Samedi 1 novembre 2014 6 01 /11 /Nov /2014 11:01

Le RNR salue les changements survenus au Burkina Faso.  Il s’incline devant les cadres de ces femmes et de ces hommes tombés sous les balles de la dictature en émoi.

Nous souhaitons un prompt  rétablissement des blessés au cours de ces événements. En outre, que la paix sociale soit rapidement rétablie dans le pays.

Au Dictateur tchadien Idriss Deby, nous l’invitons à réfléchir sur ce qui vient de se passer au Faso et nous l’appelons à anticiper son départ du pouvoir, afin que l’histoire ne l’attrape pas comme au Burkina Faso ou en Tunisie.

Au peuple tchadien et à la jeunesse tchadienne, nous l’invitons à méditer les leçons que vient d’adresser aux peuples africains la jeunesse et le peuple burkinabé. Jeunesse tchadienne  l’avenir est à vous.

                                                               Ahmet Sidi .

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Samedi 1 novembre 2014 6 01 /11 /Nov /2014 09:54

Chute de Compaoré, un espoir pour le Burkina et pour l’Afrique

Enfin ! Celui qui se croyait indéboulonnable vient de tomber. Malgré le soutien de forces réactionnaires, tant au Burkina qu’à extérieur du pays, Blaise Compaoré est balayé, contraint à la démission. Le peuple a fait preuve d’un grand courage. Il paie le prix cher, plusieurs dizaines de manifestants sont tombés sous les balles assassines de la garde prétorienne, formée, armée, faut-il le rappeler, avec le soutien de la France.

Ce soulèvement représente un espoir pour les peuples d’Afrique et du monde. Il est une démonstration – une de plus – de la capacité des mobilisations populaires à déplacer des montagnes. Une confirmation également que les luttes qui jalonnent toute l’histoire de la Haute-Volta devenue Burkina, ne sont pas vaines. Elles constituent un terreau fertile qui ne demandait qu’à fleurir, même après 27 ans d’une trop longue parenthèse.

Un espoir également que la vérité éclate enfin concernant les crimes commandités par Blaise Compaoré au Burkina et dans la sous-région. Cela vaut bien sûr pour l’assassinat de Thomas Sankara et de Norbert Zongo. Mais aussi pour les responsabilités dans les manœuvres de déstabilisation sur le continent menées en complicité avec des puissances occidentales, France en tête, qui ont produit des effets meurtriers notamment en Sierra Leone, au Libéria et en Côte d’Ivoire. Des instruments pour cela existent en Afrique. Il y a la justice burkinabé, il y a aussi la Cour de Justice de la CEDEAO ou la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples dont le protocole a été adopté le 9 juin 1998 à Ouagadougou au Burkina Faso. Des ONG et des citoyens peuvent y déposer des plaintes.

La période de transition qui s’ouvre est un véritable défi. Les anciens piliers du régime militaire et du clan au pouvoir voudraient garder la main. Une grande responsabilité repose sur les épaules des Burkinabés pour écrire, avec la plus grande vigilance, une nouvelle et belle page de l’histoire du « pays des hommes intègres » et du continent africain. Les communistes français apportent leur soutien au peuple et aux forces de progrès burkinabé en vue de cet objectif.

Paris, le 31 octobre 2014 Parti communiste français

*

http://eelv.fr/2014/10/31/eelv-appe...

EELV

31.10.14 - 17h27

EELV appelle à une transition démocratique et pacifique au Burkina Faso

Suite aux événements dramatiques du 30 octobre, EELV souhaite exprimer sa sympathie et sa solidarité au peuple burkinabé et appelle de ses vœux à voir s’engager une transition démocratique et pacifique au Burkina Faso.

La répression des forces de l’ordre a selon le dernier bilan causé entre 3 et 20 morts et fait plusieurs dizaines de blessés. En cause, le projet de révision de la Constitution présenté par le gouvernement en vue de permettre à l’actuel président de la République, Blaise Campaoré, au pouvoir depuis 27 ans suite à un coup d’Etat marqué par l’assassinat de Thomas Sankara, de se présenter pour un troisième mandat aux élections présidentielles de l’an prochain en modifiant l’article 37 de la Constitution.

Cela fait maintenant plusieurs mois que les manifestations de protestation populaires et spontanées, notamment le 23 août dernier, se multiplient suite aux velléités anti-démocratiques de repousser la limitation du nombre de mandats présidentiels.

EELV déplore donc l’acharnement du camp présidentiel de vouloir procéder à une modification de la Constitution massivement rejetée par une large part de la population et ayant, par conséquence, toutes les chances de provoquer une grave crise sociale et politique et de mettre à mal l’unité nationale.

EELV appelle le gouvernement français à soutenir les aspirations profondes du peuple burkinabé et à ne pas répéter les erreurs du passé en cessant notamment de détourner les yeux des maux dont souffre ce peuple, maux dont l’origine réside largement dans la gestion autoritaire du pouvoir de Blaise Campaoré, loin des standards démocratiques et de bonne gouvernance.

Une attention sérieuse et vigilante de la France, mais aussi de l’Union européenne, de l’Union africaine ainsi que de l’ensemble de la communauté internationale, est d’autant plus importante que, dans les deux prochaines années, pas moins de cinq pays africains (République Démocratique du Congo, Rwanda, Congo Brazzaville, Burundi, Bénin,…) ont des échéances électorales présidentielles en ayant à leur tête des chefs d’Etat ne pouvant en principe plus se présenter mais tentés, par des moyens divers, de lever la limite constitutionnelle du nombre de mandats qui leur est imposée.

Dans ce moment d’incertitude politique, la France et l’Union européenne peuvent aider le Burkina Faso à devenir un pays enfin pleinement indépendant. Cela passe par un engagement fort de l’Union européenne pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre lors des deux prochaines COP sur le climat à Lima (2014) et à Paris (2015), afin de rendre le Sahel plus vivable et plus fertile. Cela passe par une révision drastique des accords de partenariat économique UE-ACP qui achèvent d’affaiblir l’agriculture paysanne burkinabé. Cela passe par un soutien au mouvement populaire qui manifeste chaque jour sa volonté d’alternance dans le pays, ainsi qu’au processus démocratique en vue de l’organisation de prochaines élections où les mouvements écologistes burkinabé prendront toute leur part.

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

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Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 10:59
Au Burkina-Faso, Blaise Compaoré renoue avec la tradition de modifier la Constitution afin de rester au pouvoir. Les manifestations contre ce projet se multiplient, la tension monte et une répression est à craindre. La France, qui a soutenu le pouvoir du « beau Blaise » 27 ans durant, doit condamner publiquement ce coup d'état constitutionnel et cesser toute coopération policière et militaire avec le régime. Arrivé au pouvoir par l’assassinat de Thomas Sankara en 1987, le très françafricain Blaise Compaoré n’entend pas quitter son fauteuil de président-dictateur du Burkina Faso. Après des mois de faux suspens, il a levé le voile le 21 octobre dernier sur sa volonté de réviser la Constitution de 1991, pour que soit supprimée la limitation à deux mandats présidentiels. Il faut dire que le régime est expert en tripatouillage constitutionnel : la limitation du nombre de mandats avait ainsi été supprimée en 1997, pour être réintroduite en 2000, en même temps que l’abandon du septennat au profit du quinquennat, entré en vigueur en 2005. Compaoré trouve ainsi toujours une argutie juridique pour se présenter : en 1991 comme président du Front populaire du Burkina Faso ; en 1998 pour son second septennat ; en 2005 et en 2010 pour son premier puis son second quinquennat, qui arrivera à terme en 2015. D'où la nécessité pour lui, de faire voter ce 30 octobre par les 2/3 des députés burkinabè une loi de révision constitutionnelle puis, en cas d'échec, d'organiser un référendum tout aussi bidon que sa dernière élection présidentielle [1]. La première décennie de son pouvoir est marquée par une série d’assassinats politiques (dont le plus emblématique, celui du journaliste Norbert Zongo en 1998, dont les responsables n’ont toujours pas été inquiétés), et ses 27 ans de règne sont émaillés d'opérations de déstabilisation dans la région. Son clan a notamment soutenu activement les milices de Charles Taylor au Liberia et en Sierra Leone, participé à des trafics de diamants au profit du mouvement rebelle angolais UNITA, abrité plus récemment les « rebelles ivoiriens » emmenés par Guillaume Soro avant qu’ils ne déclenchent la guerre dans leur pays, et joué un rôle trouble vis à vis de certains groupes armés qui ont occupé le nord du Mali à partir de début 2012. Mais, en pilier régional de la Françafrique, Blaise Compaoré a su redorer son image à l'international, y compris grâce à des alliées au sein du Parti socialiste telles que Ségolène Royal et Elisabeth Guigou [2]. Une relative liberté d'expression et un multipartisme de façade l'ont rendu prétendument fréquentable, tandis que ses soutiens au sein de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), à laquelle il appartient, et l'Association d’amitié France-Burkina, disparue récemment avec son créateur Jean Guion,ont redoublé d'efforts pour forger en France et à l'international l’image d’un homme de paix. Il a ainsi été choisi pour être le médiateur de crises politiques au Togo, en Guinée, et même en Côte d’Ivoire et au Mali où il a pourtant soutenu des belligérants. Et, sur fond de crise malienne, il a été reçu à l'Elysée dès le 18 septembre 2012 par un François Hollande déjà soucieux d'enterrer le changement [3]. Mais au Burkina Faso, les mouvements sociaux n'ont eu de cesse de se structurer et de se renforcer, pour s'opposer au pouvoir à vie auquel prétend Blaise Compaoré. En particulier, après les manifestations contre la vie chère en 2008, une explosion de colère populaire avait menacé le régime en 2011 [4], amenant même Alain Juppé, alors ministre français des Affaires étrangères, à déclarer, en référence à la révolution tunisienne, que le régime burkinabè devrait « [tenir] compte de ce qui se passe ailleurs car les mêmes causes produisent les mêmes effets » [5]. Pure langue de bois, pendant que, à l'instar de ce que Michèle Alliot-Marie avait proposé pour sauver le pouvoir de Ben Ali en Tunisie, les autorités françaises ont poursuivi leur coopération pour le « maintien de l'ordre » avec Ouagadougou. On apprenait ainsi qu'en 2011, la France disposait toujours sur place de « 9 militaires de l’Armée de Terre, la plupart détachés auprès des Forces Armées Nationales », et octroyait une aide directe sur le volet militaire (dépenses d’équipement et d’infrastructure, formation des cadres) d'environ 1,2 million € par an, sous la houlette de la Direction de la Coopération de Sécurité et de Défense [6]. Une aide fournie sous l'habillage d'un maintien de l'ordre nécessaire au processus démocratique, mais en réalité indispensable au régime pour mater d'éventuels mouvements populaires. L'année dernière, l'hebdomadaire Jeune Afrique expliquait ainsi comment, du fait de tensions croissantes liées au projet de révision constitutionnelle, le gouvernement burkinabè, aidé par la France et les Etats-Unis, avait investi 15,2 millions d’euros « pour réorganiser et équiper la police » et qu’ « une unité de force spéciale [était] en cours de création avec le soutien du Raid français » [7]. Le régime avait vu juste : depuis le début de l'année, plusieurs manifestations ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes, jusqu'au mois de septembre. Depuis cette semaine, et l'officialisation de ce projet de tripatouillage constitutionnel, la contestation se cristallise, avec une première manifestation rassemblant le 28 octobre des centaines de milliers de burkinabè déterminés à s'y opposer, et la promesses d'actions de blocage et de désobéissance civile dans les prochains jours. La colère est sur le point d'exploser, et une répression violente est à craindre. Après avoir soutenu Blaise Compaoré dans son putsch de 1987 et durant ses 27 ans de règne, les autorités françaises, qui ont fait du Burkina Faso un des maillons de leur « lutte contre le terrorisme » au Sahel, en installant à Ouagadougou la principale base des forces spéciales et en intégrant le pays dans la zone d'intervention de l'opération « Barkhane », ont donc une responsabilité particulière dans ce qui va se passer dans les prochaines semaines. L'association Survie exhorte donc le gouvernement français à dénoncer publiquement ce projet de révision constitutionnelle, sans équivoque [8], et à cesser toute coopération policière et militaire avec le régime, et appelle à rejoindre la manifestation unitaire organisée devant l'ambassade du Burkina Faso à Paris ce jeudi 30 octobre de 16h30 à 19h. Contact presse Ophélie Latil 01 44 61 03 25 ophelie.latil@survie.org Plus d'informations sur www.survie.org
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Jeudi 30 octobre 2014 4 30 /10 /Oct /2014 10:07

press release

By Jen Psaki

Washington, DC — Department Spokesperson, Office of the Spokesperson

The United States is concerned by the spirt and intent behind a draft National Assembly bill in Burkina Faso to amend the constitution to allow the term-limited incumbent president to run for an additional five-year term. As the Burkinabe National Assembly prepares to consider the proposed constitutional changes, the United States emphasizes that constitutionally mandated term limits provide an important mechanism to hold heads of state accountable, ensure peaceful and democratic transfers of power, and give new generations the opportunity to compete for political office and elect new leaders. We urge all involved, including Burkina Faso's security forces, to adhere to non-violence, and to debate this issue in a peaceful and inclusive manne

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Mercredi 29 octobre 2014 3 29 /10 /Oct /2014 14:58

27 Octobre 2014

Imposé à son peuple par ses sponsors et promoteurs français, Idriss Deby s’interpose et s’improvise en médiateur dans le conflit qui oppose le groupe islamiste Boko-Haram aux autorités nigérianes grâce à la même France.

En effet, pyromane de son état, Idriss Deby est à l’origine de nombreux foyers et des conflits armés qui moussent le continent : Soudan, Libye et RCA et Nigéria tous pays limitrophes du Tchad.

Pourquoi fait-il ça ?

Parce que dans l’argumentaire développé par les tenants du régime de Ndjaména, dans la sous-région, seul, le Tchad est stable politiquement et demeure un havre de paix. Ces allégations fausses et non-objectives sont des véritables propagandes politiques qui visent à faire croire à l’opinion publique en général que rien ne peut se faire sans les autorités tchadiennes en termes de résolutions des conflits en Afrique.

Pour les observateurs tchadiens les éclairés, le régime de Ndjaména est bel et bien derrière Boko-Haram dont les ramifications se trouvent au Tchad.

Comment peut-on expliquer le mouvement islamiste constitué d’une bonne poignée d’individus armés des AK47 et des bazookas met en difficulté une armée nigériane réputée aguerrie pour ses interventions en zones de conflits dans le cadre des missions de la paix de l’ONU et de l’UA ?

Par exemple au Darfour, ce sont les troupes nigérianes qui ont assuré la sécurité et s’interposent entre les belligérants soudanais.

Le Cameroun dont l’armée est aussi bien équipée et formée peine à se protéger contre les multiples entrées des djihadistes.

Le Tchad comme les autres pays de la sous-région, souffre aussi de la porosité de ses frontières, mais, n’a jamais été inquiété une minute par ces talibans africains. Ce qui accrédite la thèse selon laquelle, le mouvement islamiste nigérian et la bénédiction de Ndjaména.

Aujourd’hui, contre toute attente, Idriss Deby décide d’entreprendre une médiation entre Boko-Haram et le gouvernement central nigérian sur fond de lourd soupçon qui pèse sur sa responsabilité toute entière dans la déstabilisation de son voisin.

C’est à la France et à la communauté internationale d’apprécier le jeu trouble du régime tchadien au niveau de la sécurité et de la lutte contre le mouvement djihadiste et terroriste en Afrique.

A suivre………….

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