la Banque mondiale et du Fonds monétaire International.
Depuis un demi-siècle, plus de deux mille milliards de dollars pour l’aide au développement ont été ainsi versés.
Pourtant, force est de constater qu’aujourd’hui, tous ces efforts n’ont pas permis aux nations alliées de tenir leurs promesses.
Dans les années 80, pris au piège de la dette, les gouvernements du tiers-monde se sont vus obligés de rembourser leurs emprunts avec des taux d’intérêt cinq à six fois supérieurs à ceux pratiqués sur les marchés financiers. Ces Etats ont alors dû se plier aux plans d’ajustement structurels imposés par le FMI, qui entraînèrent la privatisation des services publics et l’exportation massive des ressources, avec des conséquences désastreuses pour leur développement… Et, dans leur sillage, l’installation durable de la corruption et le jeu subtil des réseaux.
Pourquoi aujourd’hui des pays qui ont des ressources naturelles aussi importantes que la République démocratique du Congo, la République du Congo et le Mali demeurent-ils les plus pauvres de la planète ? Pourquoi une part importante de leur budget reste-elle consacrée au service de la dette?
A partir d’un état des lieux lucide, et grâce à l’analyse d’experts renommés, d’hommes politiques, de responsables des grandes institutions internationales, mais aussi de militants, d’hommes et de femmes sur le terrain, « Le salaire de la dette » explore les raisons de ces échecs et décrypte les mécanismes en jeu.

 Le salaire de la dette

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 22:19

 

Le Président tchadien Idriss Déby Itno a inauguré jeudi une cimenterie à Baoré (à 400 km au sud-ouest de N'djaména) financée par la Chine pour un montant de 70 millions d'euros (46 milliards de francs CFA) et destinée au marché intérieur.
Cette cimenterie qui "produira 200.000 tonnes de ciment par an, soit 750 tonnes par jour (...) a été construite dans un but social et non commercial. Nous l'avons construite pour résoudre les problèmes de l'habitat social", a annoncé le chef de l'Etat.
"Le ciment de Baoré n'est pas destiné à l'exportation car c'est une production qui suffit à peine à nos besoins" a ajouté le président, précisant que "toutes taxes et autres charges comprises, le prix de ce ciment, sur l'ensemble du territoire national, doit être situé entre 6.000 et 6.500 F CFA (entre 9 et 10 euros)" le kilo.
La construction de la cimenterie de Baoré a été réalisée grâce à un prêt de la banque chinoise Exxim Bank à l'Etat Tchadien.
Le Président Idriss Déby Itno a annoncé à cette occasion que "dans deux ans, une autre usine de fabrication de ciment sera construite dans le pays" sans donner plus de détails.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 23:19
Gibril et Khalil Ibrahim (de g. à dr), à Doha, en février 2009. Gibril et Khalil Ibrahim (de g. à dr), à Doha, en février 2009. © Maneesh Bakshi/Sipa

À la tête du principal mouvement rebelle du Darfour, l'universitaire Gibril Ibrahim a succèdé à son frère Khalil, tué en décembre 2011 par l'armée soudanaise. Un changement de profil, mais pas de stratégie.

Ai-je l'étoffe d'un chef de guerre ? Depuis son arrivée, le 26 janvier, à la tête du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), la rébellion du Darfour, Gibril Ibrahim doit se poser cette question. Son prédécesseur de frère, Khalil, tué par l'armée soudanaise fin décembre, était très respecté de ses combattants, qu'il avait menés jusqu'aux portes de Khartoum en 2008.

Économiste de formation, ancien professeur à Karthoum et en Arabie saoudite, Gibril, qui a récemment vécu à Londres, est différent. « On n'a pas besoin de faire la guerre pour vivre », a-t-il expliqué. Pour autant, rien ne laisse penser que son élection aboutira à un changement de stratégie. Le JEM a formé en novembre une nouvelle alliance de rebelles contre Khartoum, affaibli par l'indépendance du Soudan du Sud. « Le JEM s'attend à une inflexion du régime, analyse Roland Marchal, chercheur au CNRS et spécialiste de la région. Il ne risque donc pas de baisser les armes à court terme. »

Il n'empêche, le mouvement rebelle est cerné. Après la réconciliation entre le Soudan et le Tchad en 2009, la chute de Kaddafi (un de ses principaux fournisseurs d'armes) a été un coup dur. Gibril Ibrahim pourra difficilement se passer de nouveaux alliés. Dans ce domaine, il a un avantage sur son frère, dont le passé rendait les relations avec le Soudan du Sud délicates. En effet, lorsqu'il était un cadre du régime de Khartoum, Khalil Ibrahim avait participé à la répression contre les Sudistes.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 23:10
 

 

Kilifeu (au centre), un des leaders du collectif sénégalais Y'en a marre arrêtés jeudi 16 février.

Kilifeu (au centre), un des leaders du collectif sénégalais Y'en a marre arrêtés jeudi 16 février.AFP/Toure BEHAN

Trois leaders du collectif de jeunes artistes Y'en a marre, parmi lesquels Sinan et Kilifeu, ont été arrêtés, jeudi 16 février, à Dakar alors qu'ils tentaient de participer à un rassemblement interdit par le gouvernement sur la place de l'Obélisque.

De nombreux policiers étaient présents sur cette place pour y empêcher un sit-in permanent contre la candidature du président Abdoulaye Wade au scrutin présidentiel du 26 février. La police, après avoir signifié l'interdiction du rassemblement aux leaders du collectif, a dispersé les jeunes avec des gaz lacrymogènes et les arrestations ont été menées lorsqu'ils ont tenté de revenir. Jeudi matin, les responsables du collectif – né à la suite d'une coupure d'électricité dans la capitale – avaient vainement tenté de rencontrer le préfet de Dakar et annoncé le maintien de leur manifestation, affirmant que toutes les déclarations nécessaires à la tenue de leur rassemblement avaient été déposées auprès des autorités compétentes.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 20:19
La société nationale de pétrole chinoise (CNPC) et le gouvernement camerounais ont signé un accord permettant le transport du brut du Tchad vers la Chine à partir du Cameroun d’ici la fin de 2012, d’après Dow Jones qui cite un officiel camerounais.

« Les autorités tchadiennes ont signé un accord qui permet à la société chinoise de transporter son pétrole brut produit au Tchad à travers l’oléoduc Tchad-Cameroun », a ajouté la source qui est membre du comité de pilotage et de surveillance de l’oléoduc Thcad-Cameroun.

« CNPC va commencer sa production d’ici la fin de l’année et veut profiter de l’oléoduc existant », a par ailleurs déclaré la source. Les dernières négociations entre CNPC et la Cameroon Oil Transport, la Tchad Oil Transportation Company (TOTCO) et Exxon Tchad ont eu lieu en Vovembre.

La TOTCO gère l’oléoduc pétrolier de plus de 1000 kilomètres qui va du sud du Tchad jusqu’à Kribi, ville côtière du Cameroun. Depuis le début des opérations en 2003, l’oléoduc Tchad Cameroun a permis le transport du brut produit par le géant américain Exxon Mobil, Chevron et Petroliam Nasional, une société malaysienne.


CNPC a commencé des activités d’exploration de gaz naturel et de pétrole en 2003 autour de 7 sites. Griffiths Energy International, une société canadienne, est aussi en négociations avec les autorités camerounaises pour transporter son brut à travers l’oléoduc. Cette dernière a obtenu en 2011 trois visas d’exploitation pour explorer et produire dans le Sud du Tchad, d’après Dow Jones Newswires.

Encore au stade de l’exploration, elle cherche des solutions dans le cas d’une découverte de gisements.

Près de 37 millions de barils de brut tchadien ont été transportés à travers l’oléoduc en 2011, et à peu près le même montant en 2010. Parmi les autres routes potentielles, il y a la direction du Nord vers la Libye ou alors le Sud à travers la RDC ou la RCA, mais aucune infrastructure n’existe pour l’instant.
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 20:15
Les décrets 1516 et 1517 ont créé une situation de malaise sans précédent au sein de l'Université de N'Djaména. C'est une crise qui provoque un certain laxisme et, à la limite, une démoralisation et une démobilisation du corps professoral, a confié Vincent de Paul Allambademal, enseignant à l'université de la capitale tchadienne. L'Université de N'Djaména est la plus ancien et grand des cinq universités et sept instituts techniques universitaires que compte le pays. Elle englobe quatre facultés éclatées à travers la capitale: Droit et sciences économiques, Lettres et sciences humaines, Sciences de la santé, Sciences exactes et appliquées. Par les décrets 1516 et 1517 précités, promulgués en décembre 2011, le président Idriss Déby Itno a décidé de transférer trois facultés (Sciences juridiques et politiques, Sciences humaines et sociales, et Arts et communication) dans trois villes de provinces: Abéché à l'est, Ati au centre, et Sarh au sud. Or, ces trois facultés n'existent pas encore en réalité, font remarquer enseignants et étudiants. Le conseil rectoral de l'Université de N'Djaména a été le premier à réagir à la décision présidentielle «prise sans concerter les syndicats des enseignants». Il est pratiquement improbable qu'il y ait à Sarh, Abéché ou Ati, des structures académiques et sociales suffisantes pour accueillir au même moment tous ces effectifs, note-t-il dans une fiche détaillée adressée au ministre de l'Enseignement supérieur, fin décembre 2011.
 

La décision de transfert est prise de façon hâtive et sans concertation. Et les dispositions n'étant pas prises pour un transfert convenable, le redéploiement ne pourrait qu'occasionner des conséquences plus négatives que positives, ajoute la fiche. Il n'y a ni nécessité, ni urgence, ni péril en la demeure justifiant ce transfert, soutient Vincent de Paul Allambademal. Pour contester la délocalisation des trois facultés, les enseignants évoquent plusieurs raisons. Les trois villes provinciales Abéché, Ati et Sarh ne renferment pas de structures d'enseignement et de recherche (laboratoires, bibliothèques, salles de classe, etc.). Ils estiment qu'ils ne peuvent pas se déplacer avec leurs familles, notamment avec leurs enfants qui sont inscrits dans des écoles de la capitale. Ensuite, le déplacement massif des étudiants ne serait guère facile. Enfin, les conditions de vie et d'hébergement dans les trois villes provinciales ne sont pas encore réunies.

D'après les enquêtes que nous avons menées, il n'y a pas de maison en location à Ati et l'eau y est également rare. A Abéché, une seule chambre coûte déjà entre 30.000 et 60.000 francs CFA. Et un déplacement massif des étudiants devrait y augmenter les loyers, déclare Khamis Taroum, porte-parole de l'Union nationale des étudiants tchadiens (UNET). La bourse d'études au Tchad, qui s'élève à 25.000 francs CFA par mois, devrait être revalorisée cette année, avait promis le chef de l'Etat début décembre 2011. Le transfert devrait toucher 185 enseignants. Beaucoup d'entre eux ayant signé des contrats avec l'Université de N'Djaména, leur transfert en province entraînerait de facto la rupture de ces contrats. Le transfert concerne également 4.261 étudiants dont certains, travaillant dans la fonction publique ou dans le secteur privé, se sont inscrits en régime spécial. Il serait très difficile pour cette catégorie d'étudiants d'aller continuer leurs études en provinces et de de travailler dans la capitale. Au cours d'une énième assemblée générale, les étudiants ont réaffirmé leur refus d'être «déportés en provinces».
Depuis une décennie, les années académiques se ressemblent à l'Université de N'Djaména: très longues et ponctuées de grèves à répétition. L'année 2010-2011 n'y est donc pas encore achevée, ayant été récemment interrompue par une grève de plus de trois mois. Le président Déby Itno a inauguré, il y a deux mois, un complexe universitaire ultramoderne, à Toukra, à une dizaine de kilomètres de la capitale. Le complexe de Toukra, qui devrait abriter l'Université de N'Djaména, comprend huit facultés, un rectorat, une bibliothèque multimédia, des logements pour étudiants et enseignants, etc. Il est capable d'accueillir entre 15.000 et 20.000 étudiants. Pour qui l'Université de Toukra a-t-elle été construite?, s'interroge le porte-parole des étudiants, Khamis Taroum. Si besoin il y a, le gouvernement devrait maintenir les facultés de l'Université de N'Djaména, les transférer à Toukra et construire d'autres similaires dans les provinces, dit-il.

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