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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 21:41

Voici l'image triste et désolante des membres de la société civile et mouvements citoyens du Tchad dans leur lieu de détention arbitraire à Ndjaména.

Tchad: l'UST décidée d'en découdre avec le régime

Voici l'image triste et désolante des membres de la société civile et mouvements citoyens du Tchad dans leur lieu de détention arbitraire à Ndjaména.

Mahamat Nour Ahmat Ibedou,Secrétaire Général de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H), membre de la Coalition ça suffit.

Younous Mahadjir, responsable syndical, vice-président de l'UST, membre de la coalition ça suffit

Céline Narmadji, militante, porte-parole du mouvement citoyen Trop c'est Trop

Nadjo Kaina, leader estudiantin, porte-parole du mouvement citoyen IYINA (on est fatigué)

Mahamat Nour Ahmat Ibedou,Secrétaire Général de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H), membre de la Coalition ça suffit.

Younous Mahadjir, responsable syndical, vice-président de l'UST, membre de la coalition ça suffit

Céline Narmadji, militante, porte-parole du mouvement citoyen Trop c'est Trop

Nadjo Kaina, leader estudiantin, porte-parole du mouvement citoyen IYINA (on est fatigué)

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 21:37

Les autorités tchadiennes doivent libérer immédiatement et sans condition deux activistes des droits humains arrêtés alors qu’ils préparaient une manifestation pacifique, a déclaré Amnesty International aujourd’hui.


Mahamat Nour Ibédou, porte-parole de ‘ça suffit’, une plateforme d’organisations de la société civile, et Nadjo Kaina Palmer, coordinateur du mouvement ‘Iyina’ (on est fatigué, en arabe), ont été arrêtés respectivement arrêtés lundi 21 et mardi 22 mars dans les locaux de la police judiciaire de N’Djamena, la capitale, où ils répondaient à une convocation du Procureur de la République. Les charges retenues contre eux sont : ‘troubles à l’ordre publique’ et ‘résistance à l’action des autorités’.

« A moins de trois semaines de l’élection présidentielle, l’arrestation et la détention des deux activistes envoie un signal préoccupant sur les restrictions des droits humains », a déclaré Samira Daoud, directrice adjointe pour la région de l'Afrique de l'Ouest et centrale à Amnesty International.

« Mahamat Nour Ibédou et Nadjo Kaina Palmer n’ont été arrêtés que pour avoir exercé leur droit légitime à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Ils doivent être libérés immédiatement et sans condition ».

A moins de trois semaines de l’élection présidentielle, l’arrestation et la détention des deux activistes envoie un signal préoccupant sur les restrictions des droits humains


Selon des informations recueillies par Amnesty International, les activistes avaient été convoqués par le Procureur de la République pour répondre à des questions relatives à deux manifestations pacifiques prévues respectivement pour ce 22 mars par le mouvement ‘Iyina’, et pour le 29 par la plateforme ‘ça suffit’.

Elles avaient pour objet de marcher pacifiquement contre la candidature à un cinquième mandat du président Idriss Déby. Ce dernier est candidat à sa propre succession à la présidentielle du 10 avril prochain dont la campagne électorale a déjà démarré depuis le 20 mars.

Dans un contexte de menaces des groupes armés, le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration Ahmat Mahamat Bachir avait publiquement déclaré le 19 mars, l’interdiction pure et simple de toute manifestation publique qui sorte du cadre de la campagne électorale.

« Les manœuvres visant à réduire au silence les voix critiques montrent que la liberté d’expression est toujours restreinte de manière draconienne », a déclaré Samira Daoud.

Source: https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/03/tchad-les-autorites-doivent-liberer-deux-activistes-arrets-pour-avoir-prepare-une-manifestation-pacifique/

#TCHAD, #Amnesty International

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 07:48

Publié le 20 mar, 2016

Par Clément Fayol, article publié le dimanche 20 mars 2016

À l’approche des élections présidentielles, le Tchad connaît une vague de contestation exceptionnelle pour ce pays tenu d’une main de fer depuis 25 ans par l’autocrate Idriss Déby. Pendant que les opposants appellent la communauté internationale à mettre un terme à une répression implacable, un rapport « confidentiel défense » vient rappeler que pour la France, la stabilité est la première des priorités.

Au moment même où les répressions de manifestations ont fait au moins cinq morts au Tchad, une administration française qui dépend du premier ministre recommande de « maintenir notre effort de coopération sécuritaire » avec ce pays du Sahel. Dans un document « confidentiel défense » de seize pages dont Mediapart a pris connaissance, il apparaît sans ambages qu’au Sahel, la lutte contre l’islamisme justifie toutes les compromissions.

Pour une fois, ce n’est pas une association de défense des droits de l’homme ou des membres de l’opposition politique tchadienne qui dénoncent le rôle de la France. Le document que nous avons consulté est le projet non daté d’un « Exercice d’anticipation sur le Tchad » du Secrétariat général de la défense nationale (SGDSN). Ce bureau, directement lié au premier ministre, a pour but de guider le chef du gouvernement sur les sujets de défense nationale.

Dès le deuxième paragraphe tout est dit : « Toute déstabilisation de ce pays pivot aurait des conséquences immédiates sur notre engagement au Sahel et en Centrafrique, obérerait la coopération antiterroriste régionale et les opérations de paix en cours dans la région (…) et pourrait faciliter l’implantation de groupes djihadistes en provenance de Libye, rendant possible leur jonction avec Boko Haram actif depuis le Nigeria. » C’était un secret de polichinelle auquel Mediapart s’est heurté à maintes reprises. Il y a quelques mois, l’Élysée nous l’avait répété : « Il n’existe aucun partenariat stratégique spécifique avec le Tchad. » Alors même que le pays abrite la plus grande base française à l’étranger et le QG du dispositif Barkhane, le discours officiel est rodé.

Le document résume brillamment la rhétorique sécuritaire qui oriente la politique de la France en Afrique et au Maghreb. Tous les éléments sont présents : « impossibilité pour l’opposition de s’imposer seule », « renforcement de l’islam wahhabite » et en cas de chute du pouvoir actuel risque d’un « chaos [qui] supposerait vraisemblablement une intervention internationale ». Le message a le mérite d’être clair pour les autocrates du monde entier. En se rendant utile dans la guerre contre le terrorisme et l’islam radical, ils savent que la France continuera à miser sur ses alliés les moins fréquentables.

Le coup de maître du président tchadien Idriss Déby Itno a été de comprendre avant tout le monde qu’il fallait convaincre les réseaux de la Défense en France plutôt que de cultiver des amitiés politiques. Lorsqu’il prend le pouvoir en 1990, grâce au soutien de mercenaires et d’agents des services français, il est décidé à ne pas répéter les erreurs d’Hissène Habré, son sanguinaire prédécesseur, qui s’est éloigné de la France pour se rapprocher des États-Unis. « Avec vingt-cinq ans d’exercice du pouvoir, Idriss Déby se distingue par sa capacité à faire preuve de plus de finesse que certains de ses homologues africains, explique Jérôme Tubiana, spécialiste reconnu de la zone. Plutôt que de réprimer très fermement n’importe quel signe d’insoumission, il sait distinguer ce qui est dangereux ou non pour son pouvoir. »

D’où l’impression que les libertés fondamentales sont mieux respectées dans les rues de N’Djamena que dans d’autres capitales voisines. Mais lorsqu’en 2008 sa survie est en jeu avec le siège de N’Djamena par des groupes armés, Déby retrouve ses réflexes de chef de guerre. L’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh, qui fut un temps proche de François Hollande, disparaît alors que les hélicoptères militaires français interviennent in extremis pour sauver le régime.

À l’approche du scrutin présidentiel prévu le 10 avril, Idriss Déby a soigneusement préparé sa réélection. En 2005, il a fait sauter le verrou constitutionnel qui l’empêchait de se représenter. Le 31 janvier 2016, il est élu à la tête de l’Union africaine, poste qu’il doit occuper pendant un an, l’année des élections présidentielles au Tchad. Un plan bien ficelé mais qui n’avait pas prévu le mouvement populaire qui s’est déclenché le mois dernier.

Le mythe des États forts comme uniques remparts contre le terrorisme a encore de beaux jours devant lui. Peu importe ici que le régime tchadien repose sur la seule personnalité d’Idriss Déby Itno (IDI) dont la santé est très fragile. Lors de son passage express le 1er mars à Paris, IDI a reçu la visite du chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault. Un honneur auquel tous les chefs d’État africains ou les présidents de l’Union africaine n’ont pas toujours droit.

Tout a commencé le 13 février 2016 par la médiatisation du viol collectif d’une jeune fille par un groupe de jeunes issus de la haute société tchadienne. Avec empressement, les titres de la presse internationale parlent unanimement d’un « fait divers qui dégénère ». « C’est pourtant beaucoup plus qu’un fait divers », assure une source bien informée. « Qui connaît le terrain sait que les violences scolaires, en particulier sur les jeunes filles, par des personnes issues du clan présidentiel, sont un phénomène de société. C’est un facteur de plus de frustration et d’humiliation des ethnies privées de pouvoir. »

Idriss Déby réagit vite, il jette en prison les coupables dans un simulacre de justice et dénonce « un acte ignoble ». C’est pourtant trop tard, le 15 février des manifestations populaires – bizarrerie s’il en est dans un pays qui n’a connu que des alternances impulsées par des mouvements armés – s’organisent dans les plus grandes villes du pays. Les forces de sécurité répriment ces mouvements violemment, les ONG comptabilisent au moins cinq morts. Le 26 février, une opération ville morte est organisée par des représentants de la société civile et des associations locales de défense des droits de l’homme. Comme une dernière bravade face à la réaction violente du régime tchadien, les rues se vident une journée pour mieux souligner le quadrillage accru des forces de sécurité.

Parmi les recommandations de la note de la SGDSN, il est bien prévu « d’anticiper un dérapage politique et sécuritaire ». Plus particulièrement, l’auteur invite la France à « inciter l’État tchadien à mieux répondre aux besoins des catégories marginalisées ou frustrées (notamment “sudistes” et “jeunesse”) ». Quelques pistes positives sont pourtant avancées par le document : favoriser les investissements dans le développement, promouvoir la langue française ou des solutions pour aider à la diversification de l’économie tchadienne. Des mesures qui auraient un impact sur la vie des habitants et, sur le long terme, pourraient favoriser la stabilité. Ces aspects sont cependant bien timides en comparaison des recommandations liées à la coopération sécuritaire. On lit ainsi qu’il faut « renforcer notre coopération, notamment l’appui en formation et en équipement aux unités spécialisées d’intervention (gestion du risque d’attaques), mais également sur l’ensemble de la chaîne pénale (notamment traitement judiciaire et pénitentiaire) ».

Dans un pays où la lutte contre le terrorisme passe notamment par l’exécution sommaire de terroristes présumés et où les manifestations sont réprimées violemment par des agents formés par la France, la position française paraît simpliste. Sous couvert de garder un partenaire dans la lutte contre Boko Haram, cette stratégie renforce un sentiment anti-français qui fait le lit de la rhétorique des groupes islamistes radicaux.

Si l’on en croit cette analyse et les recommandations destinées à Manuel Valls, la solution face aux mouvements radicaux serait en fait de leur donner des arguments. De fait, la France apparaissant comme le soutien d’un régime répressif, les mouvements islamistes se distinguent comme les seuls capables d’agir en catalyseur des frustrations et désirs de liberté des populations. Il est évidemment légitime de lutter contre les groupes terroristes qui mettent à feu et à sang la région, mais s’appuyer uniquement sur les autocrates de la région coupe la France des populations. L’auteur du rapport le reconnaît lui-même : « Sous un prisme confessionnel et éducatif “de réarmement moral”, il [l’islam wahhabite – ndlr] capte le discours anticolonial et tiers-mondiste sousjacent dans ce pays souverainiste, aux dépens d’une France critiquée pour son soutien au régime actuel, laïque. »

Boite noire

Nous avons décidé de publier cet article qui s’appuie sur un document « confidentiel défense » en nous assurant qu’il ne représentait aucun risque sécuritaire. Bien qu’il s’agisse d’un document « projet » et donc non définitif, il nous semble qu’il est particulièrement éclairant sur la stratégie de politique internationale de la France, prête à tous les grands écarts et toutes les compromissions pour lutter contre le terrorisme.

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 07:41

Engagé dans la coalition citoyenne « ça suffit », contre la candidature à un cinquième mandat, d’Idriss Deby, Mahamat Nour Ahmat Ibedou, Secrétaire Général de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains (C.T.D.D.H), a été arbitrairement arrêté et retenu, ce lundi dans les locaux des renseignements. Au même, Kaina Nadjo, leader du mouvement citoyen IYINA, est activement recherché dans la capitale tchadienne.

Depuis lundi, Mahamat Nour Ahmat Ibedou, figure de la société civile au Tchad, est retenu arbitrairement dans les locaux des renseignements tchadiens qui lui reprochent d’avoir été associé à la rédaction du Manifeste du mouvement citoyen ça suffit qui appelle Idriss Deby, a retiré sa candidature pour un 5ème mandat à la présidentielle du 10 avril prochain.

Cette arrestation totalement arbitraire intervient dans un contexte sociopolitique lourd des menaces pour tous les leaders de la société civile tchadienne, désormais dans le viseur du régime de Ndjaména.

Rien ne peut justifier la détention illégale d’un défenseur des droits humains de l’envergure de Mahamat Nour Ahmat Ibedou qui n’a fait user de ses droits légaux pour défendre un peuple opprimé par 26 ans de dictature absolue et sanguinaire au Tchad.

Selon des sources proches du mouvement citoyen ça suffit, les autorités ont fait signifier à Mahamat Nour Ahmat Ibedou, la publication et la diffusion du manifeste de la société civile dont il n’a pas le droit de faire.

L’avocate tchadienne Kemneloum Delphine qui s’est rendue aux services des renseignements pour s’en acquérir de ses nouvelles, a été scandalisée par ce dont les autorités reprochent à M.Ibedou.

Les autorités de Ndjaména doivent libérer sans délai le Secrétaire de la C.T.D.D.H et responsable de la coalition citoyenne ça suffit.

« Pourquoi, seulement interpeller Ibedou seul alors que la rédaction du manifeste relève d’une initiative globale des organisations de la société civile tchadienne », s’est-indigné, un militant sénégalais, joint à Dakar, qui appelle les organisations africaines à se mobiliser pour obtenir la libération au Tchad de Mahamat Nour Ahmat Ibedou.

Makaila.fr

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 19:59

DECLARATION LIMINAIRE

Compatriotes tchadiens, femmes hommes, filles, garçons; fonctionnaires, élèves et étudiants, commerçants, ouvriers, agriculteurs, chauffeurs de taxi, de bus, de gros porteur, prestataires de service; clandoman, barman ; leaders d’opinion, travailleurs et les agents de l’état démobilisés.

Cet appel s’adresse à vous :

Idriss Deby a gouverné le pays pendant plus de 25 ans.

Pendant 25 ans vous n’avez connu qu’injustice et déshonneur.

Vous ne pouvez pas, pour beaucoup d’entre vous, même dans la capitale, assurer le repas quotidien parce que tout l’argent du pétrole et toutes les richesses nationales ont été accaparées par Idriss Deby et ses affidés sous vos yeux.

Dans les provinces, vos concitoyens partent creuser des fourmilières pour chercher quelques grains de céréales pour nourrir leurs enfants.

Dans la capitale Ndjamena, beaucoup de femmes se sont mises au concassage des cailloux pour survivre.

Vos enfants n’ont aucun avenir parce qu’il n’ya pas de bourse d’étude et parce qu’Idriss Deby n’a pas une politique d’emploi ;

Vous vous enfoncez dans la misère parce que la vie chère a été programmée pour vous asservir.

Vous ne pouvez pas vous soigner décemment parce que Deby n’a aucune politique sanitaire.

Vous, fonctionnaires ne pouvez pas boucler les fins de mois parce que votre salaire ne couvre que le tiers de vos besoins et que Idriss Deby vous a toujours refusé systématiquement toute augmentation.

Vous, commerçants êtes contraints à revendre à perte vos marchandises les unes après les autres parce que tous vos clients ont disparu faute d’argent.

Vous ne pouvez pas profiter de l’or apparu dans votre région parce qu’Idriss Deby va donner l’ordre à ses parents d’envahir votre région, d’exploiter l’or pour eux-mêmes en utilisant le nom de l’Etat après vous en avoir chassé et massacré comme au Batha ; ceci pour vous empêcher coûte que coûte de vous enrichir.

Vous êtes déjà réduits à la mendicité ; maintenant, c’est votre honneur et votre dignité même qui sont en cause parce qu’Idriss Deby et les siens vous considèrent comme leurs serviteurs et leurs enfants se permettent de piétiner votre honneur en violant vos femmes et vos filles.

Il donne l’ordre de tirer sur des adolescents au cours des marches pacifiques parce qu’il n’a aucune considération pour votre vie et celle de vos enfants.

Idriss Deby vous a asservi et appauvri pendant plus de 25 ans. Ne le laissez plus vous faire souffrir encore cinq ans de plus ; avec lui à la tête du pays pendant cinq autres années, il ne restera plus à terme, pour chacun d’entre nous qu’à prendre une Ecueille et à aller quémander notre nourriture chez Deby et ses parents.

Malgré les souffrances qu’il vous a fait subir pendant plus de 25 ans, Idriss Deby, cherche encore à vous faire endurer un autre calvaire de 5 ans et n’a donc pas hésité à déposer sa candidature aux prochaines élections présidentielles d’Avril 2016.

Face à cette situation, la plateforme « ça suffit » organise le 29 mars 2016. Une marche pacifique, si le Président Idriss Deby ne retire pas sa candidature dans deux semaines.

Comme la « journée ville morte » que vous avez massivement observée marquant votre rejet sans ambigüité de la candidature de Deby pour un cinquième mandat,

venez nombreux vous joindre à nous pour exprimer votre opposition à un cinquième calvaire de cinq ans ; en vous joignant à nous, vous ne ferez qu’exercer un droit constitutionnel à travers une marche pacifique, légale et citoyenne.

C’est votre droit de refuser un cinquième mandat à Deby parce qu’il vous a affamé pendant 25 ans et que vous savez ce qui vous attends si vous acceptez ce cinquième autre mandat. ;

C’est votre droit de refuser un cinquième mandat à Deby parce que le préambule de notre constitution vous permet de vous opposer « … à tout régime politique qui gouverne par l’arbitraire, le clanisme, le népotisme, le tribalisme et la confiscation du pouvoir… ». Tout ce qui caractérise le système Deby.

Nous connaissons tous le dispositif des futures fraudes électorales mis en place par Idriss Deby ; refuser un cinquième mandat à Deby, c’est s’opposer à la perpétuation de l’arbitraire, du clanisme, du tribalisme, du népotisme et de la confiscation du pouvoir par les armes, et surtout refuser la misère.

Nous vous remercions de votre aimable attention.

Fait Ndjamena le 16 Mars 2016

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 21:18

MOUVEMENT CITOYEN IYINA

MCI

Tel : 66 74 14 08/ 99 44 67 37/63 51 18 54

Email : Iyinatchad@gmail.com

POINT DE PRESSE DU MOUVEMENT CITOYEN IYINA (MCI)

Mesdames et Messieurs,

Cher (es) Journalistes,

Comme vous l’aurez constaté, depuis un certain temps, nous nous sommes mis ensemble avec les plateformes sœurs telles que ‘’ça suffit’’, ‘’trop c’est trop’’, pour mener avec elles, conjointement des actions et surtout les appuyer dans les différentes actions citoyennes dont l’objectif ultime est d’aller vers une alternance pour permettre au peuple tchadien de prendre son destin en main. Vous n’êtes pas sans savoir que la couche de la population la plus touchée est la jeunesse dont la plupart est née à la veille de l’avènement du Mouvement Patriotique du Salut, a grandi sous ce règne mais sa situation ne va qu’en s’empirant. Le slogan ‘’jeunesse, fer de lance de la Nation’’ utilisé à tort et à travers par les politiciens de ce régime, à des fins électoralistes ne visaient qu’à l’endormir en l’habillant avec des tee-shirts estampillés MPS, en lui servant le thé dans les bureaux de soutien et autres miettes insultantes distribuées lors des campagnes électorales ou des grandes cérémonies dont le folklore est au centre de toutes ces activités sauf réfléchir sur l’avenir de la jeunesse et son épanouissement.

Pendant longtemps cette jeunesse, sevrée à travers différentes promesses fallacieuses non tenues, comprimée dans un système qui l’empêche de s’exprimer pour revendiquer ses droits à travers de sévères répressions, qui a face à lui des personnes qui ne font que la menacer et font des chantages. Mais malgré tout cela, la jeunesse a commencé à libérer la parole et prendre son destin en main pour qu’enfin sa situation socioéconomique change. Face à l’éveil de la jeunesse qui se met en ordre de bataille pour lutter au péril de sa vie pour l’alternance, les noyaux mous de la démocratie qui ne veulent voir qu’une jeunesse endoctrinée par un régime aux abois, incapable de faire le franc jeu de la démocratie qui ne se nourrit que des contradictions, pensent que quelqu’un est derrière vous entrain de vous pousser à réagir, à parler, à manifester pacifiquement. Quel est cet être humain conscient, qui sait faire la différence entre le bien et le mal, qui a le sang qui coule dans ses veines et que lorsqu’il sent une douleur atroce dans sa chair, dans son fort intérieur ne peut l’exprimer lui-même mais c’est une autre personne qui lui dira de gémir, de chercher un remède à son mal? Comment nous pouvons être si idiots collectivement au point de ne pas être capable de prendre conscience de notre situation peu enviable ? Comment les gouvernants peuvent croire qu’ils sont capables de nous maintenir dans cet obscurantisme pour continuer à nous asservir ?

Nous demandons à ces oiseaux de mauvais augures, constitués de la caravane qui a toujours passé quand le chien aboie, qu’aujourd’hui le chien ne se contente pas d’aboyer mais a décidé de mordre la caravane quand elle va tenter de passer pour qu’elle sente sa présence.

Les raisonnements saugrenus et les faux prétextes basés sur les tchadiens musulmans du Nord d’un côté, les tchadiens chrétiens du Sud de l’autre ne fonctionnent plus. Pour preuve, lors des affaires Zouhoura, Molly et Abbachou, la solidarité des tchadiennes et des tchadiens, sans distinction de religions ni de régions, a sonné le glas des discours divisionnistes qui ont longtemps fragilisé la cohabitation pacifique du peuple afin d’œuvrer pour l’idéal. Bien plus, le mot d’ordre de la Journée ‘’Ville Morte’’ et le “sifflet citoyen’’ ont été massivement suivis par la population qui, à travers ces actions citoyennes sans pareil, ont envoyé clairement son ultime message en ce qui concerne sa soif de changement à travers une alternance démocratique et citoyenne. Le message, cette fois-ci, est sans ambigu et nous osons croire que le régime actuel a saisi la vraie portée de ce message et sera réceptif à cette aspiration profonde du peuple en général et celle de la jeunesse tchadienne en particulier à une alternance en 2016.

Point n’est besoin de dire à nos gouvernants qu’en tant que porte étendard d’une jeunesse abandonnée à elle-même depuis plus de 25 ans, sans repère, sans politique sociale crédible, nous allons œuvrer sans relâche pour que la jeunesse retrouve sa place à part entière, non seulement dans les discours, mais dans cette société tchadienne et doit bénéfices des ressources communes du pays qui ont été pillées et dilapidées en toute impunité par un clan et par des proches du régime. Il est inadmissible que des jeunes comme nous, qui, pour la plupart, avait à peine 10 ans à l’arrivée du MPS deviennent des Milliardaires aujourd’hui pendant que certains d’entre nous, presqu’à l’âge de retraite ne trouve même pas une possibilité d’accès à la Fonction Publique. Pire, il existe aujourd’hui au Tchad des milliardaires de 17 ans connus, c’est-à-dire des gamins nés quelques années plus tard, après l’avènement du MPS. Quelle flagrante injustice !

Mesdames et Messieurs,

Cher (es) Journalistes,

Comment pouvez-vous accepter vivre sous un régime qui stratifie la population en classe des privilégiés et des défavorisés, lorsque le petit-frère du Président de la République, l’exemple palpant du clanisme, qui l’auteur de détournement de plus 136 milliards de francs CFA soit libre de tous mouvements aujourd’hui, tranquille dans son domicile alors qu’une manifestation pacifique constitutionnellement reconnue est sauvagement réprimée, souvent dans le sang ? Comment comprendre que pour un rien l’actuel Ministre de la Sécurité Publique vous traite de « délinquant », « sauvage », de « bandit de grand chemin », de « mercenaire à la solde du diable » n’ait pipé mot devant des présumés violeurs parce qu’ils sont les enfants des dignitaires de ce pays mais s’activent à les cacher loin du ressort territorial de la Cour d’Appel de N’Djaména en complicité avec les autorités judicaires pour qu’ils échappent à la Justice ? Le montage grossier de la prétendue déportation à Koro-Toro ne convainc personne sinon Salay Deby Itno l’ex-DG de la Douane du Tchad devait l’être depuis longtemps aussi. Nous disons que c’est de la poudre aux yeux mais cette fois-ci ça ne marchera pas.

La jeunesse Tchadienne est aujourd’hui unie et mature. Vu ce bilan chaotique la seule alternative est d’y s’opposer comme le stipule le préambule de la constitution du Tchad c’est pourquoi le Mouvement Citoyen IYINA décide d’organiser des manifestations pacifiques sur toute l’étendue du territoire le mardi 22 mars 2016 et par la même occasion nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale que le gouvernement sera responsable de tout ce qui adviendra.

On peut tromper un peuple un temps, une partie du peuple tout le temps mais jamais le peuple tout le peuple tout le temps et quand les frustrations d’un peuple atteignent leurs paroxysmes aucune politique de terreur vaille.

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 21:08

- nous devons intérioriser sincèrement que le temps des colonies est passé, pas seulement pour comprendre l'image de nous donnons de nous en Afrique mais aussi pour nous même qui avons besoin de nous guérir de siècles de domination et de prédation, base de notre richesse actuelle (voir aussi l'exposition itinérante sur les tirailleurs africains pour se rappeler qu'ils ont été les premiers sur nos champs de batailles à mourir pour nous éviter la barbarie - Rens. Joël Broquet 06 16 58 06 00)

- l'actuel flux migratoire issu de l'Afrique est à l'échelle du siècle, davantage un bienfait plutôt qu'une charge car il est un atout pour l'avenir des échanges culturels, économiques et de la coopération mutuelle entre les deux continents. A ceux qui professent que nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde, je répond que d'une part nous en somme encore loin mais aussi, et surtout que se renfermer sur notre petite histoire nationale est une impasse autant du domaine de l'éthique qu'a celui du devenir de notre société.

Les trois évènements extraits de l'agenda des actions africaine de mars

jeudi 17 mars de 14h à 17h30 : Conférence Internationale « Les Etats fragiles et la sécurité des ressources stratégiques, énergétiques et minières » avec Arnauld Akadjenou, Ancien Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations Unies en Côté d’Ivoire et au Mali, Ancien Haut Fonctionnaire du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, Genève, Colonel Sylvain Ndoutingai, Ancien Ministre d’Etat, Ministre de l’Energie et des Mines de la RCA, Dr. Aline Leboeuf, Chercheur à l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales), Abdoulaye N’diaye, Expert Aéronautique et Défense, Ancien Directeur Général de EUROCAE Communication (Organisation Européenne d’Equipement de l’Aviation Civile) Germain-Hervé Mbia Yebega, Politologue, Chargé du programme « gouvernance, Paix et Sécurité » de l’IAM, Chercheur associé au GRIP et à la FPAE - Organisé par Dr. Paul Kananura, Président de l'Institut Mandela 06 74 26 68 47 - Lieu : Espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, Paris 2è, M° Sentier - Accès sur présentation d’identité et inscription obligatoire en précisant votre date et lieu de naissance avant le 16 mars par mail institut.mandela@gmail.com

samedi 19 mars à 14h à Barbès: Marche anti coloniale Contre la guerre, le racisme et le colonialisme, dans le cadre de la semaine Anticoloniale : Les guerres menées par la France comme par les autres puissances impérialistes sont des guerres de pillage et d’ingérence pour le contrôle des ressources qui sèment le désastre , tuent des civils et font des dizaines de milliers de morts, des millions de blessés et de déplacés. Elles créent la misère la bas et entretiennent un climat de peur et de militarisation ici. Ces guerres s’ajoutent aux autres moyens utilisés contre les peuples (dette, occupations, accaparement des terres …) pour renforcer partout la domination coloniale et néocoloniale (Françafrique, Moyen Orient, Palestine, colonies françaises…) - Parce que nous soutenons la lutte des réfugiés, migrants et sans papiers le combat contre les discriminations et tous les racismes, et notamment le racisme antimusulman - Parce que nous nous opposons à ces guerres déclarées en notre nom, aux mesures d’exception, aux violences policières et au contrôle généralisé des populations qui ciblent en priorité les personnes musulmanes ou supposées telles, les quartiers populaires et les mouvements sociaux. Nous manifesterons à l’occasion de la semaine anticoloniale, des Journées internationale de lutte contre le racisme et contre les violences policières pour : exiger l’arrêt immédiat des interventions militaires françaises, le retrait des bases militaires, la fin des traités et alliances (OTAN…) ; dénoncer le marché des ventes d’armes qui irrigue entre autres les pires dictatures ; combattre la militarisation de la société, le quadrillage des territoires et des esprits par le complexe militaro-sécuritaire ; soutenir le droit à l’autodétermination des peuples en apportant notre solidarité aux forces de résistance et d’émancipation. - Rens. 07 86 10 95 30 reseauanticolonial@gmail.com www.anticolonial.net

mercredi 23 mars à 18h30 : Conférences sur le thème "Migrations, Refugies en Europe et en France" Déconstruire les représentations et les discours médiatiques sur la "crise migratoire" avec Marie-Christine Vergiat députée européenne (Gauche unitaire européenne/Gauche verte Nordique), responsable de la commission Libertés civiles et de la sous-commission des Droits de l'homme au Parlement Européen , membre de la LDH et Abdessalam Kleiche Co-responsable EELV Commission Transnationale - Conférence-débat Co-organisée par PC Courbevoie, Attac Courbevoie, Eu-Sudan Center for peace studies in Horn of Africa- Lieu : 6 rue Adam Ledoux à Courbevoie (92), Bus 275 a partir de la Défense Grande Arche descendre Place Charras, de la gare Saint Lazare par le train descendre a Courbevoie - Rens. 06 21 05 47 38 jp.vanhoove@wanadoo.fr

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 11:46

Lettre ouverte adressée à Son Excellence Monsieur le Président de la République

Excellence, Monsieur le Président de la République

Tout Homme normal doit par nature souhaiter l’avancement de son pays, qu’il soit le plus beau et en particulier son village natal. Je suis donc un de ceux-là qui parmi des millions des tchadiens cherchant à contribuer aussi peu soit-il au développement de la société. Surtout quand on sait que notre pays encourage des telles initiatives.

Excellence,

En 2012, j'avais déposé une requête auprès d'une ONG dénommée association d'aide directe (Agence des Musulmans d'Afrique) demandant l'exécution d'un forage dans mon village natal (BIR TAGAL situé à 25 km de Am Timan). Celle-ci a répondu favorablement en réalisant trois forages dont deux dans les villages voisins. Ce qui a permis aux habitants de ces villages d'avoir accès à l'eau potable.

Pour permettre une gestion rationnelle de cette manne précieuse et couvrir les charges du carburant et de la maintenance, le comité de gestion à leur tête le chef de village ont procédé à mettre en place un mécanisme de collecte de taxe.

Lorsque j'ai appris le mécontentement de certains habitants du village par rapport à cette décision, je me suis porté volontaire et j'ai acheté une installation solaire composée de quelques plaques solaires et autres équipements connexes à un coût de six millions de francs pour annihiler le besoin en maintenance et permettre aux habitants de boire l'eau gratuitement.

Pour éviter toute compromission et faciliter la tâche, j'ai jugé nécessaire de rencontrer des responsables du Ministère de l'administration du Territoire afin de me délivrer une autorisation ou à la limite un écrit adressé aux services déconcentrés. Les autorités compétentes du Ministère m'ont rassuré qu'un tel geste n'a pas besoin d'une autorisation. Il suffit d'en informer les autorités concernées de la place.

J'ai effectué le déplacement à Am Timan le 11 février 2016 au cours duquel j'ai rencontré le sous-préfet. Au cours de notre entrevue j'ai expliqué à ce dernier l'objet de mon déplacement qui consiste à trouver une solution à la question du forage de mon village BIR TAGAL. Je me suis porté donc volontaire à prendre en charge un gestionnaire qui s’occupe de l’entretien et de la gestion du dispositif et à qui je verse un salaire mensuel. Ainsi tous les villages avoisinants pourront boire de l’eau et éviter par voie de conséquences tout malentendu ou litige entre les habitants.

J’ai reçu un encouragement et une disponibilité de la part du sous-préfet. Il m’a demandé d’attendre le temps d’informer ses chefs hiérarchiques avant de procéder à l’installation des équipements. Ainsi le dispositif serait sous la protection des autorités. Nous nous sommes échangés nos coordonnées téléphoniques pour toute éventualité.

Le lendemain, le sous-préfet a rappelé mon frère et l’a informé qu’il avait parlé avec le préfet à propos et qu’l est question de se retrouver en présence de mon frère, du gouverneur et du Préfet, qu’on échange sur la question et qu’on consigne cela dans un procès-verbal. Il a promis nous préciser la date et l’heure de la rencontre. Nous avons accueilli avec plaisir cette décision et sommes en train d’attendre le rendez-vous.

Nous avons profité de cette période d’attente pour rendre visite à la famille au village. A notre retour, mon petit frère a rappelé le sous-préfet pour s’en informer de la suite. C’est alors à notre grande surprise que monsieur le sous-préfet nous apprend que cette activité ne pourrait se réaliser du fait qu’il y a assez des problèmes dans la région et que si nous désirons résoudre la question nous sommes dans l’obligation de réaliser un nouveau forage.

Excellence,

Ne suis-je pas en droit de réaliser un forage dans mon village natal, de l’équiper et d’assurer son entretien ?

Comment se fait-il que des autorités m’interdisent de rendre service à mes parents ? Je n’ai pas réclamé des pouvoirs traditionnel et je n’y suis même pas intéressé ni de près ni de loin.

Aucune personne physique ou morale n’a pris l’initiative auparavant de permettre à un tel projet aussi noble de voir le jour.

Grace à un travail de longue haleine et par la volonté de dieu nous ont permis de convaincre cet organisme de bienfaisance à réaliser ces forages pour une population privé d’eau potable.

S’il Ya des vieux litiges qui opposent ces personnes, celles-ci peuvent recourir à des voies administratives et juridiques pour le résoudre. De grâce qu’on laisse la population vivre dans la cohésion et la cohabitation pacifique qui régnait depuis des décennies.

Je suis très affligé de voir ma région dans un tel sous-développement pendant que ceux qui se réclament ressortissants en constituent le plus grand handicap à son progrès.

Telle est ma doléance que je voudrais soumettre à votre Excellence espérant recevoir une suite qui permet de remettre, de façon définitive, les choses à leurs places.

Mahamad Adam Mahamad

Amtiman@gmail.com

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 21:23

Le mécanisme de la fraude, en marche


Avant de s’envoler pour le Soudan, Deby a fait une réunion avec les membres de sa famille pour leur dire ses 4 vérités :
« Pendant les 25 ans, vous vous êtes bien enrichis, et si aujourd’hui il n’y a pas d’argent c’est parti à cause de vous, alors si vous voulez conservez ce pouvoir, il est temps de banquer pour financer les élections, sans l’argent on ne gagnera même pas une seule voix. Si on ne se mobilise pas au fond avec l’argent, on n’aura rien dans tout le sud avec les ténors comme Kebzabo, Djimrangar, Laoukein, Gali et d’autres. Au nord, rien à attendre du Ouaddaï géographique, du Kanem Lac BG, du BET. Chari Baguirmi, les nomades et les tchadiens de l’étrangers, ne nous feront pas gagner dès le 1er tour, or il faut absolument gagner dès le premier tour. S’IL Y A UN SECOND TOUR ON NE PASSERA PAS ! C’est pourquoi il faut vite vider vos poches pour acheter les votes, la CENI et « la CENI parallèle » qui sera mise en place avec l’accord de la CENI, l’échec à ces élections ne sera pas uniquement le mien mais d’abord et avant tout le votre et c’est vous qui allez en pâtir ! »
Aussitôt dit aussitôt fait. Le Cabinet du président et la CENI ont créé une CENI parallèle pour la mise en place d`un système de bourrage des urnes et de falsification des procès-verbaux des bureaux de vote. Le groupe serait composé de 14 personnes dont :

- HISSEIN ABDOULAYE HAGGAR
- TAHIR HASSAN
- HAMIT GNEMOUTA
- OUSMAN DILLO
- GNEMOUTA HASSAN
- IDRISS ABDOULAYE KALAKALA
- TAHIR TOGOY
- SOUGOUR HISSEIN BECHIBO.
Les noms de 6 autres seront publiés prochainement.
Correspondance particulière – N`Djamena

-- envoyé par Mahamat Issa (mahissa@yahoo.com)

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 09:54

Rappelons que les Béri constituent une communauté bédouine ou semi-nomade à 80%. Elle incarne de ce fait dans sa vie quotidienne toutes les tares des nomades à travers le monde en général et au Tchad en particulier : vol, assassinats, crimes d’honneurs, etc., mais il y a un fait inconnu dans la culture Béri : le viol. C’est une pratique rarissime pour ne pas dire inexistante, sinon ce serait des batailles inter-claniques interminables. En d’autres termes, violer la fille ou la sœur de quelqu’un est perçu comme une provocation voire une agression caractérisée, un appel à un duel d’une famille à une autre, étant donné que dans ce milieu il n’y a pas des actes isolés ou individuels.

Les Béris ont découvert les délices du sexe à partir des années 1978 quand les combattants de différentes tendances du Frolinat s’étaient déversées dans les villes et découvert avec étonnement la banalité de ce qui est tabou chez eux.

Comme disent les sociologues, le phénomène a pris une « envergure sociétale » avec l’arrivée du MPS dont le Chef en personne avait institutionnalisé le viol suivant les conseils de ses gourous indiens et ouest-africains, et a donc érigé en même temps l’impunité dans ce domaine en mode de gestion de l’Etat. Les vagabondages sexuels, la délinquance sénile et leur corolaire le viol et le kidnapping, au lieu d’être réprimés conformément aux lois du Pays, sont au contraire couverts et encouragés par celui-là même qui se dit être le père de la Nation et garant de la sécurité de ses citoyens et de leurs biens.

Aujourd’hui, le locataire du Palais rose s’étonne que l’opinion s’émeuve pour une affaire banale de quartiers et se dit dans son for intérieur que les gens n’ont en fait rien à faire. C’est un homme sadique et maniaque, il jubile en effet quand le peuple souffre, il suffit de regarder son comportement lors des attentats de Boko Haram au marché central de N’djaména et hier pour l’affaire du viol pour s’en rendre compte. Il ne s’attendait certainement pas que cette affaire prenne une telle tournure. Au lieu de calmer l’opinion par des mesures concrètes, Idriss Deby attise la tension anti communautaire en jouant sur plusieurs tableaux. Pour ce faire :

– Il organise nuitamment des rencontres avec les cadres et les notables des autres communautés dans le but de charger au maximum les membres de sa communauté, les Béris en les traitant de tous les noms d’oiseaux et finir par dire que sans lui les Béris vont brûler le pays parce qu’ils sont une race sans loi et ni foi ; par contre seul lui qui peut les retenir pour éviter les dérapages à grande échelle. Il est donc le salut, le prophète sans tache. Ses interlocuteurs le quittent très impressionnés et ne jurent que par lui.

– A la suite du viol de la fillette, toute la communauté Béri, de toute sensibilité confondue, réunie sous une seule bannière avait rédigé un projet de communiquer dénonçant vigoureusement l’ignoble acte perpétré sur une innocente mineure, la soutenant moralement, et enfin demandant que des mesures adéquates soient prises à l’encontre des malfrats. Contre toute attente Mr Deby a bloqué le projet et a mis en garde les principaux acteurs.

– Fait rare dans les pratiques de la communauté musulmane à N’djaména, lors de la prière du Vendredi (19/02/16), tous les imams de différentes mosquées avaient comme un seul homme vilipendé non pas l’acte de viol mais hélas la communauté Béri. Or sachant donc que toutes ces institutions sont presque sous la coupe du Général-Imam Hissein Hassan, il n’est pas difficile de savoir d’où viennent les instructions.

– Il a été remarqué que tous ceux qui agitent le couteau et l’enfoncent dans la plaie à travers les réseaux sociaux en proférant des insanités au nom des Béris avec des slogans creux et bidons du genre : «ne touche pas à mon ethnie » ou qui se font passer pour tels, sont en fait presque tous des proches parents du Sultan pour ne pas dire téléguidés par lui. Sans parler que le principal chef de gang qui est un multi récidiviste notoirement connu des services de sécurité est le fils de son neveu, un des chefs de sa garde rapprochée.

Après avoir atteint son objectif à savoir soulever l’opinion nationale contre la communauté et non contre le viol, Deby rencontre discrètement les principaux responsables Béri de l’armée, de la gendarmerie, de la Gnnt et des services de sécurité intérieure, pour leur signifier que les tchadiens ne veulent plus à l’avenir voir un Béri au pouvoir, si jamais ils commettent l’irréparable de ne pas le soutenir comme un seul homme, alors ils vont perdre le pouvoir et seront donc illico les pestiférés de la société.

Il faut rappeler que ce langage vicieux, il le tenait depuis des années, « je suis le rempart contre le génocide, moi ou l’hécatombe pour les Béris, etc. » mais aujourd’hui, les Béris ne sont pas dupes. Il est entendu que le comportement communautaire reflète toujours celui de ses dirigeants ; si à l’heure l’actuelle une partie de l’opinion en veut aux Béris, c’est dû essentiellement aux quotidiens de Mr Deby qui a démissionné de ses prérogatives régaliennes pour adopter un mode de vie qui ne sied pas à son statut : Il a lâché les membres de sa propre famille suivis de leurs affidés comme des chiens enragés contre la population civile avec un sauf conduit d’impunité sans commune mesure dans un Etat de droit. C’est pourquoi ces parents dans leur ensemble surtout la jeunesse devraient savoir que le pogrom ou l’hécatombe contre les Béris n’est pas après Deby mais avec Deby. L’hécatombe est déjà là pour la communauté en particulier et pour les tchadiens en général : de 1990 à nos jours, combien des Béris et des tchadiens sont morts dans les différents foyers de guerre ou ailleurs allumés par Idriss Deby en personne; combien des veuves et des orphelins qu’il n’a jamais osé poser même un seul regard de compassion en leur endroit. Que toute la communauté sache que pour éviter d’être stigmatisée, elle doit absolument penser à tourner la page Deby pour ne pas être demain aux bancs de la société, si ce n’est pas déjà le cas.

Car pendant plus de 25 ans, la communauté s’est systématiquement identifiée à lui et à son régime, participer directement ou indirectement à sa politique de déchéance morale, d’appropriation des biens de l’Etat et ceux des citoyens. Ainsi donc le Maître de DJAMBALBAHR a usé et abusé de ses parents gratuitement pendant toute cette période; il a partagé avec eux sa gestion calamiteuse de l’Etat et ses extravagances indignes et immorales. Dans la petite histoire du Tchad, l’opinion publique a l’habitude de confondre le régime du Président à sa communauté sinon à sa région ; mais aucun Président tchadien ne s’est investi personnellement dans cette œuvre machiavélique comme l’a fait Mr Deby pour exposer sa communauté à la vindicte populaire.

Pour ne pas abuser de la tolérance légendaire des tchadiens, la communauté Béri doit prendre conscience. D’ailleurs tous les indices indiquent que l’après Deby se pointe déjà l’horizon. Ainsi donc sa jeunesse ne doit pas rater le rendez-vous de l’histoire pour des raisons fallacieuses injectées par un régime au crépuscule de son règne ; elle doit au contraire jouer coude à coude avec le reste de la population pour œuvrer à préparer l’après Deby pour un Tchad nouveau.

Certes le Tchad se construirait peut-être sans les Béris mais nullement contre eux. L’avenir radieux appartient à tous les tchadiens, le combat contre l’arbitraire devrait être aussi commun. De même les forces de sécurité qui appartiennent en majorité à cette communauté doivent jouer leur rôle d’encadrement des manifestations et se garder à utiliser la chienlit comme d’habitude, car au Tchad de demain chacun passera devant le juge pour rendre compte de ses actes, et autant y passer avec un passif moins lourd.

Beremadji Félix
N’djaména – Tchad

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