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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 21:28

Il est temps que l'opinion nationale et internationale retirent leur soutien à un Dictateur et criminel qui est Idriss Deby. Cet individu sans foi ni coeur continu à affamer son peuple et à le baîllonner. Le nombre de morts devient de plus en plus croissant. Oh! hommes de droit et épris de paix que dites vous de ces massacres et de ce manque de liberté au Tchad? Venez au courant des tchadiens agonissant. Merci.

Sidi Ahmed.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 23:59

 


 

TCHAD/Panique & désinformations : La rédaction est assaillie depuis 72 heures de fausses informations relatant que plusieurs personnalités du régime Déby seraient en résidence surveillée ou leurs passeports confisqués.
24/10/2016 
  
TCHAD/Panique & désinformations : La rédaction est assaillie depuis 72 heures de fausses informations relatant que plusieurs personnalités du régime Déby seraient en résidence surveillée ou leurs passeports confisqués.
24/10/2016: TCHAD/Panique & désinformations: La rédaction est assaillie depuis 72 heures de fausses informations relatant que plusieurs personnalités du régime Déby seraient en résidence surveillée ou leurs passeports confisqués (Adoum Younousmi, Daoussa Déby, Emmanuel Nadingar, Daoussa Déby, Zen-Bada, Azène Hissein Bourma, Allamine Bourma Tréyé, Kasser ex SHT entre autres). Après recoupements et interrogations de plusieurs correspondants, plusieurs informations s’avèrent fausses. D’après nos sources, il y a juste une ouverture d’information sur quelques caciques du régime. L’ANS a été mise à contribution à travers des fiches envoyées auprès d’Idriss Déby sur tel ou tel individu ayant des présomptions de détournement de deniers publics. La justice, et la police judiciaire n’ont jusqu’à présent convoqué encore personne à cet effet. Personne n’est empêché de voyager ou de quitter le territoire. Si un menu fretin comme Kedellah Younous, Banyanan se trouve entre les barreaux, les vraies baleines comme l’indiquait Tchadactuel ne sont pas encore inquiétées. Rétroactivement, la justice pourrait s’intéresser à tous ceux qui se sont enrichis et continuent de s’enrichir sur le dos du peuple en détournant ses biens. Les Tchadiens se souviennent encore du détournement de la fête de Biltine (plus de 1 milliard de FCFA) où serait impliqué le ministron Abdoulaye Sabre Fadoul (la grenouille plus grosse que le bœuf). Les Tchadiens n’ont pas oublié aussi que le 10 milliards alloués à Toumaï Air Tchad ont été détournés par Zackaria Idriss Déby sans que personne ne lui demande des comptes jusqu’à présent. Le même Zackaria Idriss Déby continue d’exploiter le numéro de vol de Toumaï Air-Tchad en convoyant des avions-cargos depuis Dubaï et les autres pays du Golf, encaissant au passage de milliards de nos francs. Et la liste pourrait être très longue (gestion de la mairie – Zen Bada, Mbailemdana. Assemblée nationale – Kabadi, Kolotou – les ressources du FONAJ – La gestion des fonds du sport – Le tarif exorbitant appliqué sur le prix des passeports et cartes d’identité, etc.). Qu’on ne s’attarde pas seulement sur des menus fretins, car tant qu’Idriss Déby lui-même ne donne l’exemple de coffrer un des siens sur un cas de détournement de deniers publics, les Tchadiens ne verront que des démarches sélectives brimant d’autres Tchadiens, et laissant les siens au vert. Ce qui vient de se passer à la Douane est illustrant. Voilà un cadre (Djamal Dirmi) applaudi lors de son passage au contrôle d’État, et qui se trouve empêtré dans un détournement avéré, sans que l’État ne réagisse. Que font autant de sommes d’argent dans son bureau où dans ses “toilettes“ quand les services des douanes ont un compte affilié? Et pourquoi, pour quelle raison les inspecteurs de contrôle constatent l’anomalie de procédures et lui cherchent une porte de sortie? Si c’est un “Djiddo “ de la capitale, réagiront-ils de la même manière? Revenons aux malversations à la Sotel-Tchad dont nous complétons certains éléments d’information par des documents et images. L’exemple est le même. Sinon, même à ces inspecteurs, il leur faut créer une police d’inspection (une sorte de police des polices), capable de vérifier si le travail est bien fait. Il ne peut y avoir un poids et deux mesures. La loi est la même pour tout le monde
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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 16:50
France: la CGT soutient sans faille le combat des syndicalistes de l’UST au Tchad

communiqué de presse

NON A LA PRECARISATION DES FONCTIONNAIRES ET DES ETUDIANTS AU TCHAD !

 

            Au Tchad, les fonctionnaires sont en grève depuis un mois. Ils s’opposent à la réduction de leurs salaires, décidée sans concertation par le gouvernement.

            En 2011, un protocole d’accord est établi dans la fonction publique afin d’améliorer le niveau des traitements des fonctionnaires. En 2016, en réunion du conseil des ministres, le gouvernement a décidé de ne plus respecter le protocole au nom de politiques d’austérité à mettre en place. Ainsi, en septembre 2016 les fonctionnaires se sont vus informés que leurs salaires seraient diminués de 80%. Ils n’ont, par ailleurs, pas pu encore se rendre compte de l’application de cette mesure, puisqu’à ce jour les salaires des fonctionnaires n’ont pas été versés depuis deux mois…

            Au nom des mesures d’austérité, le gouvernement a également décidé de supprimer toutes les bourses allouées aux étudiants pour l’année 2016-2017. Les étudiants tchadiens font parfois jusqu’à 1000km pour se rendre à N’Djamena afin d’étudier. La bourse est le seul revenu financier qu’ils peuvent espérer pour pouvoir poursuivre un cursus universitaire. Par cette décision, le gouvernement d’Idriss Déby pénalise une génération entière d’étudiants en leur empêchant l’accès à l’éducation secondaire.

            Les fonctionnaires et les étudiants sont mobilisés pour l’abrogation de ces mesures. Ils ont organisé des marches pour manifester contre la précarisation des fonctionnaires et des étudiants. Ces marches, pourtant autorisées par la constitution tchadienne, ont toute été interdites par les autorités publiques. Les leaders syndicaux et étudiants ont été arrêtés et condamnés à la prison avec sursis.

            L’Union des Syndicats du Tchad (UST), partenaire de la CGT, dénonce la mauvaise gouvernance du régime d’Idriss Déby. Les revenus du pétrole dont le Tchad est un pays exportateur ne parviennent pas dans les caisses de l’Etat, les aides de l’Union Européenne ne bénéficient pas à la population….

            La CGT soutient sans faille le combat des syndicalistes de l’UST, des fonctionnaires et des étudiants pour l’abrogation des mesures confiscatoires du gouvernement. Elle rappelle que le Tchad a ratifié en 1960 la convention 87 de l’Organisation Internationale du Travail sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical et n’a pas à faire barrage à l’expression des leaders syndicaux et des travailleurs. Enfin, elle interpellera le gouvernement français, dont le Tchad est un interlocuteur privilégié dans la lutte contre le terrorisme au sahel, pour que cessent ces atteintes aux libertés fondamentales.

Montreuil, le 14 octobre 2016

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 21:13
3ème mandat de Nkurunziza : en niant l’évidence, Deby Itno se ridiculise davantage – Par Senior Mbary

Deby Itno, le président tchadien et président en exercice de l’Union africaine, a été traité de menteur par un chercheur belge dans son interview sur RFI du 17 octobre 2016.

 

 

 


Le constat est que Mr Deby Itno ne rate jamais aucune occasion pour s’humilier, humilier son pays et son peuple. La dernière en date est sa déclaration surprise sur la Radio allemande, en s’alignant sur la position du gouvernement burundais, affirmant que le 3ème mandat de Nkurunziza n’était en réalité le second. Pire, il a ajouté que c’est l’extérieur, entendu les puissances étrangères, qui ont allumé le feu et non les burundais de l’intérieur.
En réponse, le chercheur belge a déclaré, avec force, que la déclaration de Deby était totalement fausse. Il a affirmé que les mouvements de contestation sont nés spontanément de l’intérieur dès que Mr Nkurunziza avait annoncé sa décision de briguer un nouveau mandat, en violation de la constitution du pays.

 


Deby lui-même semble avoir la mémoire courte, oubliant que la rébellion qui a failli l’emporter en 2008, n’eut été l’intervention de la France, était née à la suite de sa décision de modifier la constitution en supprimant l’article relatif à la limitation des mandats. Il s’était ainsi ridiculisé en niant sa parole donnée, en tant que militaire, lui qui avait pris publiquement l’engagement de ne pas modifier la constitution pour se représenter.


Pourquoi nié l’évidence et se ridiculiser de la sorte lorsqu’on représente un pays et un peuple ? Le respect de son rang aurait voulu qu’il se taise, même si on dit souvent que la politique a sa logique ou simplement confier une telle déclaration à un de ses suppôts. Certainement, Deby qui cherche à caser son ministre des Affaires étrangères à l’Union africaine ne porte plus de gants pour faire la cour à des présidents impopulaires, non élus et sanguinaires comme lui.
Après cette interview du chercheur belge, le sale boulot sera confié au « Laoukoura », porte-parole du MPS, pour justifier les propos de son président et s’en prendre inutilement au Belge qui n’a fait que constater un fait connu de tous.


Mr le président Deby, vous pouvez continuer à faire vos bêtises avec votre clan, mais, de grâce, n’oubliez pas que le peuple tchadien, au nom duquel vous parlez, est un peuple fier de son identité et de son honneur. Arrêtez de l’humilier quotidiennement après l’avoir affamé et privé de sa liberté.

Senior Mbary

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 12:19

03 octobre 2016 à 18h54

Par Benjamin Roger - Envoyé spécial à Ouagadougou

@benja_roger

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La star ivoirienne du reggae a clôturé en musique la journée de lancement du mémorial Thomas Sankara, le 2 octobre à Ouagadougou. Interview avec un artiste qui revendique fièrement son identité sankariste.

À lire aussi

Jeune Afrique : Pourquoi est-ce important pour vous d’être présent à Ouagadougou pour le lancement du mémorial Thomas Sankara ?

Tiken Jah Fakoly : Nous sommes là pour nous rappeler des actes et des messages de Thomas Sankara. Lorsque j’ai été contacté par le Balai citoyen, j’ai tout de suite répondu oui. Nous ne devons pas oublier Sankara parce qu’il a été un déclic pour beaucoup d’entre nous. Nous l’avons toujours dans le cœur.

Quelles sont les valeurs prônées par Sankara que vous revendiquez aujourd’hui ?

La dignité et l’indépendance totale de l’Afrique. Quand Sankara invite Mitterrand et qu’il lui parle droit dans les yeux de la visite de Pieter Botha qui a sali la France démocratique, quand Sankara met son peuple au travail, quand Sankara prouve que l’Afrique peut se développer sans les grandes puissances : tout ça sont des valeurs et des actes que nous ne devons pas oublier.

Aujourd’hui, les gens vont chercher des modèles de développement un peu partout, mais il suffirait simplement de relire les discours de Sankara et de regarder ses actes pour avancer de manière indépendante.

Sankara était aussi un panafricaniste convaincu. Cet idéal est-il toujours vivant ?

L’idéal panafricaniste a été combattu après les indépendances et il continue d’être combattu. Nous sommes 54 pays avec des matières premières dont les pays occidentaux ont besoin pour continuer leur développement. Nous serons deux milliards en 2050 et nous avons une population très jeune. Nous avons la terre et tout ce que les pays occidentaux ont perdu.

Il est important que les gens continuent à se battre pour cet idéal panafricaniste. L’Afrique ne s’en sortira pas divisée. Tant que nous serons en petits morceaux, divisés, nous ne gagnerons rien. Mais le jour où les 54 pays seront unis et parleront d’une seule voix, nous gagnerons tous les combats, en particulier politique et économique.

Thomas Sankara était un modèle pour la jeunesse burkinabè et africaine. Voyez-vous aujourd’hui un autre modèle parmi les dirigeants africains actuels ?

Malheureusement, le modèle que représentait Sankara n’existe pas aujourd’hui. Il était un président totalement indépendant. De nos jours, il est rare de trouver un dirigeant africain détaché comme il l’était.

Thomas Sankara a déjà gagné le combat parce que Blaise Compaoré a été humilié

Blaise Compaoré est actuellement en Côte d’Ivoire, où il bénéficie de la protection du régime d’Alassane Ouattara. Doit-il être jugé au Burkina Faso pour son rôle présumé dans l’assassinat de Thomas Sankara ?

Thomas Sankara a déjà gagné le combat parce que Blaise Compaoré a été humilié. Quand vous êtes chassé de votre terre natale et que vous n’avez pas la possibilité d’y revenir, alors que vous avez occupé la plus haute fonction de l’État pendant plus de vingt ans, c’est une humiliation.

Sankara a été tué, mais ses idées sont bien là. Il vit toujours en nous. Tout le monde est aujourd’hui rassemblé à Ouaga pour lui. Par rapport au jugement, c’est au peuple et à la justice burkinabè de décider.

Êtes-vous personnellement inspiré par Thomas Sankara ?

Oui. J’ai suivi de près son parcours, qui a été un déclic pour moi. Je suis de la génération Sankara. Il ne doit pas être oublié. Je suis sankariste et il n’y a que ses idées qui pourrons nous sortir des maux dont nous souffrons aujourd’hui.

L’insurrection burkinabè est un modèle à suivre

La jeunesse burkinabè doit-elle un modèle pour le reste de la jeunesse africaine ?

L’insurrection burkinabè est un modèle à suivre. Elle est un exemple pour toute la jeunesse africaine. Personne ne viendra changer notre situation à notre place. Personne n’imaginait que l’Afrique noire pouvait se comporter comme ça. Quand il y a eu les révolutions dans les pays arabes, les gens disaient que cela ne pourrait jamais arriver dans un pays d’Afrique noire. Les Burkinabè ont réagi. Je pense notamment que ces jeunes se sont réveillés grâce aux idées de Sankara.

Comment expliquez-vous les tensions politiques actuelles dans plusieurs pays d’Afrique centrale, comme le Gabon ou la République démocratique du Congo ?

Je suis préoccupé mais je pense que le processus démocratique est en marche. Le fait que les gens manifestent et s’expriment, c’est bon signe. Nous nous sommes rapidement réveillés en Afrique de l’Ouest parce que nous avons eu Sankara dans les années 1980.

L’Afrique centrale a perdu Patrice Lumumba très tôt. S’il était resté plus longtemps et s’il avait atteint ses objectifs, je suis convaincu que l’Afrique centrale n’en sera pas là.

Que pensez-vous du rôle de la communauté internationale dans ces différentes crises politiques africaines ?

C’est une association d’amis qui agissent entre eux et qui ne tiennent pas réellement compte de la situation des peuples. Nous sommes plus nombreux que cette communauté internationale. Le réveil des peuples aura plus de force qu’elle.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 12:04

Publié le 28 Sep, 2016

Il y a deux semaines de cela, on se rappelle le Gouvernement dans une ferveur mal contrôlée avait pris des mesures pour juguler, dit-on, l’hémorragie financière que connaît le pays. Le moment d’extase passée, on s’aperçoit que non seulement les fameuses 16 mesures sont anticonstitutionnelles mais ne permettent même pas faire fonctionner l’État et payer les fonctionnaires pendant plus de 2 mois !

L’argent du Tchad et des tchadiens est ailleurs. D’abord, chez les Hinda. Cette famille, qui menait une vie ordinaire dans des conditions modestes est aujourd’hui au sommet de la plus grosse fortune du pays. Elle ne s’en prive pas de montrer avec une extravagance démesurée le train de vie que mènent les frères et sœurs de la 1ère Dame. La distribution des billets de 100 dollars aux jeunes danseuses lors du mariage de l’un des leurs restera un fait marquant dans l’histoire du Tchad. Heureusement pour les générations futures, les faits ont été enregistrés et postés dans « Youtube ».

Sans parler de tous les biens immobiliers au Tchad et en Europe en sus des comptes en France, en Suisse et ailleurs, cette famille est la propriétaire de l’une des premières sociétés cotées en bourse à Dubaï : « Alshareif General trading company, based in Dubaï, the owner is Ibrahim Hussain Burma.» les spécialistes en transactions financières savent qu’est-ce qu’une société cotée en bourse !

Lors de son passage à Kalaît à l’occasion du décès du chef de canton Borogat, Mr Deby a été interpellé par des vieux qui n’ont ni peur, ni rien à perdre ; « mon fils », avait osé l’un d’eux, « où est-ce que tu es en train de mener les Béris en particuliers et les tchadiens en général ? J’ai travaillé avec les premiers blancs arrivés à Fada, et depuis, je vois, j’écoute et j’entends, mais j’ai constaté qu’il n’y a jamais eu un « hakouma » de merde comme la tienne. » Silence de mort du coté de Deby comme celui de l’assistance. « Où est l’argent du pétrole ? » avait osé un autre du même acabit. Cette fois ci Deby trouve le souffle et ose : « tout l’argent du Tchad est entre les mains de cette femme, mais je ne peux rien faire ! » Silence de mort jusqu’à son départ.

Ainsi on aura compris une fois pour toutes qu’au palais rose c’est Hinda qui porte la culotte, mais cela n’est pas une nouveauté, ça fait longtemps que les plus avertis avaient dit que IDI est l’otage des Hinda, pire encore, son prisonnier. Selon les oreilles paraboliques tendues par les rapprochés, on entend de temps à autre des vociférations du genre « inti hawwane daa » ou même des claques qui ressemblent fortement à des « am kaaff.» les rôles ont changé, remarque-t-on. Donc l’argent des Hinda est irrécupérable. Soit !

Mais est-ce que Deby est incapable aussi de faire récupérer l’argent tenu par sa propre famille ? La dernière fois, entre 2 avions, Deby a convoqué deux de ses neveux et leur demanda de donner l’argent ; dans la hiérarchie des Itno, ces deux-là sont considérés comme appartenant au bas de l’échelle donc vulnérable à moindres frais ; à la grande surprise du sultan, les deux jeunes qui n’ont rien à perdre, paraît-il, ont d’une seule voix crié : « Mr le Président l’argent est avec les Hinda et les Bourma et avec tes frères et fils et tu le sais très bien » et claqué la porte. N’en parlons pas avec les Salaye, les Daoussa, les filles, leurs maris, les neveux, les frères des autres femmes, tout ce monde, se serait affranchi depuis longtemps des griffes du sultan ; ainsi donc le sultan est incapable de violenter sa propre famille nucléique pour récupérer l’argent volé. D’ailleurs, les mauvaises langues disent que c’est après cette claque de la famille qu’IDI s’est retourné vers les sans- carapaces en d’autres termes les nantis des autres communautés qui sont malléables et corvéables à sa guise, genres de Senoussi Taïwan et d’autres sous fifres. C’est ainsi qu’il a fait défilé nuitamment avec un revolver sur la table beaucoup de commerçants qui étaient des fervents supporteurs de son parti. Malheureusement pour le Sultan, cabri mort n’a pas peur du couteau, factures à l’appui les commerçants ont appris à leur mentor que son gendre de trésorier les a complètement et sciemment appauvris, ils n’ont en conséquence rien à donner.

Dans ces conditions, Mr Deby serait-il aussi incapable de se faire violence pour restituer l’argent que lui-même a volé ou en train de le faire ? Il est en effet listé comme le 7ème président le plus riche d’Afrique, il vient d’être désigné comme étant le chef d’Etat le mieux payé au monde en 2016 (http://fr.mediamass.net/people/idriss-deby/plus-gros-salaire.html); il est entre 2 avions toutes les semaines, et il emporte avec pas moins de 5 à 10 milliards CFA. Des sources du palais sont mordicus sur l’info : entre 1990 et les 1ères élections, Deby n’avait jamais effectué une mission avec plus de 20 millions de CFA et à la fin de la mission, soit il distribue le reliquat aux membres de la délégation soit il remet à son DAAF ; même ses déplacements dans son bled de 3 ânes, il emporte les mêmes montants sans jamais rien ramener. En plus du montant faramineux de la caisse d’avance, Deby voyage avec une suite pléthorique ; les mauvaises langues disent que lors de son dernier déplacement à New York, il était accompagné par pas moins de 80 personnes ; son cabinet est aussi pléthoriques, pas moins de 80 décrétés entre conseillers, conseillers spéciaux, chargés de mission, ambassadeurs itinérants, des marabouts, des charlatans, etc.

Ainsi donc, si Deby n’a aucun pouvoir sur sa propre personne, sur la personne de sa propre épouse et celle de sa propre famille, quel pouvoir aura- t-il, quelle autorité a-t-il pour diriger le Tchad ?

Dans un pays de droit, on demanderait à une commission rogatoire de désigner un magistrat pour constater l’incompétence et l’incapacité du sultan à gérer les affaires de l’Etat.

Il est temps qu’il dégage.

Beremadji Félix
N’djaména – Tch
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 11:45

La Faculté d'ardepdjoumal est quadrillée par la police, l'accès est interdit à toute personne même les représentants.

Le Bureau national informe les étudiants qu'il est en réunion d'urgence quelques part avec tous les représentants de sections on va vous informer dans les heures qui suivent des actions de grandes envergures.

Saddam Annour Trébo
Trésorier Général et SG par Intérim

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 11:34

le 1er octobre : Journée Internationale de la non violence : En juin 2007, l’assemblée générale de l'ONU a décidé de célébrer la Journée Internationale de la non-violence le 2 octobre de chaque année. Elle rend ainsi hommage à son ancien secrétaire général Kurt Waldheim, décédé il y a peu. La culture de la non-violence et de la paix Dans sa réflexion, l'ONU a proposé hui grands axes de travail qui sont: le renforcement…

le 1er octobre : Fête du cacao et du chocolat : c’est l’Organisation Mondiale du Cacao (ICCO) qui a institué le "Cocoa Day" pour promouvoir le travail de tous les petits planteurs dans les pays producteurs.

le 2 octobre : Fête nationale de Guinée (1958), proclamation de l'indépendance de la République de Guinée.

le 4 octobre : Fête nationale du Lesotho

le 4 octobre : Journée de la Paix et de la Réconciliation au Mozambique

le 7 octobre : Journée mondiale d'action pour le travail décent : A l'initiative du mouvement syndical le 7 octobre 2008 deviendra la Journée mondiale d'action pour le travail décent. Les syndicats et toutes les organisations œuvrant pour le travail décent dans le monde entier trouveront là une occasion sans précédent de se rallier à une large mobilisation mondiale plaçant l'homme au centre de la réflexion sur le travail. Une nouvelle…

le 9 octobre : Fête de l'indépendance de l'Ouganda

le 10 octobre : Journée mondiale pour l'abolition de la peine de mort (2003)

le 12 octobre : Fête nationale de Guinée Equatoriale

le 12 octobre : Journée de solidarité avec les peuples indiens de l'Amérique latine www.csia-nitassinan.org

du 14 au 21 octobre : semaine mondiale d’action contre la dette - Rens. Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde france@cadtm.org Site : www.cadtm.org

le 14 octobre : anniversaire de la mort de Mwalimu Julius K Nyerere (1922-1999), Père tanzanien de la nation. Mwalimu Julius K Nyerere a mené la pays à l’indépendance en 1961. Il était le représentant de la solidarité sud-sud, du mouvement des non-alignés. Il est le pionner de la culture Ujamaa (une culture des droits humains) et de l’auto-dépendance économique. Il était opposé aux conditionnalités de la Banque mondiale et du FMI et a du se retirer en 1985 quand les PAS du FMI et de la Banque mondiale ont exercé une forte pression. Il a aussi appelé les peuples du Sud à répudier les dette illégitimes.

du samedi 15 octobre au 15 novembre : Festival Alimenterre : Depuis 2007, le Festival de films documentaires ALIMENTERRE, coordonné par le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), est un événement incontournable sur les enjeux du droit à l'alimentation. Il mobilise 900 acteurs locaux engagés à sensibiliser plus de 55 700 spectateurs en France et dans 9 pays sur ces problématiques. Axée sur la thématique "Solutions pour nourrir la planète", la sélection de films 2016 met à l’honneur des héros du quotidien, paysans, populations autochtones, élus, entrepreneurs, consommateurs, issus des 4 coins de la planète qui s’engagent en faveur d’une agriculture et une alimentation durable. Vous souhaitez vous engager pour défendre l’agriculture locale et paysanne sur votre territoire ? Vous aussi, organisez une projection-débat ALIMENTERRE et rejoignez les centaines de bénévoles mobilisés sur toute la France et dans 9 pays. Au programme : des centaines d’animations tout public, des rencontres, et surtout, une multitude d’idées pour agir. , 8 films pour débattre sur les « Solutions pour nourrir la planète » Dans la catégorie long et moyen-métrage : Food Chains de S. Rawal, E. Schlosser de et avec Eva Longoria (82 min) !, 10 Billion, What’s on your plate ? de V. Turn (100 min), La guerre des graines, de S. Quillet et C. Montfort (52 min) - Dans la catégorie court-métrage : Manger c’est pas sorcier de E. Sodji (34 min), en partenariat avec l'association Oadel et Elevages sans Frontières, Pérou, la nouvelle loi de la jungle (24 min) de F. Reinhardt, R. Vargas, P. Simon et L. Fossart, en partenariat avec la Fondation France Libertés, The Change de F. Ribezzo (15 min), Les guerrières de Babassu et Liberté (7 min) de P. Redman, en partenariat avec la campagne If not us, then Who ?. - Rens. Minh Maudoux du Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) 01 44 83 88 50 et 51 info@cfsi.asso.fr ou communication@cfsi.asso.fr www.festival-alimenterre.org, www.cfsi.asso.fr, www.alimenterre.org

le 15 octobre : Journée Mondiale de la Femme Rurale. D´après la FAO, les femmes produisent plus de 50% des cultures vivrières de notre planète. En Afrique, plus de 80% des aliments sont produits par des femmes. En Asie le taux est de 60%, en Amérique Latine représente, plus du 30%. Dans le cadre de notre Campagne commune en faveur de l´AIAF, nous donnons une très grande priorité à ce sujet. Nous vous prions de nous faire parvenir, si possible, articles, documents, etc. sur les femmes rurales. Nous allons les publier dans notre Web, http://www.familyfarmingcampaign.net/ . Une sélection de ces documents sera publiée ultérieurement dans un livre. - Rens José Osaba , WRF-FRM , IYFF-AIAF Campaign Coordinator , T + 34 649 638996 osabajose@gmail.com www.familyfarmingcampaign.net www.ruralforum.net

le 15 octobre : anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara - Rens. Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde france@cadtm.org Site : www.cadtm.org

le 16 octobre : Journée internationale de Lutte pour la Souveraineté alimentaire - Rens. info@cadtm.org http://www.cadtm.org

le 16 octobre : journée mondiale de l'alimentation (création, en 1945) . Le gouvernement français a lancé, en 2013, une contribution à la journée de l'alimentation sous la forme d'une journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire. L'objectif affiché est de diviser par deux les quantités jetées. Nous ne pouvons ici que saluer cette initiative en stigmatisant les comportements des sociétés "riches" par rapport à l'alimentation ! www.fao.org

le 17 octobre : journée mondiale du refus de la misère : Le 17 octobre 1987, à l'appel du Père Joseph Wresinski, 100 000 défenseurs des Droits de l'Homme se sont rassemblés sur le Parvis du Trocadéro, à Paris, pour rendre honneur aux victimes de la faim, de la violence et de l'ignorance, pour dire leur refus de la misère et appeler l'humanité à s'unir pour faire respecter les Droits de l'Homme. Une dalle, proclamant ce message, a été inaugurée à cette occasion sur le Parvis des Libertés et des Droits de l'Homme, là où fut signée, en 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. On peut y lire l'appel du père Joseph: "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré." Depuis cette date, le 17 octobre de chaque année, les plus pauvres et tous ceux qui refusent la misère et l'exclusion se rassemblent dans le monde entier afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement pour que la dignité et la liberté de tous soient respectées : ainsi est née la Journée Mondiale du Refus de la Misère. Le 17 octobre 1992, Monsieur Javier Perez de Cuellar, ancien Secrétaire général de l'ONU, au nom d'un groupe de personnalités internationales rassemblées dans le Comité pour la Journée Mondiale du Refus de la Misère, lance un appel pour la reconnaissance du 17 octobre. Le 22 décembre 1992, le 17 octobre est proclamé Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté par l'assemblée générale des Nations Unies. Depuis, les initiatives pour célébrer cette journée n'ont cessé de se multiplier. Dans de nombreux lieux, des rassemblements se tiennent également le 17 de chaque mois. Un site à visiter : www.refuserlamisere.org

le 17 octobre : Journée d’action contre les entreprises transnationales - Rens. info@cadtm.org http://www.cadtm.org

le 17 octobre 1961, lors d’une manifestation non-violente, des dizaines d’Algériens étaient assassinés à Paris par des fonctionnaires de police aux ordres de leurs supérieurs.

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 13:49

Point de Presse donné par la C.T.D.D.H et les organisations alliées sur la situation socio économique du pays. Centre AL MOUNA samedi 24 Septembre 2016.

Mesdames Messieurs les invités. Mesdames Messieurs les journalistes.

Tous les observateurs qui suivent l'évolution de la situation socio politique de notre pays et qui avaient émis des craintes et ceux qui avaient prédit des scénarios catastrophes sont arrivés au même résultat : le Tchad s'est tout simplement arrêté. Cette fois ci, la politique de dissimulation, du mensonge, des slogans factices du genre Tchad émergeant, horizon 2025 etc. ne prend plus; même les spécialistes dont le rôle était de masquer les tares d'un Idriss Deby finissant sont à bout de souffle. Ils se sont rendus à l'évidence : le navire tchadien est en train de prendre l'eau de toute part. Ayant jeté l'éponge, ils se sont résolu à se poser la même question que tous les autres tchadiens : où est ce qu'on va maintenant? La réponse ,nous de la société civile l'avons ; nous avions sonné l'alerte et ce n'était pas pour rien que nous avions demandé la mise hors jeu des élections présidentielles de cet individu dont nous étions certains qu'il nous conduirait vers l'abîme dans lequel nous sommes entrain de tomber actuellement : le pays a touché le fond au point où en ce moment, il existe des fonctionnaires honnêtes qui ont rendu d'éminents services à l'État et qui se retrouvent avec femmes et enfants soit dans une école désaffectée, soit provisoirement chez un parent soit carrément dans la rue parce qu'ils n'avaient pas pu payer leur loyer ; il est évident que parler en ce moment d’inscrire les enfants à l’école est devenu un luxe auquel aucun fonctionnaire normal ne peut se permettre parce qu’il faut penser d’abords à leur nourriture. Nos étudiants dont le sort est lié à celui de la situation salariale de leurs enseignants peuvent dire adieu aux études ; ceux dans les universités et les écoles professionnelles à l’étranger n’ont pas d’autres ressources que de plier bagages et rentrer au pays à l’image des élèves tchadiens de l’école de télécommunication du Niger à qui la Ministre de tutelle à avoué sans sourciller qu’il n’y’aura désormais plus de bourse, il n’ya pas d’argent et le Ministère des télécommunications qui avait pourtant envoyé ces étudiants ne peut plus s’en occuper. On connait également ce qui est advenu de l’argent (900 000 000) apporté pour soit disant régler la crise des étudiants de 2IE de Ouagadougou : cet argent avait tout simplement été retourné à N’djamena et a été distribué entre les membres de la délégation et Idriss Deby. Il n’y’aura donc plus de reprise pour les élèves tchadiens de cette prestigieuse école inter états

73% des foyers à Ndjamena font un repas tous les deux ou trois jours et beaucoup d'habitants ont tout simplement quitté la ville. Au marché central de Ndjamena, obtenir la monnaie de 5 000 f est devenu impossible, il n'y'a pas d'argent et les commerçants en sont réduits a grignoter sur leur maigre capital faute de clients. L'habitant de Ndjamena qui, après avoir obtenu 1000 f CFA ,résultat de sa sortie matinale en moto et qui s'empresse d'aller faire bouillir la marmite pour les enfants est quelque fois arrêté et racketté en chemin par la police ; cette police dont les agents n'avaient pas été payés eux aussi n'hésite pas à se rabattre sur les citoyens, amplifiant du coup la colère qui est en train de se généraliser inexorablement .Les compatriotes des provinces vivent une période de famine déclarée et aucune autorité n'a daigné en parler officiellement. Heureusement que la pluviométrie, assez bonne cette année a permit a certains qui avaient cultivé de s'en sortir relativement bien mais le fait qu'ils se soient prématurément rué sur les épis pas encore très mûrs en dit longs sur leur situation. Quand aux autres, le creusage des fourmilières pour recueillir les maigres graines accumulées par ces insectes continue à constituer leur activité principale. .
L'administration n’existe plus dans le pays et parler d’une économie pour le Tchad parait déplacé tant tout ce qui caractérise ces notions n’est visible nulle part. Le pays tout entier est plus que jamais à la merci des groupes mafieux, véritables sangsues qui continuent malgré leurs immenses fortunes volées au peuple tchadien à aspirer par des canaux situés en aval, les dernières recettes administratives qui auraient échappé à leurs filets. Le réseau tissé par Salah Deby à la douane continue à fonctionner à la perfection et donc à pomper de l'argent pour la famille de Deby et celle de son épouse;

Pour ce qui concerne la Direction des impôts, les entreprises d'État préalablement arrachées à l’Etat par les parents de Deby au nom de la privatisation ne payent plus d'impôt parce qu'elles appartiennent désormais à des intouchables ; conclusion, rien ne tombe au trésor' public qui continue à être désespérément vide etc.

Chers invités !

Si on ajoute à cela les fameuses mesures stupides concoctées par des individus collaborateurs de Deby dont l'amateurisme a causé bien des torts au pays, on est obligé de craindre le pire. De toute façon, les "économies" que ces fameuses mesures (si elles arrivent à être appliquées) généreront, iront inévitablement grossir les fortunes de ses parents et beaux parents qui contrôlent en aval Le trésor public.

Quoiqu'il en soit, les travailleurs tchadiens ne sont pas prêts d'accepter de laisser Deby leur faire payer sur leurs maigres subsides l'enrichissement à coup de milliards de ses parents ponctionnés sur le bien commun qui a conduit à cette situation. Deby et ses parents se sont enrichis à plusieurs milliards en ruinant le pays et on demande aux fonctionnaires, aux décrétés et aux étudiant de payer la facture avec leurs maigres revenus déjà insuffisants ; comme pour narguer la jeunesse qui avait déjà perdu tout espoir, le ministre de l’enseignement supérieur vient d’annoncer la suppression sans vergogne, des bourses des étudiants sur toute l’étendue du territoire national. si la cherté de vie programmée et entretenue est déjà une action inhumaine, la prise de ces prétendues mesures est tout simplement criminelle. Il ne sert plus à rien d’énumérer les conséquences de la gestion calamiteuse d’Idriss Deby ; retenons simplement que cette situation nous a édifié à plus d’un titre ;
Il est désormais clair que Deby n'a plus de solution pour le Tchad et qu'il est donc temps pour lui de passer la main. Il ne sert plus à rien de nier l’évidence parce qu’il s’agit ici de l’avenir de tout un peuple ; de notre avenir. Il est désormais temps de finir avec cette comédie en posant les vraies questions dans l'optique d’un choix d’une solution radicale.

Face à cette situation donc, la C.T.D.D.H et les organisations alliées exigent solennellement de DEBY l’acceptation immédiate d’un dialogue inclusif en terrain neutre où toutes les composantes politiques, politico militaires, les représentants de la diaspora et du gouvernement ainsi que ceux des jeunes, des femmes, des agriculteurs, des éleveurs, de la chefferie traditionnelle des artisans et des artistes.

Deby doit démissionner à cette occasion au profit d’un gouvernement de transition dont la forme, la durée et les prérogatives seront définies par les acteurs en présence. Cette transition devant aboutir à des élections transparentes. En cas de refus, la C.T.D.D.H se réserve le droit de recourir à des actions citoyennes de grande envergure ; a cet égard, la C.T.D.D.H demande à ses militants de rester mobilisés en vue de répondre au mot d’ordre qui leur sera éventuellement donné.

Nous avons le devoir de sauver ce pays parce qu’il nous appartient à tous.

Nous vous remercions de votre aimable attention !

Mahamat Nour Ibedou Secretaire Général de la C.T.D.D.H.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 12:47

Le pire des scénarios s’est réalisé: Bayer rachète Monsanto pour 66 milliards de $ [=58 Mds. €]. Ceci donne naissance à celle qui est de loin la plus grande entreprise d’agrobusiness dans le monde. Sur la base des résultats financiers de 2015, les deux sociétés ont un chiffre d’affaires combiné de 23,1 milliards de dollars. Personne dans la branche ne peut les égaler. Les couples de jeunes mariés SYNGENTA / ChemChina et DUPONT / DOW suivent de loin (respectivement 14,8 et 14,6 milliards), et BASF se trouve ravalé au quatrième rang avec 5,8 milliards.

Pour les pesticides BAYER et MONSANTO ont une part de marché cumulée d’environ 25 pour cent, pour les semences agricoles génétiquement modifiées et conventionnelles une part d’environ 30 pour cent. Si on considère seulement les plants OGM, les deux entreprises combinées, avec plus de 90 pour cent, atteignent même une claire position de monopole.

« Avec l’acquisition de Monsanto par BAYER la concentration sur l’agro-marché atteint un nouveau sommet. Les éléments clés de la chaîne alimentaire sont maintenant entre les mains d’un seul groupe. Les agriculteurs doivent maintenant se préparer à des prix plus élevés et auront aussi moins de choix. En outre, le blocus de l’innovation dans ce secteur, en particulier pour les herbicides, devrait s’aggraver encore plus », a critiqué Toni Michelmann du bureau de la Coalition contre les méfaits de Bayer (CBG). L’organisation de défense des consommateurs SumOfUs prend aussi position contre l’achat de Monsanto. « Cette prise de contrôle est une menace pour notre approvisionnement alimentaire et pour tous les agriculteurs dans le monde », a déclaré Anne Isakowitsch. « Il n’est donc pas étonnant que plus de 500 000 de nos membres aient signé une pétition contre la prise de contrôle. D’autant plus choquant que l’acquisition, à l’encontre de tous les intérêts des consommateurs, semble désormais être dans le sac ».

Le mariage parfait, par Miguel Villalba Sánchez (Elchicotriste)

Michelmann a annoncé que la CBG mettrait à profit le Tribunal Monsanto prévu en octobre à La Haye pour se concerter avec les différentes initiatives Monsanto pour réorienter désormais la résistance critique en la recentrant sur Bayer. La première action commune prévue par la coordination aura lieu à la prochaine assemblée générale de la multinationale de Leverkusen le 28 avril 2017, au Parc d’expositions de Cologne. « La liste des orateurs devrait difficilement être épuisée en une seule journée. Bayer peut par précaution réserver la journée du 29 avril », conseille Michelmann à l’acteur mondial. Il a aussi évoqué une « March against Bayer » qui aboutirait à Leverkusen.

« Le groupe peut d’ores et déjà s’attendre à voir monter la pression contre lui. La pression contre une politique commerciale qui prétend lutter contre la faim, mais mise surtout sur les monocultures de soja et de maïs pour mangeoires d’élevage industriel et qui avec ses pesticides met en danger d’aussi importants pollinisateurs pour les cultures arables que les abeilles, une politique commerciale qui mise sur des technologies à risque comme les manipulations génétiques, une politique qui apporte de plus en plus de poisons dans les champs, au lieu de chercher des alternatives », affirme le chimiste. Selon la Coalition, les politiciens doivent agir. Et il ne faut pas se contenter de quelques procédures cosmétiques de la part de la Commission européenne à la Concurrence. Quelques mesurettes, comme se séparer du secteur cotonnier ou se débarrasser de certains pesticides, ne suffisent pas, en particulier vu que BASF lorgne déjà sur ce genre de produits. Le personnel politique doit aussi tenir compte de l’impact sur l’emploi et la fiscalité. Il ne faut pas que Bayer effectue des déductions fiscales pour son acquisition et que donc des villes de sites industriels se retrouvent encore plus dans la mouise. Toute tentative par l’entreprise de réduire les dettes entraînées par l’opération d’achat par des suppressions d’emplois ou des mesures de rationalisation, est également exclue d’emblée. Axel Köhler-Schnura, du CA de la CBG conclut : « La cynique partie de poker autour de Monsanto, animée par la cupidité pure, montre une fois de plus que l’alimentation du monde est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux géants de l’agrobusiness. La Coalition contre les méfaits de Bayer préconise donc de mettre ces entreprises sous contrôle social ».

CBG Coordination gegen BAYER-Gefahren/Coalition against BAYER-Dangers

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