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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 15:36

En pleine guerre au Nigéria, les mensonges (par omission) pro-Déby continuent d'effacer la vraie histoire du Tchad.

Human Right Watch signe un communiqué oubliant la participation de Déby qui est pourtant la preuve de l'ambiguïté de ce procès théâtral.
Les 125 millions de dollar / 114 millions d’euros qui iront aux victimes déclarées feront aussi oublier Déby entre 1980 et 1990 et les victimes après 1990.

Reed Brody à HRW confirme une fois de plus son rôle à tendance pro-Déby, il avait bluffé à l'ouverture du procès en disant "un procès vicié serait une insulte aux victimes".
Il voulait évidemment parler de toutes les victimes sauf de celles pour lesquelles Déby avait un rôle.

L'AFP suit HRW, et les media suivent l'AFP. Le tour est joué.
A priori, Déby s'est arrangé avec les associations de victimes subventionnées et, entre autres, Reed Brody.
Je suppose que les accusés ont été persuadés de ne pas trop parler de Déby au procès (?).

C'est très mauvais signe pour le procès de Dakar puisque nous savons aussi que Déby a beaucoup distribué d'argent à Dakar.
A Dakar, il y a aussi le ministre de la justice Sidiki Kaba (ex FIDH) très intéressé par cette affaire, président de l’Assemblée générale des Etats parties de la Cour pénale internationale (CPI) depuis aout 2014.
L'optimisme de la FIDH (F.Geel) en février 2015 pour le procès Habré est sans doute exagéré.

Bien que cela soit en partie mystérieux, tous les mensonges (par omission) sont basés sur l'oubli (volontaire) de la liste des crimes de Déby, cf le dossier de fin 2013

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 10:03

Tchad: un seul clan gouverne

C'est normal que le népotisme et le favoritisme priment sur toute autre valeur. et c'est aussi une occasion pour les commerçants véreux tirent profit à gogo du bien public du fait qu'un seul clan qui gouverne et décide de tout.mais ce qui est absurde et sort du cadre de la logique que le ministère de l' intérieur nous fait comprendre que le port des casques est le seul moyen pour lutter contre l'insécurité.sur cette idée que je contredit les responsables et leur faire savoir que d'autres facteurs intégrants l'insécurité. si vous avez le temps, on peut citer quelques unes.
D'abord l'état vétuste de nos rues qui nous portent préjudices des millions de cfa par an.tout dernièrement, j'ai eu l'occasion de discuter brièvement sur ce cas trop visible surtout dans le coté nord de la capitale, avec un des compatriotes qui a fait visite récemment.il m'a raconté que l'état des routes leurs coûte une somme colossale juste pour revisser leurs montures.on n'en parle pas.
Ensuite,il y en a des gens qui conduisent sans avoir le minimum de savoir sur le code de la route : des choses simples comme la priorité à droite,le dépassement,le stationnement. hélas, qui peut nous dire avec des statistiques précises les nombres de personnes qui passent leurs permis de conduire par le biais de l'auto école.
Et puis comment peut on gérer la circulation d'une capitale en xxi siècle sans feu tri couleur. est ce que c'est normal, on ne trouve qu' en tout cinq poteaux de feu de circulation dans un pays?et ce qui nous atterre le plus qu'ils sont tout le temps en panne.c'est étonnant. c'est bizarre.peut être il nous manque du carburant? pourtant que nous sommes le producteur et l'exportateur.oui riez à nos barbes.
En fin le droit de piétons dont on n'en parle que très rarement.les piétons à ndjamena sont les plus touchés par les accidents de la route.ils courent dans tous les sens pour s'échapper du danger de la mort.cela est du évidemment au rôle absent de l'état.car il n'y avait pas, sur le pavé, la peinture blanche indiquant l'endroit du passage des piétons comme les autres pays.
vous nous parlez des caques ,et rien ne fonctionne. mahamat ousman.

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 16:52

Tchad: Mercredi 18 Mars 2015 journée de colère contre la violence policière devant l'Ambassade du Tchad à Paris (France)

Communique de presse n°013/PDTF/03/2015

Mercredi 18 Mars 2015 journée de colère contre la violence policière.

Metro Ligne 2 Porte Dauphine.

" Si tu est neutre en situations d'injustices , tu as choisi la partie de l'oppresseur "

Le mot manque pour décrire cette barbarie policière pratiquée sur des jeunes élèves et étudiants , qui ont seulement osé manifester . Du 8-9 mars 2015 dernier , la police de la dictature Deby a tiré a balle réelle ,tuant quatre personnes et blessant des dizaines et des centaines des arrestations . Ce qui a plus choqué c'est cette vidéo de séance de torture sur des jeunes étudiants par la police de Deby qui est entrain de faire le tour de la toile .

Nous patriotes de la diaspora tchadienne appelons à un rassemblement citoyen le mercredi 18 mars 2015 à 14h30 devant l'ambassade du Tchad et invitons également les patriotes tchadiens des Usa ,Canada , Afrique et en Europe de sortir massivement en cette journée de colère nous protestons contre la violence policière, l'humiliation, le mépris et contre l'indifférence et le silence complice de la classe politique à l'intérieur du pays .

Constants et fidèles à nos engagements,la lutte continue .

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 09:10

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

le 6 mars : Fête nationale du Ghana

le 7 mars 1956, signature de l'indépendance du Maroc

le 8 mars : Journée internationale de la femme

le 12 mars : Fête Nationale de l'Ile Maurice

du 15 mars au 21 mars : semaine nationale d'éducation contre le racisme

le 20 mars : Proclamation de l'indépendance de la Tunisie (1956)

le 21 mars : Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

le 29 mars 1947 éclate une insurrection dans la colonie française de Madagascar. La répression va provoquer des dizaines de milliers de victimes. Conférences « crimes et massacres coloniaux » : Madagascar : 1947 le massacre occulté. En 1947, Madagascar est une colonie française dotée d’une assemblée élue, aux pouvoirs limités. Le refus obstiné des autorités françaises de modifier le joug pesant sur les populations provoqua une révolte nationaliste le 29 mars 1947. La répression est impitoyable. Les autorités envoient à Madagascar un corps expéditionnaire de 18 000 hommes, qui sera porté à 30 000 hommes. L’armée française opère une répression aveugle : exécutions sommaires, torture, regroupements forcés, incendies de villages. Elle expérimente une nouvelle technique de guerre "psychologique" : des suspects sont jetés vivants d’un avion afin de terroriser les villageois de leur région.

jusqu'au 2 mars 2015 : 10e édition de la Semaine Anticololoniale et Antiraciste organisé par "Sortir du Colonialisme" - Rens. Sortir du colonialisme, 21 ter, rue Voltaire, Paris 11è, reseauanticolonial@gmail.com jzl2805@gmail.com www.anticolonial.net Programme complet de la 10ème édition ici : http://anticolonial.net/spip.php?article2977

du samedi 14 au 22 mars : 12e Printemps des Poètes des Afriques et d'Ailleurs sur le thème cette année : "Poètes insurgés des Afriques et d'Ailleurs" Nous offrons une tribune aux poètes insurgés de la négritude, de la néo-négritude et de tous autres horizons esthétiques. Le festival s' inscrit dans des lieux très divers entre Belfort et Paris. Il est placé sous le haut patronage de Martial Sinda, premier poète de L' AEF(Afrique Equatoriale Française). Il rendra hommage à la fois aux dix ans de la disparition du poète de renom Jacques Rabémananjara et aux soixante ans de la publication du "Premier chant du départ" (éditions Seghers) de Martial Sinda. Le festival est présidé par le poète Thierry Sinda auteur de l' "Anthologie des poèmes d' amour des Afriques et d' Ailleurs" (Orphie, 2013) et animé par le metteur en scène Moa Abaïd. - avec Denise Chevalier, Houria, Romuald Chery, Amadou Elimane Kane, Jean-Marie Blanche, Nadia Guerbas, Habib Osmani, Evelyne Pèlerin Ngo Maa, Sophie Cerceau, Evelyne Tran, Jean-Baptiste Tiémélé, Raoul-Philippe Danaho, Victor M. Hountondji, Marie-France Danaho, Ferdy Jaofera, Francine Ranaivo, Laurent Fonlladosa, Jaime Galdos ,Antsiva, Hanitr'Ony, Alain-Alfred Moutapam, Nana Youla Yansane, Deva Koumarane, Ferdy Ajax, Danial Illemay, Ines Ouelasti, Iverlene Worrell-Diallo, Enide Darius Gordien, Solal Valentin, et Thierry Sinda. Rens. Thierry Sinda , Président du Printemps des Poètes des Afriques et d' Ailleurs 06 10 01 95 25 poetesdesafriques@voila.fr http://neonegritude33.afrikblog.com/

Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 12 juillet 2015, tous les jours, sauf le mardi et le jeudi, de 11h à 19h15 : L'Art de manger, Rites et traditions : exposition consacrée aux rites et aux traditions présidant à la préparation et à la consommation de nourritures en Afrique, en Insulinde et en Océanie. Des installations de l'artiste franco-béninois Julien Vignikin, qui s'interroge dans ses oeuvres sur les questions liées à la «malbouffe » et à l'accès à l'alimentation dans le monde, donnent à l'exposition une dimension contemporaine en abordant l'une des préoccupations majeures de nos sociétés. - Lieu : musée Dapper - 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 31 mai du mardi au vendredi de 10h à 17h30, samedi et dimanche de 10h à 19h : Exposition temporaire Fashion Mix : Entre parcours personnels et histoire de la mode, Fashion Mix raconte une autre histoire de l'immigration, celles d'hommes et de femmes, artisans, créateurs, contribuant à faire la renommée de Paris, capitale internationale de la mode.- Tarif : 6€ - Lieu : Musée de l’histoire de l’immigration, 293, avenue Daumesnil, Paris 12è, M° Porte Dorée - Rens. 01 53 59 64 30 reservation@histoire-immigration.fr http://www.histoire-immigration.fr/

jusqu'au 26 avril, du mardi au dimanche de 13h à 18h30, le samedi de 11h à 18h45, nocturne gratuite le mercredi jusqu'à 20h30 : Exposition des photographies de Pieter Hugo : Après les portraits spectaculaires pris au Nigeria ou au Rwanda, il se concentre aujourd’hui sur l’Afrique du Sud et se focalise sur l’intime dans «Kin» (les proches). Ce projet, réalisé sur huit ans d’une quarantaine de grands formats, des natures mortes, des paysages et surtout des portraits, fruits de la réflexion du photographe sud-africain. Pieter Hugo a entamé ce travail après être devenu père. En effet, à travers ces clichés, cet Afrikaner né en 1976 au Cap, se pose des questions sur son identité, sur la représentation des hommes, sur la couleur de peau et l’humanité dans cette Afrique du Sud post-apartheid, où il va devoir élever ses deux enfants. - Tarif 7€ , 4€ - lieu : Fondation Henri CartierBresson, 2 impasse Lebouis, Paris 14è, M° Gaité ou Edgerd Quinet - Rens. 01 56 80 27 00 Ambassade d'Afrique du Sud 01 53 59 23 23 contact@henricartierbresson.org http://www.henricartierbresson.org

jusqu'au 8 mars du mardi au dimanche de 14h30 à 18h30 : Exposition : ADEN - Arthur Rimbaud… Enfer et paradis : Histoire de la cité-volcan antique d'Arabie et du lumineux poète en exil. La vie d’Arthur Rimbaud ; « poète Voyant » ayant quitté l’Europe en 1874, parcoure le monde et s’installe en 1880 sous l’implacable soleil d’Aden et en Abyssinie. 17 années de préparation pour une exposition d’exception : Documents, premières photographies albuminées des années 1850 - 1890, inédites et exclusives, ouvrages, cartes, plaques de verres peintes, photographies du XX ème siècle, gravures, étoffes, objets du café et ethnologiques et maquettes d’architectures et de paysages. Exposition complétée et enrichie de documents et objets. - Entrée 5€, 4€ - Lieu : Espace Reine de Saba, 30, rue Pradier, Paris 19è, M° Pyrénées, Buttes-Chaumont - Rens. : 01 43 57 93 92 reinedesaba2@orange.fr www.espacereinedesaba.org

dimanche 1er mars de 11h à 22h : Décolonisons ! Kanaky, Guyane, Guadeloupe, Corse, Pays Basque, Bretagne, Mayotte, Réunion, Martinique, Polynésie, … Projections, Débats, Musique, Buffet Kanak - Lieu : CICP 21 ter rue Voltaire, Paris 11è, M° Rue des Boulets - Dans le cadre de la semaine anticoloniale 2015 - Rens. : reseauanticolonial@gmail.com jzl2805@gmail.com www.anticolonial.net

dimanche 1er mars à 19h : Poétique de la résistance avec : JYB, Denis Pourawa (slam Kanaky), Lord Eraze (slam), Poètes haïtiens, Apkass et Poète tibétain - Lieu : Maison de la poésie,, 157 Rue Saint-Martin, Paris3è M° Rambuteau - Dans le cadre de la semaine anticoloniale 2015 - Rens. : reseauanticolonial@gmail.com jzl2805@gmail.com www.anticolonial.net

lundi 2 mars de 14h à 16h : Conférence "des nationalités en papiers à Djibouti (1945-2004)" avec Simon Imbert-Vier, IMAF - Dans le cadre du séminaire "L’Etat documentaire et les mondes du papier en Afrique" organisé par Séverine Awenengo Dalberto (IMAF), Aïssatou Mbodj-Pouye (IMAF) et Richard Banégas (CERI) - Lieu : CERI, 56 rue Jacob, Paris 6è - Rens. sawenengo@yahoo.fr mbodj@cnrs.fr richard.banegas@sciencespo.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article432

lundis 2 et 16 mars jusqu'au 1er juin 2015 tous les 1er et 3e lundis du mois de 15h à 18h : Séminaire "Les Afriques dans la longue durée : acteurs, savoirs, pratiques (XVe-XXe siècle)". Entre l’histoire dite « précoloniale », l’installation des systèmes coloniaux formels, à la fin du XIXe siècle, et les enjeux de la « postcolonialité », se déroule un temps long dans lequel se sont produites des interactions, voire des (re)créations, aussi bien entre « l’Afrique en Afrique » et « les Afriques d’ailleurs » qu’entre les sociétés africaines et les pouvoirs coloniaux, le tout dans des relations complexes de négociation, de dialogue et de confrontation. Les acteurs, africains ou coloniaux, les savoirs et les pratiques constituent autant de « lieux » à partir desquels se déploiera notre réflexion. Ainsi seront repris et reformulés des questionnements et des propositions sur lesquels nous travaillons depuis quelque temps, à partir, entre autres, de l’histoire de l’Afrique sous colonisation portugaise et de celle des mouvements panafricanistes, à la convergence des multiples Afriques. Lieu : IMAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article378

lundi 2 mars à 19h : Hommage à René Vautier : Projections et table ronde avec Henri Pouillot, président de Sortir du Colonialisme, Alain Ruscio, historien & Michel Lethomas, réalisateur, En partenariat avec la Coopérative les Mutins de Pangée Autour d’un choix de films de René Vautier : Afrique 50, Algérie en flammes, J’ai huit ans et De sable et de sang - Lieu : Espace Jean Dame 17 rue Léopold Bellan Paris 2è, M° Sentier - Dans le cadre de la semaine anticoloniale 2015 - Rens. : reseauanticolonial@gmail.com jzl2805@gmail.com www.anticolonial.net

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 17:34

L’ADN de Boko Haram

11 février 2015

Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Politiste

Connue sous le surnom de Boko Haram (« l’éducation d’inspiration occidentale est un sacrilège »), la « Congrégation des compagnons du Prophète pour la propagation de la tradition sunnite et la guerre sainte » est une secte née au début des années 2000 dans la région nigériane du Borno, frontalière du Cameroun, du Tchad et du Niger. Sous l’égide d’un prêcheur charismatique, Mohamed Yusuf, le mouvement demande alors une application stricte de la charia et l’instauration d’une théocratie. Comme d’autres groupes salafistes, il refuse de placer la loi de Dieu sous la tutelle d’une constitution écrite par la main de l’homme – en l’occurrence, une constitution qui, dans le cadre de la République fédérale du Nigeria, proclame la liberté de religion.

Très radicaux, les fidèles de la secte s’opposent parfois aux forces de l’ordre. Mais en 2009, l’assassinat de Mohamed Yusuf par la police nigériane exacerbe les tensions. Repris en main par Aboubakar Shekau, le mouvement, qui avait pignon sur rue, entre dans la clandestinité et bascule dans la violence terroriste. C’est après la répression militaire de 2009 que Boko Haram commence à monter des attentats-suicides et à s’en prendre aux minorités chrétiennes de la région tout en continuant d’attaquer ses principales cibles : les « mauvais » musulmans, accusés de ne pas appliquer correctement la charia et d’être pervertis par les idées occidentales.

Aujourd’hui, la secte est perçue comme un groupe terroriste qui chercherait à copier Al-Qaïda ou Daech pour étendre son emprise territoriale vers les pays voisins du Nigeria. Mais les dynamiques du conflit demeurent surtout locales. Quoi qu’il en soit de ses pratiques terroristes et criminelles, Boko Haram reste en effet une secte qui compte des fidèles et dispose d’une véritable base sociale. Il ne s’agit pas seulement d’un groupe de combattants composés d’hommes et, depuis à peu près un an, de femmes chargés de commettre des attentats-suicides et de participer aux assauts contre les positions de l’armée nigériane ou les villages de miliciens.

De fait, on ne peut pas comprendre l’ancrage de la secte si on s’en tient à une lecture purement terroriste d’un mouvement qui, selon la propagande des autorités, recruterait uniquement ses troupes de force ou en payant des mercenaires avec l’argent des usual suspects saoudiens, qataris ou libyens. À cet égard, les lobbies sécuritaires qui appellent à une intervention militaire dans la région n’en sont pas à une contradiction près. Côté nigérian, on estimait ainsi qu’en 2012, le groupe disposait de 500 à 1 000 combattants permanents, sans compter sa capacité à mobiliser des auxiliaires. Après l’instauration d’un état d’urgence et le début d’une offensive militaire dans les campagnes du Borno en 2013, les mêmes sources sécuritaires ont ensuite évoqué un chiffre de 4 000 hommes en armes. Aujourd’hui, on parle de 8 000, voire 10 000 combattants aguerris.

Autrement dit, plus on a musclé la répression contre Boko Haram, plus ce groupe s’est renforcé. Un tel constat devrait amener à questionner les mérites des solutions militaires que préconisent les pays de la région. Les exactions de l’armée nigériane ont fait le jeu des djihadistes et suscité l’hostilité des populations civiles, qui ne coopèrent pas ou peu avec des gouvernements perçus comme illégitimes. À présent, il est à craindre que les insurgés parviennent à recruter de nouveaux membres parmi les déplacés internes et les réfugiés qui ont dû fuir la brutalité des forces de l’ordre, et pas simplement de la secte. Réduire Boko Haram à une bande de fous furieux manipulés par de lointains sponsors arabes, c’est méconnaître la complexité sociale de l’ancien empire du Borno, qui s’étendait bien au-delà des actuelles frontières du Nigeria.

Dans les contreforts des monts Mandara à la lisière du Cameroun, par exemple, les insurgés se sont immiscés dans les conflits des chefferies locales et ont su s’attirer la sympathie de certains musulmans en leur redistribuant les champs laissés vacants après la fuite des communautés animistes ou chrétiennes. Les terres arables sont très convoitées par les paysans du cru, car les piémonts de ces régions escarpées de l’Adamawa connaissent des densités de population pouvant dépasser la centaine d’habitants au kilomètre carré. Au nom des idéaux collectivistes de la charia, les fidèles de Boko Haram ont ainsi entrepris de mettre en œuvre une sorte de réforme agraire religieuse. Partant, ils ont réglé d’un seul coup les vieilles disputes foncières et coutumières à propos des jachères et des droits d’usage qui devaient être renégociés chaque année.

Mais évidemment, de telles histoires paraissent bien prosaïques. L’invocation d’Al-Qaïda ou de Daech se vend tellement mieux dans les médias.

Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Politiste

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 18:11

Agenda

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

le 3 février : jour des Héros mozambicains

le 4 février : Premier décret de l'abolition de l'esclavage en France (1794)

le 7 février : Fête de l'indépendance de Grenade (1974)

le 11 février 1975 : Assassinat du Colonel de Gendarmerie Richard Ratsimandrava : Ainsi disparut celui qui tenta pour la première fois à Madagascar, d'instaurer un pouvoir d'Etat à assise populaire à travers les Fokonolona - les communautés de base au niveau des villages et des quartiers des villes. On n'a jamais officiellement trouvé les commanditaires de cet assassinat. - Rens : Julien Rakotoarimanana / Dadazily : jlnrakoto@gmail.com

du samedi 14 février au 2 mars 2015 : 10e édition de la Semaine Anticoloniale et Antiraciste organisé par "Sortir du Colonialisme" - La Semaine anticoloniale ne se réduit pas à la transmission de l’histoire ou à l’évocation des grands ancêtres. Frantz Fanon, Farhat Hached, Abd El Krim, Gandhi, Thomas Sankara, Simon Bolivar, Toussaint Louverture, Patrice Lumumba, K. N’Krumah et tant d’autres ne sont pas des reliques du passé mais des références présentes. D’une part, les peuples palestinien, sahraoui, kurde, kanak, tchétchène, comme des dizaines d’autres peuples continuent à se battre pour leurs droits légitimes à l’autodétermination. D’autre part, une recolonisation du monde a commencé, utilisant de nouvelles formes de domination des peuples : accaparement des terres, dette financière ou écologique, pillage des ressources naturelles et des matières premières, interventions militaires néocoloniales et développement de bases militaires étrangères nord américaines, britanniques ou françaises. Cette Semaine anticoloniale est aussi un moyen d’ouvrir des débats sur le post colonialisme et les nouvelles questions comme l’écologie, le genre ou le pillage culturel. Y dénoncer la recolonisation économique et l’ingérence des multinationales dans la vie politique, économique et sociale des pays où elles développent leurs activités et comprendre les processus de la mondialisation néolibérale. Cinquante huit ans après la conférence de Bandung, il y a une continuité dans les objectifs du combat anticolonial qui donne au mouvement anticolonialiste d’aujourd’hui sa dynamique. Rens. Sortir du colonialisme, 21 ter, rue Voltaire, Paris 11è, reseauanticolonial@gmail.com jzl2805@gmail.com www.anticolonial.net Programme complet de la 10ème édition ici : http://anticolonial.net/spip.php?article2977

le 18 février : Fête de l'indépendance de la Gambie

le 20 février : Journée de la résistance non violente

le 21 février : Journée internationale de la langue maternelle

le 22 février : Fête de l'indépendance de Sainte-Lucie (1979)

le 23 février : Fête Nationale de la Guyane

le 27 février : Fête de l'indépendance de la République Dominicaine (1844)

Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 12 juillet 2015, tous les jours, sauf le mardi et le jeudi, de 11h à 19h15 : L'Art de manger, Rites et traditions : exposition consacrée aux rites et aux traditions présidant à la préparation et à la consommation de nourritures en Afrique, en Insulinde et en Océanie. Des installations de l'artiste franco-béninois Julien Vignikin, qui s'interroge dans ses oeuvres sur les questions liées à la «malbouffe » et à l'accès à l'alimentation dans le monde, donnent à l'exposition une dimension contemporaine en abordant l'une des préoccupations majeures de nos sociétés. - Lieu : musée Dapper - 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 15 février du mercredi au lundi de 10h à 20h, nocturne le mercredi : Exposition sur Haïti, deux siècles de création artistique - Une soixantaine d’artistes et près de cent soixante-dix oeuvres, présentées pour la première fois en France ou spécialement conçues pour l’exposition, restituent au plus près l’extraordinaire vitalité et la permanente créativité des artistes haïtiens sur une période allant du XIXe siècle à nos jours. Avec : Des visites guidées spécifiques pour les enfants, Des visites art de vivre avec dégustation de rhum pour adultes, le dimanche 4 janvier avant-première de l’adaptation du roman de Lyonel Trouillot Bicentenaire, Concert de James Germain, samedi 8 décembre à 20h, chanson créole et vaudou haïtien, chant jazz et classique européen, tradition et modernité et Lecture, mercredi 3 décembre à 12h : Le Doux parfum des temps à venir. Catherine Hiegel lit le texte de Lyonel Trouillot. Mise en scène : José Pliya. En présence de Lyonel Trouillot. tarifs : 12 €, 9 €, gratuit pour les moins de 16 ans - Lieu : musée du Grand Palais, galerie sud-est, Entrée av Winston Churchil, 3 av du Général Eisenhower, Paris 8è - Rens www.grandpalais.fr

jusqu'au 31 mai du mardi au vendredi de 10h à 17h30, samedi et dimanche de 10h à 19h : Exposition temporaire Fashion Mix : Entre parcours personnels et histoire de la mode, Fashion Mix raconte une autre histoire de l'immigration, celles d'hommes et de femmes, artisans, créateurs, contribuant à faire la renommée de Paris, capitale internationale de la mode.- Tarif : 6€ - Lieu : Musée de l’histoire de l’immigration, 293, avenue Daumesnil, Paris 12è, M° Porte Dorée - Rens. 01 53 59 64 30 reservation@histoire-immigration.fr http://www.histoire-immigration.fr/

jusqu'au 3 mars du mardi au dimanche de 14h30 à 18h30 : Exposition : ADEN - Arthur Rimbaud… Enfer et paradis : Histoire de la cité-volcan antique d'Arabie et du lumineux poète en exil. La vie d’Arthur Rimbaud ; « poète Voyant » ayant quitté l’Europe en 1874, parcoure le monde et s’installe en 1880 sous l’implacable soleil d’Aden et en Abyssinie. 17 années de préparation pour une exposition d’exception : Documents, premières photographies albuminées des années 1850 - 1890, inédites et exclusives, ouvrages, cartes, plaques de verres peintes, photographies du XX ème siècle, gravures, étoffes, objets du café et ethnologiques et maquettes d’architectures et de paysages. Exposition complétée et enrichie de documents et objets. - Entrée 5€, 4€ - Lieu : Espace Reine de Saba, 30, rue Pradier, Paris 19è, M° Pyrénées, Buttes-Chaumont - Rens. : 01 43 57 93 92 reinedesaba2@orange.fr www.espacereinedesaba.org

du lundi 2 au 28 février du lundi au samedi de 9h à 19h : Exposition "Théodore Monod" le désert et l'arbre à encens : En 1995, Théodore Monod, alors âgé de 93 ans, décide de compléter un herbier commencé en 1977 sur les routes caravanières de l’encens… Cette exposition composée de photographies de l’expédition, d’objets ethniques, de cartes et carnets d’aquarelles se veut un hommage au grand savant disparu en novembre 2000. - Rens. :01 43 98 67 71 https://www.vincennes.fr/

lundi 2 février jusqu'au 8 juin 2015, tous les lundis 11h à 13h : Séminaire Anthropologie historique des pratiques religieuses dans l’Islam méditerranéen. Réflexion critique (collective) sur les fondements du système religieux islamique pour des recherches approfondies en sciences sociales et humaines qui ont en commun de concerner des aires culturelles ou des périodes historiques où l’islam, comme système religieux, mais aussi l’Islam, comme type de civilisation ou de culture, ont eu un rôle prépondérant dans l’organisation de la société (religion, représentations, références symboliques ou idéologiques). - Lieu : IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article374

lundi 2 février à 14h30 : Visite du Musée sur la civilisation et l’histoire du monde arabe avec Amal Benhagoug - Lieu : Institut du monde arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Place Mohammed-V, Paris 5è, M° Jussieu - Rens. 01 40 51 34 86 abenhagoug@imarabe.org www.imarabe.org

lundis 2 et 16 février jusqu'au 1er juin 2015 tous les 1er et 3e lundis du mois de 15h à 18h : Séminaire "Les Afriques dans la longue durée : acteurs, savoirs, pratiques (XVe-XXe siècle)". Entre l’histoire dite « précoloniale », l’installation des systèmes coloniaux formels, à la fin du XIXe siècle, et les enjeux de la « postcolonialité », se déroule un temps long dans lequel se sont produites des interactions, voire des (re)créations, aussi bien entre « l’Afrique en Afrique » et « les Afriques d’ailleurs » qu’entre les sociétés africaines et les pouvoirs coloniaux, le tout dans des relations complexes de négociation, de dialogue et de confrontation. Les acteurs, africains ou coloniaux, les savoirs et les pratiques constituent autant de « lieux » à partir desquels se déploiera notre réflexion. Ainsi seront repris et reformulés des questionnements et des propositions sur lesquels nous travaillons depuis quelque temps, à partir, entre autres, de l’histoire de l’Afrique sous colonisation portugaise et de celle des mouvements panafricanistes, à la convergence des multiples Afriques. Lieu : IMAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article378

lundis 2, 9, 16, 23 février jusqu'au 8 juin 2015 tous le lundi de 15h à 17h : Séminaire Mémoire et écriture dans les débuts de l’Islam. Comment la culture religieuse de l’islam a-t-elle donné naissance à une culture profane ? Comment l’une et l’autre sont-elles devenues littérature, alors que la religion dont elles procèdent est issue d’une parole vivante ? Mais d’abord : pourquoi l’existence d’un instrument graphique, attestée depuis le IVe siècle, ne les a-t-elle affectées, à l’origine, que partiellement ? Ces questions intéressent la sociolinguistique et l’anthropologie cognitive, mais aussi l’histoire de l’écrit. Elles pointent les raisons pour lesquelles, à la fin du VIIIe siècle, l’islam devient à la fois une culture de la littérature et une culture de la traduction, permettant à ses livres de proliférer dans des proportions rarement observées dans le monde pré-moderne. Dans un cas comme dans l’autre, la connexion avec la Grèce antique est décisive. - Lieu : IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail , Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article379

mardi 3 février et tous les mardis de 11h à 12h30 jusqu'au 2 juin 2015 : Séminaire Anthropologie des pratiques non savantes de l’archive en Afrique de Marie-Aude Fouéré, Maître de conférences à l’EHESS. Qu’est-ce qu’une « archive » dans le contexte des débats publics mondialisés sur l’histoire et la mémoire, où le droit de mémoire s’appuie de manière croissante sur la revendication d’un droit à l’archive ? Qui et qu’est-ce qui constitue l’archive ? Quelle forme prend-elle et quels effets engendre-t-elle ? Ce séminaire place l’accent sur la constitution, l’appropriation et les usages des archives en Afrique par des acteurs non historiens de métier dans des situations d’action collective. Il appréhende donc la pratique de l’archive comme action politique. Les concepts de « braconnage » de l’archive, d’« archivistique non savante » et d’« archives hors les murs » sont utilisés pour appréhender l’archive comme un objet manié, détourné, recyclé, bricolé, exposé, scripturalisé, oralisé, et enfin dématérialisé à travers lequel se donne à voir la production des consciences historiques et des subjectivités politiques. - Lieu : IMAF du blv Raspail, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), 96 boulevard Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr - http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article373

mardis 3 et 17 février jusqu'au 2 juin 2015, les 1er et 3e mardis du mois de 15h à 17h : Séminaire Crises politiques et guerres civiles en Afrique. Depuis environ un quart de siècle, plusieurs pays d’Afrique se sont enfoncés dans des crises politiques qui n’en finissent pas. Des États s’effondrent, des rébellions font la loi dans des provinces entières, exploitant des richesses nationales à grande échelle qu’elles tronquent contre des armes. Des groupes de terroristes sèment la terreur, sans que la communauté internationale puisse les empêcher de commettre leurs forfaits. Le séminaire de cette année s’attachera à comprendre ces phénomènes à partir des cas de figure. - Lieu : IMAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article375

mardi 3 février de 18h30 à 20h30 : Conférence-débat "Tournons la page", pour l'alternance démocratique en Afrique ! « L’Afrique continent de l’avenir ». Le slogan est devenu la tarte à la crème des chancelleries, des médias et des milieux économiques internationaux. Mais de l’avenir de qui parle-t-on ? Celui des investisseurs étrangers et de quelques familles dirigeantes ? L’économie internationale a besoin des richesses de l’Afrique, mais elle peut prospérer sans les Africains (plus de 2 milliards de personnes en 2050). Elle le fait d’autant plus facilement que leur parole est confisquée. L’avenir du continent n’appartiendra aux Africains qu’à condition d’une véritable démocratie. Or, pas plus qu’ailleurs, il n’est de démocratie en Afrique sans alternance. - Lieu : Maison de la conférence episcopale de France, 58 av de Breteuil, Paris 7è - Rens. Eve Rodot, Coordination de la campagne "Tournons la Page !" 01.45.49.70.97 afrique.democratie@secours-catholique.org http://tournonslapage.com/

mercredi 4 février de 9h à 17h : séminaire : « Favoriser l'accès à la citoyenneté des jeunes migrant-e-s » Ce séminaire, organisé avec le soutien de la Région Ile-de-France et de la Mairie de Paris, s’intéresse plus particulièrement à l’engagement des jeunes migrant-e-s dans les activités citoyennes, sujet insuffisamment visible qui est cependant source de savoirs et de savoir-faire dans l’accompagnement des jeunes migrants pour une meilleure insertion. Il s'adresse à l'ensemble des acteurs-trices impliqué-e-s, à travers leurs activités, dans l'accueil et l'accompagnement des jeunes migrant-e-s et concerne par conséquent les professionnels œuvrant dans les domaines de l'éducation, de l'emploi, de la prévention, du secteur socioculturel ainsi que les acteurs et actrices de la société civile. - programme : Insertion sociale et professionnelle des jeunes migrant-e-s.avec Chahla Beski, sociologue; leurs besoins spécifiques dans le processus d’accès à la citoyenneté avec Aïssta Bâ, sociologue. Présentation des plateformes pédagogiques et des outils à l’usage des professionnel-le-s et des jeunes migrant-e-s. avec Egle Bonan, responsable de formation. Pause déjeuner de 12h30 à 14h - Après-midi : Approche des expériences des jeunes migrant-e-s en tant qu’acteurs associatifs et Rôle des activités associatives dans l’insertion des jeunes migrant-e-s. - lieu : Mairie du XIIIème, Salle d'attente des mariages, M° Place d'Italie. - Rens. ADRIC - Agence de développement des relations interculturelles pour la citoyenneté 01 43 36 89 23 roxane@adric.eu www.adric.eu - Inscription gratuite et obligatoire à adric@adric.eu

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

le 3 février : jour des Héros mozambicains

le 4 février : Premier décret de l'abolition de l'esclavage en France (1794)

le 7 février : Fête de l'indépendance de Grenade (1974)

le 11 février 1975 : Assassinat du Colonel de Gendarmerie Richard Ratsimandrava : Ainsi disparut celui qui tenta pour la première fois à Madagascar, d'instaurer un pouvoir d'Etat à assise populaire à travers les Fokonolona - les communautés de base au niveau des villages et des quartiers des villes. On n'a jamais officiellement trouvé les commanditaires de cet assassinat. - Rens : Julien Rakotoarimanana / Dadazily : jlnrakoto@gmail.com

du samedi 14 février au 2 mars 2015 : 10e édition de la Semaine Anticoloniale et Antiraciste organisé par "Sortir du Colonialisme" - La Semaine anticoloniale ne se réduit pas à la transmission de l’histoire ou à l’évocation des grands ancêtres. Frantz Fanon, Farhat Hached, Abd El Krim, Gandhi, Thomas Sankara, Simon Bolivar, Toussaint Louverture, Patrice Lumumba, K. N’Krumah et tant d’autres ne sont pas des reliques du passé mais des références présentes. D’une part, les peuples palestinien, sahraoui, kurde, kanak, tchétchène, comme des dizaines d’autres peuples continuent à se battre pour leurs droits légitimes à l’autodétermination. D’autre part, une recolonisation du monde a commencé, utilisant de nouvelles formes de domination des peuples : accaparement des terres, dette financière ou écologique, pillage des ressources naturelles et des matières premières, interventions militaires néocoloniales et développement de bases militaires étrangères nord américaines, britanniques ou françaises. Cette Semaine anticoloniale est aussi un moyen d’ouvrir des débats sur le post colonialisme et les nouvelles questions comme l’écologie, le genre ou le pillage culturel. Y dénoncer la recolonisation économique et l’ingérence des multinationales dans la vie politique, économique et sociale des pays où elles développent leurs activités et comprendre les processus de la mondialisation néolibérale. Cinquante huit ans après la conférence de Bandung, il y a une continuité dans les objectifs du combat anticolonial qui donne au mouvement anticolonialiste d’aujourd’hui sa dynamique. Rens. Sortir du colonialisme, 21 ter, rue Voltaire, Paris 11è, reseauanticolonial@gmail.com jzl2805@gmail.com www.anticolonial.net Programme complet de la 10ème édition ici : http://anticolonial.net/spip.php?article2977

le 18 février : Fête de l'indépendance de la Gambie

le 20 février : Journée de la résistance non violente

le 21 février : Journée internationale de la langue maternelle

le 22 février : Fête de l'indépendance de Sainte-Lucie (1979)

le 23 février : Fête Nationale de la Guyane

le 27 février : Fête de l'indépendance de la République Dominicaine (1844)

Actions situées à Paris (75)

jusqu'au 12 juillet 2015, tous les jours, sauf le mardi et le jeudi, de 11h à 19h15 : L'Art de manger, Rites et traditions : exposition consacrée aux rites et aux traditions présidant à la préparation et à la consommation de nourritures en Afrique, en Insulinde et en Océanie. Des installations de l'artiste franco-béninois Julien Vignikin, qui s'interroge dans ses oeuvres sur les questions liées à la «malbouffe » et à l'accès à l'alimentation dans le monde, donnent à l'exposition une dimension contemporaine en abordant l'une des préoccupations majeures de nos sociétés. - Lieu : musée Dapper - 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

jusqu'au 15 février du mercredi au lundi de 10h à 20h, nocturne le mercredi : Exposition sur Haïti, deux siècles de création artistique - Une soixantaine d’artistes et près de cent soixante-dix oeuvres, présentées pour la première fois en France ou spécialement conçues pour l’exposition, restituent au plus près l’extraordinaire vitalité et la permanente créativité des artistes haïtiens sur une période allant du XIXe siècle à nos jours. Avec : Des visites guidées spécifiques pour les enfants, Des visites art de vivre avec dégustation de rhum pour adultes, le dimanche 4 janvier avant-première de l’adaptation du roman de Lyonel Trouillot Bicentenaire, Concert de James Germain, samedi 8 décembre à 20h, chanson créole et vaudou haïtien, chant jazz et classique européen, tradition et modernité et Lecture, mercredi 3 décembre à 12h : Le Doux parfum des temps à venir. Catherine Hiegel lit le texte de Lyonel Trouillot. Mise en scène : José Pliya. En présence de Lyonel Trouillot. tarifs : 12 €, 9 €, gratuit pour les moins de 16 ans - Lieu : musée du Grand Palais, galerie sud-est, Entrée av Winston Churchil, 3 av du Général Eisenhower, Paris 8è - Rens www.grandpalais.fr

jusqu'au 31 mai du mardi au vendredi de 10h à 17h30, samedi et dimanche de 10h à 19h : Exposition temporaire Fashion Mix : Entre parcours personnels et histoire de la mode, Fashion Mix raconte une autre histoire de l'immigration, celles d'hommes et de femmes, artisans, créateurs, contribuant à faire la renommée de Paris, capitale internationale de la mode.- Tarif : 6€ - Lieu : Musée de l’histoire de l’immigration, 293, avenue Daumesnil, Paris 12è, M° Porte Dorée - Rens. 01 53 59 64 30 reservation@histoire-immigration.fr http://www.histoire-immigration.fr/

jusqu'au 3 mars du mardi au dimanche de 14h30 à 18h30 : Exposition : ADEN - Arthur Rimbaud… Enfer et paradis : Histoire de la cité-volcan antique d'Arabie et du lumineux poète en exil. La vie d’Arthur Rimbaud ; « poète Voyant » ayant quitté l’Europe en 1874, parcoure le monde et s’installe en 1880 sous l’implacable soleil d’Aden et en Abyssinie. 17 années de préparation pour une exposition d’exception : Documents, premières photographies albuminées des années 1850 - 1890, inédites et exclusives, ouvrages, cartes, plaques de verres peintes, photographies du XX ème siècle, gravures, étoffes, objets du café et ethnologiques et maquettes d’architectures et de paysages. Exposition complétée et enrichie de documents et objets. - Entrée 5€, 4€ - Lieu : Espace Reine de Saba, 30, rue Pradier, Paris 19è, M° Pyrénées, Buttes-Chaumont - Rens. : 01 43 57 93 92 reinedesaba2@orange.fr www.espacereinedesaba.org

du lundi 2 au 28 février du lundi au samedi de 9h à 19h : Exposition "Théodore Monod" le désert et l'arbre à encens : En 1995, Théodore Monod, alors âgé de 93 ans, décide de compléter un herbier commencé en 1977 sur les routes caravanières de l’encens… Cette exposition composée de photographies de l’expédition, d’objets ethniques, de cartes et carnets d’aquarelles se veut un hommage au grand savant disparu en novembre 2000. - Rens. :01 43 98 67 71 https://www.vincennes.fr/

lundi 2 février jusqu'au 8 juin 2015, tous les lundis 11h à 13h : Séminaire Anthropologie historique des pratiques religieuses dans l’Islam méditerranéen. Réflexion critique (collective) sur les fondements du système religieux islamique pour des recherches approfondies en sciences sociales et humaines qui ont en commun de concerner des aires culturelles ou des périodes historiques où l’islam, comme système religieux, mais aussi l’Islam, comme type de civilisation ou de culture, ont eu un rôle prépondérant dans l’organisation de la société (religion, représentations, références symboliques ou idéologiques). - Lieu : IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article374

lundi 2 février à 14h30 : Visite du Musée sur la civilisation et l’histoire du monde arabe avec Amal Benhagoug - Lieu : Institut du monde arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Place Mohammed-V, Paris 5è, M° Jussieu - Rens. 01 40 51 34 86 abenhagoug@imarabe.org www.imarabe.org

lundis 2 et 16 février jusqu'au 1er juin 2015 tous les 1er et 3e lundis du mois de 15h à 18h : Séminaire "Les Afriques dans la longue durée : acteurs, savoirs, pratiques (XVe-XXe siècle)". Entre l’histoire dite « précoloniale », l’installation des systèmes coloniaux formels, à la fin du XIXe siècle, et les enjeux de la « postcolonialité », se déroule un temps long dans lequel se sont produites des interactions, voire des (re)créations, aussi bien entre « l’Afrique en Afrique » et « les Afriques d’ailleurs » qu’entre les sociétés africaines et les pouvoirs coloniaux, le tout dans des relations complexes de négociation, de dialogue et de confrontation. Les acteurs, africains ou coloniaux, les savoirs et les pratiques constituent autant de « lieux » à partir desquels se déploiera notre réflexion. Ainsi seront repris et reformulés des questionnements et des propositions sur lesquels nous travaillons depuis quelque temps, à partir, entre autres, de l’histoire de l’Afrique sous colonisation portugaise et de celle des mouvements panafricanistes, à la convergence des multiples Afriques. Lieu : IMAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article378

lundis 2, 9, 16, 23 février jusqu'au 8 juin 2015 tous le lundi de 15h à 17h : Séminaire Mémoire et écriture dans les débuts de l’Islam. Comment la culture religieuse de l’islam a-t-elle donné naissance à une culture profane ? Comment l’une et l’autre sont-elles devenues littérature, alors que la religion dont elles procèdent est issue d’une parole vivante ? Mais d’abord : pourquoi l’existence d’un instrument graphique, attestée depuis le IVe siècle, ne les a-t-elle affectées, à l’origine, que partiellement ? Ces questions intéressent la sociolinguistique et l’anthropologie cognitive, mais aussi l’histoire de l’écrit. Elles pointent les raisons pour lesquelles, à la fin du VIIIe siècle, l’islam devient à la fois une culture de la littérature et une culture de la traduction, permettant à ses livres de proliférer dans des proportions rarement observées dans le monde pré-moderne. Dans un cas comme dans l’autre, la connexion avec la Grèce antique est décisive. - Lieu : IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail , Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article379

mardi 3 février et tous les mardis de 11h à 12h30 jusqu'au 2 juin 2015 : Séminaire Anthropologie des pratiques non savantes de l’archive en Afrique de Marie-Aude Fouéré, Maître de conférences à l’EHESS. Qu’est-ce qu’une « archive » dans le contexte des débats publics mondialisés sur l’histoire et la mémoire, où le droit de mémoire s’appuie de manière croissante sur la revendication d’un droit à l’archive ? Qui et qu’est-ce qui constitue l’archive ? Quelle forme prend-elle et quels effets engendre-t-elle ? Ce séminaire place l’accent sur la constitution, l’appropriation et les usages des archives en Afrique par des acteurs non historiens de métier dans des situations d’action collective. Il appréhende donc la pratique de l’archive comme action politique. Les concepts de « braconnage » de l’archive, d’« archivistique non savante » et d’« archives hors les murs » sont utilisés pour appréhender l’archive comme un objet manié, détourné, recyclé, bricolé, exposé, scripturalisé, oralisé, et enfin dématérialisé à travers lequel se donne à voir la production des consciences historiques et des subjectivités politiques. - Lieu : IMAF du blv Raspail, École des hautes études en sciences sociales (EHESS), 96 boulevard Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr - http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article373

mardis 3 et 17 février jusqu'au 2 juin 2015, les 1er et 3e mardis du mois de 15h à 17h : Séminaire Crises politiques et guerres civiles en Afrique. Depuis environ un quart de siècle, plusieurs pays d’Afrique se sont enfoncés dans des crises politiques qui n’en finissent pas. Des États s’effondrent, des rébellions font la loi dans des provinces entières, exploitant des richesses nationales à grande échelle qu’elles tronquent contre des armes. Des groupes de terroristes sèment la terreur, sans que la communauté internationale puisse les empêcher de commettre leurs forfaits. Le séminaire de cette année s’attachera à comprendre ces phénomènes à partir des cas de figure. - Lieu : IMAf, salle de réunion, 2e étage, 96 bd Raspail, Paris 6è - Rens : 01 53 63 56 50 eldubois@ehess.fr http://imaf.cnrs.fr/spip.php?article375

mardi 3 février de 18h30 à 20h30 : Conférence-débat "Tournons la page", pour l'alternance démocratique en Afrique ! « L’Afrique continent de l’avenir ». Le slogan est devenu la tarte à la crème des chancelleries, des médias et des milieux économiques internationaux. Mais de l’avenir de qui parle-t-on ? Celui des investisseurs étrangers et de quelques familles dirigeantes ? L’économie internationale a besoin des richesses de l’Afrique, mais elle peut prospérer sans les Africains (plus de 2 milliards de personnes en 2050). Elle le fait d’autant plus facilement que leur parole est confisquée. L’avenir du continent n’appartiendra aux Africains qu’à condition d’une véritable démocratie. Or, pas plus qu’ailleurs, il n’est de démocratie en Afrique sans alternance. - Lieu : Maison de la conférence episcopale de France, 58 av de Breteuil, Paris 7è - Rens. Eve Rodot, Coordination de la campagne "Tournons la Page !" 01.45.49.70.97 afrique.democratie@secours-catholique.org http://tournonslapage.com/

mercredi 4 février de 9h à 17h : séminaire : « Favoriser l'accès à la citoyenneté des jeunes migrant-e-s » Ce séminaire, organisé avec le soutien de la Région Ile-de-France et de la Mairie de Paris, s’intéresse plus particulièrement à l’engagement des jeunes migrant-e-s dans les activités citoyennes, sujet insuffisamment visible qui est cependant source de savoirs et de savoir-faire dans l’accompagnement des jeunes migrants pour une meilleure insertion. Il s'adresse à l'ensemble des acteurs-trices impliqué-e-s, à travers leurs activités, dans l'accueil et l'accompagnement des jeunes migrant-e-s et concerne par conséquent les professionnels œuvrant dans les domaines de l'éducation, de l'emploi, de la prévention, du secteur socioculturel ainsi que les acteurs et actrices de la société civile. - programme : Insertion sociale et professionnelle des jeunes migrant-e-s.avec Chahla Beski, sociologue; leurs besoins spécifiques dans le processus d’accès à la citoyenneté avec Aïssta Bâ, sociologue. Présentation des plateformes pédagogiques et des outils à l’usage des professionnel-le-s et des jeunes migrant-e-s. avec Egle Bonan, responsable de formation. Pause déjeuner de 12h30 à 14h - Après-midi : Approche des expériences des jeunes migrant-e-s en tant qu’acteurs associatifs et Rôle des activités associatives dans l’insertion des jeunes migrant-e-s. - lieu : Mairie du XIIIème, Salle d'attente des mariages, M° Place d'Italie. - Rens. ADRIC - Agence de développement des relations interculturelles pour la citoyenneté 01 43 36 89 23 roxane@adric.eu www.adric.eu - Inscription gratuite et obligatoire à adric@adric.eud

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 10:47

1 Février 2015

Bonjour Monsieur Makaila, je vous prie de mettre l'article en ligne: L’engagement du Tchad dans cette guerre contre Boko haram se justifie par solidarité entre voisins.

Le Cameroun possède les moyens de se défendre, tout comme le Nigéria possède les moyens de mettre fin à cette révolte. L’intervention du Tchad est surtout motivée par d’autres raisons politiques. Deby ne cherche nullement le bien être des Tchadiens. Il faut souligner que Deby a échoué dans ses premiers calculs en soutenant cette secte. Cet échec a été confirmé après la fameuse mascarade de négociation organisée à N’Djamena entre Boko Haram et le Nigeria. Depuis lors, Deby n’a plus de contrôle sur les dirigeants de Boko Haram et a perdu toute crédibilité face au Nigéria et le Cameroun. Deby n’a de choix que de se jeter à l’eau pour se laver les mains vis-à-vis de ses voisins immédiats.
A travers cette action, Deby cherche aussi à se rendre incontournable dans la lutte contre le terrorisme au Sahel pour lui permettre de se représenter à la prochaine présidentielle, pas plus. Pour les Tchadiens, rien de positif ne se produira après cette guerre, le sac de ciment sera vendu à 10000FCFA, le sucre et le carburant seront toujours vendus au prix élevés, les problèmes d’eau et d’électricité ne seront pas résolus…. L’insécurité va régner à N’djaména de plus belle. Pire les Tchadiens seront désormais la cible et ceux du Nigéria seront pourchassés comme des malpropres vers leur pays d’origine, comme c’était le cas en RCA. Oui, il y a beaucoup des Tchadiens au Nigéria et surtout dans la partie Nord extrémiste. L’histoire de Boko haram est complexe, et les Nigérians savent que Deby était dans le jeu de cette secte criminelle.
Les intérêts du Tchad seront désormais très menacés tant que Deby jouera ce jeu macabre, en finançant des sectes criminelles et des rebellions pour déstabiliser les pays voisins du Tchad. Le coût de cette opération sera colossal comparé au Mali. Le vrai Boko Haram est le système MPS et son président au Tchad, qui nous assassinent tous les jours en volant nos ressources et en envoyant les autres Tchadiens à la mort, pour éterniser le pouvoir des ITNO. Et surtout qu’il n’y aura aucune compensation aux familles des martyres. Il n’aura pas de 5eme mandat pour Deby, que cela soit considéré comme leitmotiv des Tchadiens.
Makkal BORAPAM

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 18:34

La guerre pour contrôler les ressources du XXIe siècle a déjà commencé. Et l'Afrique, comme à l'accoutumée, est aux premières loges. Depuis des décennies, la France n'est plus la seule à avoir des vues sur le continent. Dès les années 1960, la découverte d'immenses gisements de pétrole dans le golfe de Guinée attire un nouvel acteur aux besoins inextinguibles, les États-Unis. Peu à peu, la première puissance mondiale s'implante en Afrique. En 1992, son armée intervient en Somalie, ravagée par une guerre civile, pour une opération dite humanitaire. Six ans plus tard, les États-Unis récidivent au Soudan après des attentats contre deux ambassades américaines par une organisation alors obscure : al-Qaida.

Le 11 septembre 2001 est un tournant. Pris de vitesse par la Chine sur l'ensemble du continent, Washington met un pied au Sahara dans le cadre officiel de sa "lutte contre le terrorisme". En 2007, l'administration Bush renforce son instrument politico-militaire à travers Africom, visant notamment à quadriller la région. Mais derrière ce combat se cachent d'autres batailles : la zone saharienne contient les plus grandes réserves pétrolières d'Afrique, mais aussi de l'uranium, du fer, de l'or… Parallèlement, la France renforce sa présence militaire sur le continent.

Une militarisation croissante de l'Afrique

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 11:39

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

 

le 1er janvier : Fête nationale du Soudan

 

le 1er janvier : Fête de la libération de Cuba

 

le 1er janvier : Indépendance (1804) d'Haiti

 

le 1er janvier : Jour anniversaire de l'Indépendance du Cameroun (1960)

 

le 4 janvier : Commémoration de lutte pour la liberté menée par le peuple du Congo Kinshasa contre le colonisateur belge et ses alliés occidentaux. Le 4 janvier 1959 fut l'aboutissement de la lutte contre le système de l'exploitation de l'homme par l'homme dans ce pays qui a duré 80 ans sans tenir compte auparavant de la traite négrière.

 

le 12 janvier : Anniversaire de la fin de la guerre du Biafra (souvenir aux victimes de la richesse de leur sous-sol)

 

le 17 janvier : Journée Patrice Emery Lumumba (RD Congo)

 

le 18 janvier 1995, le gouvernement Balladur décidait d'entraver la circulation des personnes dans l'archipel des Comores en imposant un visa d'entrée à Mayotte aux habitant·e·s des trois autres îles comoriennes (Mohéli, Anjouan, Grande Comore). Ainsi se concrétisait l'isolement de l'île de Mayotte détachée vingt ans plus tôt de l’État indépendant de l’Union des Comores à la suite d'une décision unilatérale française contestée par les Nations unies. Depuis des siècles, des petites embarcations dénommées « kwassas » allaient d'une île à l'autre tissant ainsi entre leurs populations d’importants liens sociaux, familiaux et professionnels : aucune frontière ne peut effacer de tels liens. Or, avec le « visa Balladur » ces voisins comoriens sont devenus des « étrangers » potentiellement « clandestins » s'ils/elles persistent à circuler dans leur archipel commun. Ce dispositif n'a pas stoppé les déplacements ou les retours consécutifs à une expulsion vers Mayotte, mais a eu pour conséquence directe la mort en mer de milliers de personnes.

 

le 24 janvier : Anniversaire de la mort d'un jeune malien suite à son passage au commissariat de police de Courbevoie (92)!. Il ne s'agit pas pour l'association Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia de simplement commémorer ce drame, ni d'accuser à priori la police soumise à la pression de la politique des quotas, mais d'aider à éviter, qu'à l'avenir, d'autre Tandia ou Dupond ne soient à leur tour victime. Rens. abtandia@free.fr

 

Actions situées région parisienne ou non localisées

 

Actions situées dans l'Oise (60)

 

Actions situées à Paris (75)

 

jusqu'au 12 juillet 2015, tous les jours, sauf le mardi et le jeudi, de 11h à 19h15 : L'Art de manger, Rites et traditions : exposition consacrée aux rites et aux traditions présidant à la préparation et à la consommation de nourritures en Afrique, en Insulinde et en Océanie. Des installations de l'artiste franco-béninois Julien Vignikin, qui s'interroge dans ses oeuvres sur les questions liées à la «malbouffe » et à l'accès à l'alimentation dans le monde, donnent à l'exposition une dimension contemporaine en abordant l'une des préoccupations majeures de nos sociétés. - Lieu : musée Dapper - 35 bis, rue Paul Valéry, Paris 16è - Rens. 01 45 02 16 02 / 01 45 00 07 48 comexpo@dapper.fr www.dapper.com.fr

 

jusqu'au 25 janvier 2015 à partir de 10h à 18h et au dela le vendredi et WE, fermé le lundi: Exposition Le Maroc contemporain - L'exposition Le Maroc contemporain regroupe des artistes vivants de plusieurs générations, depuis les pionniers de la peinture moderne marocaine jusqu'aux jeunes expérimentant des techniques diverses. Environ 80 artistes, traduisent la diversité culturelle, linguistique, ethnique et confessionnelle du Maroc, africaine, amazighe, arabe,et hébraïque. Le parcours de l'exposition, qui s'étend sur quelque 2 500 mètres carrés,est conçu comme un voyage dans la mémoire et dans les oeuvres des artistes marocains, un voyage sans frontières, car l'une des particularités du Maroc est de laisser ouverts les passages entre patrimoine et création,entre conformismes et contestations, entre Orient et Occident, etc. C'est pourquoi le visiteur peut passer d'un thème à l'autre mais aussi de certains artistes à d'autres. Les modes de présentation varient, de même que changent les paysages du Maroc, lesmaisons et leurs espaces intérieurs. Tarif de 10€ à 13€ - Lieu : Institut du monde arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Place Mohammed-V, Paris 5è - Rens. 01 40 51 38 38 http://www.imarabe.org/exposition/prochain

 

jusqu'au 15 janvier 2015 de 9h à 18h : Exposition "Le Maroc médiéval" Un empire de l’Afrique à l’Espagne : Du XIe au XVe siècle, une succession de dynasties – almoravide, almohade et mérinide – ont uni­fié un espace politique et civilisationnel centré sur le Maroc, et étendu jusqu’à l’Andalousie. Leurs conquêtes les ont menées du sud du désert du Sahara (frange nord de la Mauritanie) au nord de l’Algérie et de la Tunisie. L’influence de ces empires, unissant pour la première fois les confins de l’Occident islamique, a rayonné jusqu’en Orient. L’exposition (près de 300 œuvres) permet d’appréhender cette longue et riche histoire, clef de compréhension du Maroc contemporain et source de sa modernité. - Lieu : Musée du Louvre , 99 rue de Rivoli, Paris 1er, M° Louvre ou Palais Royal - Rens. 01 40 20 53 17 http://www.louvre.fr/expositions/le-maroc-medieval-un-empire-de-l-afrique-l-Espagne

 

jusqu'au 11 janvier 2015 après midi et soirées - représentation du Cirque "Cirkafrika 2, de Soweto à Harlem". Mêlant acrobaties, jonglages, numéros aériens, intermèdes comiques, claquettes, ballets et chants gospels accompagnés d'un orchestre live, Cirkafrika 2 se situe entre comédie, comédie musicale et grand spectacle de cirque. Comme tous les spectacles du Cirque Phénix, Cirkafrika 2 a été imaginé et crée pour toute la famille, avec 50 artistes, 12 musiciens, 300 costumes et des décors incroyables. Tarif de 10€ à 90€ - Lieu : Cirque Phénix, Pelouse de Reuilly, Paris 12è , M° Liberté ou Tram T3a station Porte Dorée ou Porte de Charenton - Rens : 01 40 55 50 55, 01 45 72 10 00 info@cirquephenix.com http://cirquephenix.com/billetterie/

 

jusqu'au 15 février du mercredi au lundi de 10h à 20h, nocturne le mercredi : Exposition sur Haïti, deux siècles de création artistiqu- Une soixantaine d’artistes et près de cent soixante-dix oeuvres, présentées pour la première fois en France ou spécialement conçues pour l’exposition, restituent au plus près l’extraordinaire vitalité et la permanente créativité des artistes haïtiens sur une période allant du XIXe siècle à nos jours. Avec : Des visites guidées spécifiques pour les enfants, Des visites art de vivre avec dégustation de rhum pour adultes, le dimanche 4 janvier avant-première de l’adaptation du roman de Lyonel Trouillot Bicentenaire, Concert de James Germain, samedi 8 décembre à 20h, chanson créole et vaudou haïtien, chant jazz et classique européen, tradition et modernité et Lecture, mercredi 3 décembre à 12h : Le Doux parfum des temps à venir. Catherine Hiegel lit le texte de Lyonel Trouillot. Mise en scène : José Pliya. En présence de Lyonel Trouillot. tarifs : 12 €, 9 €, gratuit pour les moins de 16 ans - Lieu : musée du Grand Palais, galerie sud-est, Entrée av Winston Churchil, 3 av du Général Eisenhower, Paris 8è - Rens www.grandpalais.fr

 

jusqu'au 27 janvier du mardi au samedi de 14h à 19h : Exposition "Illusions troubles" Solo show de l'artiste Haïtien Sébastien Jean : Le voyage, qu’offrent ses créations, paraît étrange et tourmenté. Peuplé d’êtres souvent hybrides, transformés jusqu’à une méconnaissance totale, le travail de l’artiste joue sur la tension entre un réel connu et un moi créatif déchiré et tragique. À ses yeux d’ailleurs « certains humains ont un comportement bestial ». Les pattes griffues, les becs crochus, les yeux menaçants accompagnés d’un ton de couleur sombre invitent à questionner un quotidien parfois agressif pour l’artiste. La liaison au vaudou, que certains tentent d’attribuer à ces œuvres, est réfutée par l’artiste. « Si beaucoup voient du vaudou dans mes toiles, c’est malgré moi, car j’ai été élevé au sein de l’église. Mes figures sont plutôt des chimères intérieures, mes propres déchirures » raconte t-il. Son bestiaire est plutôt conçu à partir de l’homme et d’un quotidien fantasmagorique. - Lieu : Maëlle Galerie : 1-3 rue Ramponeau, Paris 20è, M° : Belleville ( Ligne 11 - 2 ) Sortie : Blv de Belleville - Rens. : Olivia Breleur : 06 14 80 42 00

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 11:33

Au seuil du nouvel an 2015 qui vient de commencer, la rédaction du nouvelessor, présente à tous ses lecteurs les voeux, les meilleurs de bonne santé, de paix et de réussite dans toutes vos entreprises. Que Dieu vous bénisse abondament.

la rédaction.

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