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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 19:13

Publié le 29 juin, 2015

Interrogations et supputations n’ont cessé d’envenimer et d’embaumer le climat politique depuis les évènements du 15 juin 2015. De l’avis unanime, le gouvernement ne met pas beaucoup d’effort pour retrouver les auteurs, les complices et rétablir la vérité sur ce qui s’est réellement passé à N’Djamena et corrélativement un état d’esprit est en train de s’installer ; malheureusement mais petit à petit fortement et avec insistance : les tueries du 15 juin ne sont le fait de Boko Haram ! Pour le lambda tchadien, il y a quelque chose qui cloche au sommet de l’Etat. Et des rumeurs pour le moins étonnantes sont venues corroborer cet état d’esprit.

Selon la dernière persistante à N’Djamena, au lendemain des tueries, des enquêteurs de l’ANS en collaboration avec des coopérants techniciens, auraient arrêté des individus suspects qui transportaient du matériel interdit (de la poudre explosive du même genre que celle utilisée par les terroristes). Contre toute attente les patrons de l’Agence piquent des crises des nerfs, engueulent proprement les auxiliaires qui ont osé transgresser les consignes en prenant des initiatives personnelles ; ils libèrent donc les prévenus et dessaisissent le dossier des enquêteurs. Ceux-ci, infatigables grattes papiers, s’arrangent à envoyer un rapport à la présidence, lequel rapport fut intercepté au niveau du Cabinet et bloqué. Mais les enquêteurs sont têtus, ils arrivent à glisser le rapport sous le grand boubou d’un des nombreux visiteurs nocturnes d’IDI. Ayant pris connaissance, IDI pique à son tour une crise – naturellement pour des raisons différentes – et convoque une réunion réunissant tous les responsables des services des renseignements. C’est la fameuse réunion du 24 juin où il a partagé comme à l’accoutumée des injures, des insultes, des coups des pieds, de cendrier etc., pour finalement promettre leur renvoi définitif. Depuis cette réunion, paradoxalement la tension a baissé d’un cran et les contrôles ont subitement diminué d’intensité.

Quant aux différentes victimes des explosions, personne n’a trouvé utile de s’en charger. Les blessés sont à la charge des familles, pas d’un brin de consolation aux parents de victimes. Tous les regards sont tournés vers le palais rose qui garde un mutisme coupable. Cela donne du sel aux supputations que les kamikazes auraient été identifiés, que c’étaient des petits élèves d’un « mabrouka » non loin de N’Djamena, que le grand et gros homme qui apparaît dans la vidéo de surveillance et qui a l’air de convoyer le kamikaze et qui a complètement disparu de l’écran, cet homme serait un visiteur nocturne de l’ANS. Et ca continue, et ca paffe, jusqu’à ce que la vérité éclate ou soit étouffée définitivement.

Correspondance particulière.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 12:31

Publié le 26 juin, 2015

L’expulsion de N’Djamena, capitale tchadienne, de Laurent Correau, journaliste de RFI, mardi 23 juin, dans la soirée, par des hommes supposés appartenir à la Police des airs et des Frontières (PAF), suscite des réactions en France. Un député français réclame des explications du Tchad, sans délai.

Laurent Correau a été expulsé, mardi 23 juin 2015, de la capitale tchadienne par des agents de renseignements et de la sécurité tchadiens mandatés à un niveau élevé de la hiérarchie de l’Etat. Ce, après avoir été giflé en présence du défenseur des droits de l’Homme Reed Broody, directeur pour l’Afrique de l’organisation Human Rights Watch. Ces conditions violentes et brutales d’expulsion du journaliste français ont suscité indignation et diverses réactions.

Selon le ministre tchadien de la Communication, Hassan Sylla Bakari, le journaliste français n’avait pas reçu une accréditation écrite avant de commencer à travailler même s’il est entré légalement. Ce qui explique son expulsion du pays. « Faux », rétorque, Laurent Correau qui affirme avoir reçu une autorisation verbale. Argument jugé juridiquement léger par les autorités tchadiennes qui ont fini par l’expulser manu militari.

En France, des voix se sont levées pour protester et réclamer du Tchad des explications. C’est le cas notamment Philippe Baumel, député socialiste de Saône-et-Loire, membre de la commission des Affaires étrangères dont la position est sans appel. « J’ai appris que le gouvernement avait demandé des explications au gouvernement tchadien. Mais de toute façon, on ne peut pas justifier de l’expulsion ex abrupto sans explication d’un journaliste qui ne fait que faire son travail et qui doit le faire en toute liberté ou alors il faut lui opposer de réels motifs ».

L’ambassadrice de France ignorée

Cette expulsion du journaliste français Laurent Correau s’est faite devant Evelyne Decorps, ambassadrice de France au Tchad. Elle a été empêchée par les agents de savoir ce qui s’est passé. Mais pour le député socialiste, il faut qu’elle soit aussi reçue. « Il faut accepter aussi de recevoir l’ambassadrice qui est venue à sa rencontre pour essayer d’avoir des explications. L’ambassadrice de France n’a été écoutée par personne. Donc là, il y a quelque chose d’inacceptable qui s’est produit à plusieurs niveaux. En matière de la liberté de la presse mais aussi en ce qui concerne des relations entre les deux pays ».

Le Tchad doit des explications à la France

« Sincèrement, avec le Tchad, nous sommes alliés notamment sur la lutte contre Boko-Haram et la lutte contre les extrémistes en général. Donc aujourd’hui, voir le Tchad se refermer de cette façon là, ça pose au moins de grosses interrogations. Il faut qu’on obtienne ces explications. Si on ne les obtenait pas dans un délai rapide à ce moment, cela, je pense, aura des conséquences sur les relations bilatérales », lance Philippe Baumel, auteur d’un rapport parlementaire sur la politique africaine de la France.

L’arrivée de François Hollande au pouvoir en France avait suscité un espoir chez les forces démocratiques de l’opposition au Tchad. Mais depuis l’alliance entre la France et le Tchad dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Sahel, les revendications démocratiques de l’opposition tchadienne ne sont plus les préoccupations de Paris. Pour souvent éviter de heurter le Président tchadien, les autorités françaises sont accusées de faire table rase des reproches sensibles sur le Tchad. A l’instar de l’affaire de l’opposant emblématique tchadien, Ibni Oumar Mahamat Saleh, assassiné en 2008, alors que les éléments de la garde présidentielle d’Idriss Deby sont pointés du doigt dans ce meurtre .

A l’époque, l’Assemblée nationale française avait adopté une résolution pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire qui devrait se rendre au Tchad. Sans suite. Au Tchad, il se susurrait que la procédure avait été bloquée du fait qu’Idriss Deby s’y était opposé. Et que la France ne pouvait que « se taire devant la volonté de l’allié tchadien ».

Cette fois-ci, sans explications du Tchad dans l’affaire de l’institution française, RFI, représentée par son Envoyé spécial Laurent Correau, tabassé avant d’être expulsé manu militari, que va-t-il advenir entre Paris et N’Djamena ?

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 19:48

Laurent Correau était à Ndjamena pour préparer une série de reportages à l'occasion de l'ouverture du procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré prévue le 20 juillet à Dakar.EU-AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Laurent Correau, envoyé spécial de Radio France Internationale à Ndjamena, a été expulsé ce mardi soir. Interpellé sans ménagement à son hôtel par deux agents de la police des airs et des frontières, il a été conduit aussitôt à l'aéroport et contraint de monter dans un avion à destination de Paris. Laurent Correau était au Tchad pour préparer une série de reportages à l'occasion de l'ouverture du procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré prévue le 20 juillet à Dakar.

Il est 22 h quand deux hommes déclarant être des agents de la police des airs et des frontières se présentent à l'hôtel où est descendu Laurent Correau. Le journaliste de RFI est attablé au restaurant avec Reed Brody, porte-parole de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch. Selon les témoins de la scène, les deux policiers signifient à Laurent Correau son expulsion du territoire tchadien, sans fournir d'explication ni de document officiel.

Le journaliste tente de passer plusieurs coups de téléphone, les agents s'impatientent. Ils finissent par présenter un badge que Reed Brody tente de prendre en photo. C'est alors que le ton monte : Reed Brody est giflé, Laurent Correau aussi. Les deux agents le conduisent alors, sans ses lunettes, perdues dans l'incident, à l'aéroport.

Des reportage sur l'ancien régime d'Hissène Habré

Notre envoyé spécial, Laurent Correau, était arrivé dans la capitale tchadienne jeudi soir. Le lendemain matin, il s’était rendu au secrétariat général de la Communication pour accomplir les formalités d’accréditation. Sur place, assure-t-il, les responsables du ministère lui avaient alors donné leur feu vert pour commencer à travailler. Laurent Correau a donc entamé ses reportages : pendant quatre jours, il a rencontré des victimes du régime Hissène Habré et des acteurs influents des années 80. « J'ai pu travailler normalement », précise Laurent Correau.

Motif admnistratif

Avant l'expulsion, l’ambassadrice de France, qui s’est présentée à l’aéroport, a pu apercevoir notre confrère, mais pas lui parler. A minuit, l'avion d'Air France quitte Ndjamena avec notre envoyé spécial à bord.

La direction de RFI s'indigne et proteste contre cette expulsion pour laquelle aucun motif n'avait été avancé le soir même. Ce mercredi, les autorités tchadiennes disent que Laurent Correau n'avait pas de papier officiel l'accréditant et qu'une autorisation orale n'était pas suffisante. Elles expliquent aussi que si cette expulsion a été musclée, c'est à cause la « résistance vigoureuse » qu’aurait opposé le journaliste.

Cette expulsion qui a déjà suscité des réactions en France. Pour le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, « un journaliste doit pouvoir faire son métier, il doit être respecté. Il y a des règles et à chaque fois qu’il y a ce type de problème, nous devons avoir la même réponse : nous n’acceptions pas la violence contre les journalistes. Le gouvernement français condamne ces violences ».

Je suis arrivé jeudi dernier au Tchad et dès vendredi, j'ai effectué les procédures habituelles d'enregistrement. Les autorités m'ont alors indiqué clairement que je pouvais commencer à travailler en attendant de recevoir le document officiel.

Laurent CorreauJournaliste de RFI

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 14:24

Anniversaire, commémoration, journées mondiales …

le 21 juin : Fête de la musique

le 25 juin : Anniversaire de l'indépendance du Mozambique (1975)

le 26 juin : Fête de l'indépendance de Madacascar

le 26 juin : Journée internationale des Nations Unies pour le soutien des victimes de la torture

le 26 juin : Signature en 1945 de la charte des Nations unies

le 27 juin : Fête nationale de Djibouti

le 30 juin : Fête de l'indépendance de la République Démocratique du Congo (RDC)

le 1er juillet : Fête nationale du Burundi (1962)

le 1er juillet : Fête nationale du Rwanda

le 5 juillet : Fête nationale du Cap Vert

le 5 juillet : Fête nationale de l'Algérie : L'indépendance de l'Algérie a été proclammée le 5 juillet 1962 après l'achèvement de la guerre de libération nationale

le 6 juillet : Fête de l'indépendance du Malawi

le 6 juillet : Fête nationale des Comores

le 12 juillet : Fête nationale de Sao Tomé et Principe

le 23 juillet : Fête nationale d'Egypte

le 26 juillet : Fête de l'indépendance du Libéria

le 30 juillet : Célébration Trône du Roi du Maroc

le 31 juillet : Journée Internationale de la Femme Africaine promulguée par l’ONU et l’OUA Le 31 juillet 1963

Actions situées en région parisienne

du vendredi 19 à 10h au mardi 30 juin : Grande marche à pied (180k) en Ile de France contre les viols massifs et syqtématique en république Démocratique du Congo et toutes les violence faites au femmes : Départ devant le Ministère des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes 17 avenue Duquesne 75007 Paris à 10h00, pour une destination finale le 30 juin à L'Hôtel de Ville avec la Maire de Paris Mme Anne HIDALGO, la ministre de la Justice Mme Christine TAUBIRA et d'autres personnalités politiques, Résistants combattants(es), médicales, culturelles, artistiques, sportives, les Briseurs de silence, activistes des Droits de l'homme, Enseignements, associatives et les médias. Durant cette marche nous parcourons les villes suivantes : Paris, Neuilly, Courbevoie, la Défense, Puteaux, Suresnes, Saint-Cloud, Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Vanves, Malakoff, Châtillon, Montrouge, Arcueil, Gentilly, Choisy-le-roi, Villejuif, Vitry-sur-Seine, Ivry-sur-Seine, Charenton-le-Pont, Saint-Maurice, Joinville-le-Pont, Nogent/Marne, Fontenay/bois, Vincennes, Montreuil, Bagnolet, Les Lilas, Pré-st-Gervais, Pantin, Aubervilliers, La Courneuve, St-Denis, Stains, Gennevilliers, Asnières-sur-Seine, Clichy-la-Garenne, Levallois-Perret.... Contacts : 06 11 77 64 08, 07 58 09 00 72, 06 60 07 47 88, 06 52 35 38 59, 06 70 47 62 63

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 18:46

Invité Afrique

Roland Marchal: au Tchad, la gouvernance doit «changer»

Par Olivier Rogez

Diffusion : mercredi 17 juin 2015

Ndjamena est en état d’alerte depuis deux jours suite au double attentat qui fait 24 morts dans un commissariat et une école de police. D'après les autorités, quatre terroristes sont également morts lors des opérations. Le Tchad accuse Boko Haram et doit désormais veiller à éviter une déstabilisation de l’intérieur. Comment y parvenir ? Quelle réponse apporter à cette situation ? Olivier Rogez reçoit le chercheur au Ceri-Sciences Po, Roland Marchal.

RFI : Ce double attentat de Ndjamena traduit les failles du système de sécurité du Tchad. Est-ce que ces failles sont inquiétantes ?

Roland Marchal : Ces attentats posent deux questions. Comment cela a été organisé et quel type de faille, quel type de faiblesse on peut identifier dans le système sécuritaire tchadien, qui, comme on le sait, sait s’acharner sur les journalistes et les parlementaires de l’opposition, mais aurait manqué son coup ? Mais on peut aussi se poser une autre question très importante : dans quelle mesure cet attentat a été préparé à Ndjamena, ou au contraire, est-ce que l’on a à faire à des gens qui ont passé la frontière, qui sont venus par le lac et qui auraient été capables de projeter une équipe qui a mené ces deux attentats-suicide ? Suivant les scénarios de l’attentat, on pourra évidemment repérer quel type de faiblesse et jusqu’à quel point, il était possible d’arrêter ces attaquants avant qu’ils ne sévissent.

Comme le disait sur RFI le secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), le Tchadien Ahmad Allam-Mi, il est plus que jamais nécessaire de renforcer la coopération des services de renseignements des pays de la région Cameroun-Nigeria-Tchad ?

Evidemment, il faut renforcer cette coopération. Mais il faut aussi que le gouvernement tchadien se décide à traiter ce problème-là comme on essaie à le traiter ailleurs. C’est-à-dire de se demander d’abord si c’est la projection d’une équipe et donc d’une certaine façon Boko Haram peu présent et qui n’a pas de véritable réseau sur le territoire tchadien et à Ndjamena. Ça, c’est une option. Il y a une autre option qui est évidemment plus difficile, qui est d’imaginer que Boko Haram est en train de se construire une base sociale au Tchad même et mène cet attentat dans le cadre de cette construction comme on le voit dans d’autres pays. J’ai en tête le Kenya.

Le gouvernement tchadien évoquait dès hier des cellules dormantes. Selon vous, y aurait-il des cellules dormantes de Boko Haram dans Ndjamena ?

Tout le monde en parle. Mais une chose est d’en parler et une autre chose est de les identifier. Beaucoup plus de cellules dormantes, qui seraient quelques individus ou quelques dizaines d’individus, ma peur c’est que ce soit quelque chose d’un peu plus substantiel avec des gens qui sont des membres actifs et d’autres qui sont des soutiens plus passifs, mais qui permettent finalement à des membres de l’organisation de monter une opération comme celle-là qui est quand même assez impressionnante.

Cela signifierait que Boko Haram aurait recruté des Tchadiens, comme par le passé il a recruté des Camerounais ?

Pour moi, c’est la véritable interrogation et savoir si ces Tchadiens sont simplement des individualités ou si au contraire, il y aurait un véritable mouvement dans certaines couches de la population, certainement limité, en faveur de ce mouvement-là. Et dans ce second scénario, il est évident qu’il faut autre chose que de la sécurité. Il faut faire un peu de politique. C’est quelque chose que le régime tchadien a beaucoup de difficultés à faire, mais c’est quand même en regardant les revendications de ces gens-là, en se posant le problème de comment éviter une radicalisation qu’on pourra éviter de futurs affrontements. Est-ce que le gouvernement tchadien est prêt à faire ce pas politique qui n’est pas simplement de taper, mais de réfléchir ? Dans le passé, il n’a pas montré une très grande disponibilité à ça, mais peut-être son expérience au Mali notamment devrait l’inciter à réfléchir à deux fois, et peut-être à travailler à la fois sur le politique et le civil, et à la fois sur le sécuritaire.

Vous évoquiez le passé. Depuis quelques années déjà, on assiste à une progression de l’idéologie véhiculée par Boko Haram. Quelle est la réponse qu’ont apportée les autorités à cette progression de l’idéologie Boko Haram ?

La question qui se pose par exemple dans la région du lac Tchad, c’est que les communautés qui sympathisent avec Boko Haram sont aussi des communautés qui ont été délaissées depuis plus de 30 ans, donc bien avant que Idriss Déby vienne au pouvoir. Là, il faut avoir ce qu’on appellerait ailleurs des programmes de contre radicalisation ou de stabilisation. C’est-à-dire dépenser de l’argent pour du développement, puisque c’est effectivement des zones extrêmement pauvres. C’est à la fois très peu de chose, mais en même temps, on sent que le régime tchadien n’a pas une très grande habitude de s’intéresser à des populations qui sont démunies et qui n’ont pas un rôle vital dans la régulation du pouvoir politique ou du pouvoir militaire.

Est-ce que ce double attentat va remettre en cause la détermination d’Idriss Déby à mener le combat contre Boko Haram en terre nigériane notamment ?

Non. Idriss Déby est d’abord un militaire. Donc, il sait que la guerre, on ne la mène pas sans perte. Et il y a une humiliation du pouvoir tchadien. Evidemment, la réponse sera de taper plus fort. Le Tchad illustre à la perfection le manque de toutes les politiques contre le terrorisme sur le continent africain à l’heure actuelle, de la Somalie au Mali, et on se dit que finalement plus on tapera, plus ces questions-là n’auront pas d’importance. Ce n’est pas vrai, on le voit au Mali et hélas si le président Déby ne prend pas les bonnes décisions, on le verra demain au Tchad.

Le Tchad pourrait connaître le même sort que le Mali ?

On n’y est pas. Le Tchad a beaucoup de problèmes. Mais certainement pour éviter une crise de ce genre-là, il va falloir quand même changer la gouvernance au Tchad, l’améliorer, soit s’occuper des populations et pas simplement de ceux qui sont au pouvoir et pas de simplement leur communauté.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 23:43

Les Brèves de N’Djamena: Interrogations, interrogations et interrogations…

Publié le 17 juin, 2015

Trois jours après les évènements dramatiques que le pays a connus il serait certes malsain de faire place aux interrogations, aux spéculations et autres constats, tant le sang des compatriotes injustement assassinés par des obscurantistes aveuglés et les larmes des parents meurtris par le chagrin ne se sont pas encore asséchés. Cependant il y a tant d’incohérences et d’attitudes inappropriées de la part des autorités du pays qu’on serait obligé de s’arrêter sur un certain nombre des faits troublants.

L’attitude la plus bizarre pour ne pas dire la plus ecoeurante est certainement celle de Deby lui-même. En effet IDI a trainé les pattes pour ne rentrer que 24h après la fin du sommet et presque 36h après les évènements sans aucune réaction publique de sa part, laissant ses collaborateurs patauger dans une cacophonie indescriptible qui frise l’amateurisme et l’incompétence. Ses premières paroles et son attitude ne le sont pas moins. Lui qui, d’ordinaire pour des faits anodins ou évènements de moindre importance que ceux que viennent subir les tchadiens ne pouvait jamais contenir sa colère ; il s’enflammait, s’agitait, dérapait en actes et paroles, vilipendait ses plus proches collaborateurs, comme on dit au village, « sur son visage on pourrait cuir des œufs ». Or il était hier à son arrivée d’un calme herculéen et inhabituel avec un visage impassible et inexpressif. En déclarant péremptoirement à son arrivée qu’il n’est nullement surpris de ces actes et au contraire il s’y attendait, IDI a choqué amèrement l’opinion tchadienne en générale et la pauvre population ndjaménoise en particulier. Si tel est le cas, pourquoi alors le gouvernement n’a-t-il pris aucune mesure qui s’imposerait ? La réponse fut donnée par l’éditorialiste de TV5 dans son édition du 16/06/15 dans le journal du 19h; en effet celui-ci disait en somme que « les ressources financières du pays sont accaparées par la famille du Président et celle de sa belle-famille qui utilisent beaucoup pour museler l’opposition de l’intérieur que de s’occuper de la sécurité de la population. » Surtout faire baisser la garde et rouvrir amplement les frontières est un acte d’insouciance notoire.

Revenons au film des événements : Tous les témoins oculaires présents sur les lieux d’explosions sont formels et catégoriques : les kamikazes étaient à pieds, ils ne sont ni en voitures moins encore en motos ; ils étaient trois et à pieds !!
A l’Ecole de Police, il y a eu deux terroristes venus à pieds. Contrairement à toutes les supputations, Le véhicule aux vitres teintées qu’on aperçoit à l’intérieur de l’école de police et que tout le monde l’indexe comme appartenant au kamikaze, était arrivé avant l’explosion et garée ; il appartient bel et bien à une autorité zaghawa bien connue. Or le terroriste, selon des témoins oculaires est un individu, jeune par son âge, mal habillé, et qui semble ne pas bien connaitre les lieux , faisant des pas maladroits, un peu à droite un peu à gauche, avant de s’immobiliser et s’exploser subitement. Quant au deuxième individu personne n’aurait prêté attention à ses manœuvres. Plus curieuse encore l’arrivée des secours qui ont mis plus de 30mn pour être sur les lieux.

C’était le même scénario au commissariat central de police c’est un seul individu qui a voulu forcer l’entrée et quand les gardes lui ont lancé l’éternel « machi weine hawanda », il a ouvert sa ceinture et s’est fait exploser.

Ainsi donc il n’y aurait eu ni véhicules aux vitres teintées, ni motos, moins encore 4 kamikazes ; mais seulement 3 et . . . . . à pieds !

Beaucoup d’interrogations sur les mobiles de ces mensonges et fausses pistes. Selon les policiers présents dans les deux sites, les terroristes sont d’apparence étrangère, sinon du moins étrangers à la ville de N’djaména et de surcroît tous les 3 sont morts sur place. Alors pourquoi ce haro sur les véhicules à vitres fumées conduits par de simples compatriotes n’appartenant pas au cercle familial ? Deuxième grande question, comment a-t-on pu arrêter des complices dans moins de 2h après les attentats d’autant plus que les principaux auteurs et témoins sont morts sur place ??

Ainsi donc c’est la porte ouverte à tous les dérapages, en particulier sécuritaires, mais aussi aux arnaques, aux ramassages et arrachages des véhicules et motos des particuliers, aux arrestations abusives en se basant sur des faciès ethniques, etc.

Dieu sauve le Tchad et les tchadiens.

Beremadji Félix
N’djaména – Tc
had

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 18:14

Juin 2015

Vendredi 26 juin 2015, 9-17h, Paradis fiscaux, évasion fiscale : une question de justice, points de vue de chercheurs, journalistes, décideurs politiques et représentants de la société civile, Assemblée Nationale, Palais Bourbon, 126 rue de l’Université, programme détaillé, vous inscrire sur le site du colloque, inscription obligatoire + pièce d’identité à l’entrée. Plateforme Paradis fiscaux et Judiciaires : www.stopparadisfiscaux.fr

Mardi 16 juin, 12h15, Burkina Faso : Sankara, manifestation pour demander une Commission d’enquête relative à la recherche de la vérité dans l’assassinat de Thomas Sankara, près de l’Assemblée nationale (lieu à préciser sans doute place du président E Herriot), pendant que Mariam Sankara et son avocat Maitre Benewendé Sankara seront reçu-e-s par des députés du Front de gauche.

Lundi 15 juin, 18h30, Burkina Faso « L’idéal de Thomas Sankara au Burkina Faso, de l’insurrection populaire à l’insurrection électorale », avec Maître Bénéwendé Sankara, candidat des forces sankaristes à la présidentielle d’octobre 2015, en partenariat avec la Fondation Gabriel Péri, et le Comité de soutien de Bénéwendé Sankara, Espace Niemeyer, siège PCF, Salle des conférences, 2 place du Colonel Fabien, M° Colonel Fabien. Entrée sur inscription.

Dimanche 14 juin 2015, 11h30, 21ème commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda, organisé par Ibuka France et le Mémorial de la Shoah trois films : 11h30: « Mémoires partagées », d’Ygal Egry, travail de mémoire au Rwanda (France, documentaire, 66 mn, Passeurs de mémoires, 2014) avec réalisateur, Thierry Sebaganwa, témoin (ss réserve) et Fabrice Teicher, président de l’association Passeurs de Mémoires. 14h30 : « Les dames de la colline », un film de Chloé-Henry Biabaud sur la reconstruction des rescapés (France, documentaire, 52 mn, Talweg Production, 2014) avec réalisatrice et de la coauteure Amélie Mutarabayire-Schafer, psychothérapeute, association Subiruseke-Retrouve le sourire. 16h30 : « Le jour où Dieu est parti en voyage » de Philippe Van Leeuw (France, Belgique, fiction, 94 mn, Artémis Productions, 2009) Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris: M° Saint Paul ou Pont-Marie, http://www.ibuka-france.org

Samedi 13 juin 2015, 14-16h, Djibouti : manifestation devant l’ambassade de Djibouti organisé par l’Union pour le salut national (USN) pour dénoncer l’absence totale de progrès dans l’application de l’accord-cadre signé le 30 décembre 2014 avec le gouvernement de Djibouti, lequel mène campagne, en l’absence de toute réforme démocratique, pour un 4e mandat d’Ismaël Omar Guelleh en avril 2016. Devant le 26 Rue Emile Menier, 75116 Paris, M° Porte Dauphine (ligne 2).

Vendredi 12 juin, 12h15-13h45, conférence-repas « L’implication de l’Eglise dans les processus démocratiques en Afrique« , l’exemple du Mali, avec Gaston Goro, Chargé d’urgences, Secrétariat National Caritas Mali, Yves Lefort, Chargé de projets Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, organisé par Pôle Afrique du Secours Catholique. Conférence sandwich : venir avec déjeuner, salle Jean Rodhain, Secours Catholique, 106, rue du Bac, M° Rue du Bac.

Mardi 9 juin 2015, 18- 20h, le Mali : et maintenant ?, rencontre avec Pierre Buyoya, ancien Président du Burundi et Représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, sur les enjeux de la mise en œuvre de l’accord de paix inter-malien, organisé par AdhocNego et Paris Global Forum, Espace Grenelle, 84

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 18:12

~~le 10 mai :Anniversaire (1848-2014) de la fin de l’Esclavage dans les colonies de La Martinique ( 22 Mai 1848 ), La Guadeloupe ( 27 Mai 1848 ), La Guyane ( 10 Juin 1848 ), La Réunion ( 20 Décembre 1848). Une pratique reconnue comme Crime contre l’Humanité par une loi du 10 Mai 2001, dite « loi Taubira » rapporteur du dispositif législatif devant la représentation nationale… Cette grande loi de la République qui à ce jour n’a pas atteint ses objectifs essentiels, bien que vidée de son contenu initial, s’impose à toutes et tous, quel que soit le rang social de chacun. Ce 10 Mai est né grâce à la grande marche à Paris le 23 mai 1998 de Bastille à Nation, réunissant toutes celles et ceux, caribéens africains et même de nombreux européens solidaires, révoltés à l’idée que leur HISTOIRE soit piétinée et mise en sommeil. Eh oui, ce n'est ni Arcole ni Austerlitz, il faut se faire à l'idée que notre Histoire ne se fera pas par les autres, mais par nous, chacune et chacun capable d'élever le niveau global de connaissances et de mode de fonctionnement. - Rens. Léonce Lebrun, Pt de l'Association "Le relais de Gorée 06 76 91 97 01 leonce.lebrun@orange.fr www.afcam.org le 10 mai : en 1994 Nelson Mandela devient le premier Président noir d'Afrique du Sud du 15 au 31 mai : 4ème édition du Festival Rares Talents - Hilaire Penda et toute l’équipe de l’association Rares Talents vous invite à Paris (New Morning, Studio de l’Ermitage, L’Alimentation Générale), Montreuil (Théâtre Berthelot, Café La Pêche), Bagnolet (Salle des Malassis), Pantin (La Menuiserie) et Les Lilas (Le Triton) pour une série de concerts et d’actions culturelles (masterclass, workshop, rencontre professionnelle, répétition publique). Comme à chaque édition, de nombreux musiciens, artistes renommés et nouveaux talents, se partageront la scène : Manu Dibango Susheela Raman Cheick Tidiane Seck Julia Sarr Awa Ly Amen Viana Charlotte Savary Marine Thibault Hilaire Penda Linley Marthe Grégory Privat Roger Biwandu Blick Bassy Corry Denguemo Les AKouphènes Adriano Tenorio DD Mario Canonge Kohndo Nëggus Kuku Kayes DG - Programme http://www.rarestalents.com/programmation-2015-2/ le 17 mai : en 1954 la cours suprème des Etats Unis proclame l'égalité des blancs et des noirs à l'école le 18 mai : Indépendance du Somaliland, ancien territoire britannique en Somalie, fut adopté le 14 octobre 1996. Le Somaliland, qui a déclaré son indépendance le 18 mai 1991, n'est reconnu par aucun autre pays. le 20 mai : Fête nationale du Cameroun le 22 mai : Fête nationale du Yémen du 22 mai au 7 juin : Festival "l'Afrique dans tous les sens" - Attachée de Presse : Frédérique Miguel – oye.mulata@free.fr - Rens. : 01 48 59 36 11 safoul@safoul-productions.com www.safoul-productions.com info@lafriquedanstouslessens.com www.lafriquedanstouslessens.com le 22 mai : Journée internationale de la diversité biologique le 24 mai : Fête de l'indépendance de l'Erythrée lundi 25 mai. : projection du film SOLEILS sur Canal+ Afrique : SOLEILS est un film ambitieux, humaniste, généreux, positif et constructif. Au delà de l’histoire que tout film raconte, SOLEILS nous réveille, SOLEILS interpelle notre conscience à la prise en compte des Soleils et des Lumières de l’Afrique, ses enfants, hommes, femmes et ses événements occultés ou oubliés par méconnaissance.... - Rens. Aissatou Arnould astou.arnould@gmail.com http://www.canalplus-afrique.com/antenne/1165604?utm_source=MailPerformance&utm_medium=e-mail&utm_campaign=NLP-18-15 le 28 mai : Comémoration de la chute du Dergue (Ethiopie) le 4 juin : Journée internationale des enfants victimes innocentes d'agression le 5 juin : Journée mondiale de l'environnement le 12 juin : Journée mondiale contre le travail des enfants. le 16 juin : Journée internationale de l’enfant africain le 17 juin : Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse le 18 juin : Fête de la Constitution des Seychelles le 20 juin : Journée internationale des réfugiés le 21 juin : Fête de la musique le 25 juin : Anniversaire de l'indépendance du Mozambique (1975) le 26 juin : Fête de l'indépendance de Madacascar le 26 juin : Journée internationale des Nations Unies pour le soutien des victimes de la torture le 26 juin : Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite des drogues le 26 juin : Signature en 1945 de la charte des Nations unies le 27 juin : Fête nationale de Djibouti le 30 juin : Fête de l'indépendance de la République Démocratique du Congo (RDC) Actions situées à Paris (75)

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 10:41

Tchad : « Dés le 1er février, j’étais passé dans la clandestinité », raconte, le Pr Facho Ballam à Courbevoie

Homme politique et ancien ministre tchadien, M.Facho Ballam Faustin, auteur d’un ouvrage sur son parcours, a présenté son livre devant des amis et des militants , samedi 09 mai 2015, à Courbevoie, au siége de l’association, « Agenda des actions africaines », en région parisienne.

« Il était très difficile de sortir de ma cachette », inspiré par un récit raconté à des amis sur son long parcours de lutte politique au Tchad, ces derniers lui ont fortement recommandé de livrer son histoire.

Modérateur de cette cérémonie dédicace de l’ouvrage, « l’Histoire d’un rescapé », édité, Paari-editeur, Mahamat Zang, un ami de longue date de l’auteur, a présenté le parcours politique du Pr Ballam avant de lui laisser l’occasion de présenter son travail au public attentif.

Après avoir remercié ses invités qui ont effectué le déplacement pour cette rencontre, M.Ballam, a ensuite, lu, un extrait du livre pour évoquer les valeurs qui fondent son combat pour un Tchad de l’équité, d’amour du prochain, avant de s’appesantir sur le régime actuel d’Idriss Deby qu’il qualifie à la fois d’une monarchie et une dictature.

Prise des paroles des invités et amis.

Abakar Assileck, militant et réfugié politique tchadien, présent dans la salle, ému, témoigne. « je me retrouve dans ce récit, car, moi, aussi, j’én étais victime en 1996 alors je n’avais que 21 ans lorsque nous étions arrêtés et détenus arbitrairement par l’Agence Nationale pour la Sécurité (ANS), police politique du régime.

Pour Souleymane Abdallah, compagnon de lutte de l’auteur. « Facho Ballam est la seule personnalité politique qui a sauvé le Tchad de l’éclatement lors des événements de 1979 à 80 »

L’intégrité et la constance de cet homme politique, ont été magnifiées par ses amis centrafricains, maliens et français.

Cet ouvrage de écrit en cinq (5) chapitres et 67 pages, raconte, donc le vécu d’un rescapé d’une des dictatures, la plus redoutable d’Afrique.

Par Makaila NGUEBLA

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 11:45

~~Le samedi 09 mai 205 à 14 heures sera présenté au public au 6 rue Adam Ledoux à Courbevoie, le livre du Professeur Balaam Facho, intitulé: "l'histoire d'un rescapé de la dictature". Ce livre est un témoignage d'un militant qui se bat pour la démocratie, les libertés et les droits de l'homme. Venez nombreux assister à l'événements. Pour y arriver prendre le train à la gare St Lazare et descendre à la station Courbevoie et emprunter en sortant de la gare la rampe à gauche qui débouche sur la rue Adam Ledoux.

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