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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 19:02

POINT ,DE ,PRESSE ,DES ,DELEGUES ,DES ,CANDIDATS ,DE ,L'OPPOSITION,

Ayant ,pour ,mission ,de ,représenter ,les ,candidats ,des ,partis ,politiques ,en ,compétition,à ,la ,CENI ,nationale ,et ,conformément ,aux ,dispositions ,de ,l'article ,74 ,du ,Code,électoral, ,les ,délégués ,des ,candidats ,de ,l'opposition ,tenons ,par ,le ,présent ,point ,de,presse ,à ,informer ,l'opinion ,nationale ,et ,internationale ,de ,ce ,qui ,se ,passe ,à ,la ,CENI,nationale ,quant ,au ,recensement ,des ,résultats ,sur ,le ,plan ,national.,

Du ,14 ,au ,L7 ,avril ,20L6, ,nous ,avions ,pris ,part ,aux ,travaux ,du ,recensement ,des ,procès,verbaux ,des ,Bureaux ,de ,vote ,en ,provenance ,de ,quelques ,démembrements ,de ,la,CENI.,

Le ,recensement ,des ,résultats ,faut-il ,le ,rappeler, ,est ,un ,travail ,méthodique ,et,méticuleux ,qui ,consiste ,à ,examiner ,les ,quatre ,exemplaires ,sériés ,des ,procès ,verbaux,de ,couleur ,non ,identique, ,bureau ,de ,vote ,par ,bureau ,de ,vote, ,c'est-à-dire ,la,régularité ,des ,voix ,obtenus ,par ,candidat ,et ,leur ,conformité ,au ,suffrage ,exprimé ,en,rapport ,aux ,bulletins ,nuls ,s'il ,y ,en ,a ,eu. ,Ce ,travail ,doit ,être ,effectué ,en ,présence ,des,délégués ,des ,candidats ,comme ,le ,stipule ,l'article ,susmentionné.,

Recenser ,des ,résultats ,électoraux, ,c'est ,poser ,des ,questions ,si ,irrégularité ,est,constaté ,sur ,un ,procès ,verbal ,à ,l'effet ,d'obtenir ,de ,renseignements ,nécessaires ,; ,c'est,aussi ,obtenir ,et ,être ,en ,mesure ,de ,connaître ,les ,résultats ,de ,sontcandidat ,à ,la ,fin ,de,l'opération ,car, ,rbcenser ,étymologiquement ,veut ,dire: ,compter'ou ,évaluer ,les,éléments ,d'une ,grandeur ,nombrable ,c'est-à-dire ,dénombrer ,ou ,quantifier. ,Mais,comment ,peut-on ,dénombrer ,à ,la ,fin ,d'une ,opération ,de ,recensement ,si ,on ,ne ,peut,pas ,prendrehote ,de ,ce ,dont ,on ,recense, ,si ,l'on ,ne ,doit ,pas ,posdr ,de ,question ,?,

C'est ,malheureusement ,dans ,cettè ,condition ,que ,nous, ,délégués ,des ,candidats,opposés ,au ,candidat ,ldriss ,Deby ,ltno ,aüions ,travaillé ,4 ,jours ,durant. ,Nous ,avions ,été,autorisés ,à ,accéder ,à ,la ,salle ,de ,saisie ,et ,de ,contrôle ,mais ,nous ,ne ,sommes ,pas,autorisés ,à ,poser ,des ,questions ,aux ,agents ,de ,saisie, ,ni ,à ,prendre ,des ,notes. ,De ,plus,,nous ,sommés ,privés ,de ,nos ,téléphones ,portables ,tendis ,que ,ceux ,du ,MPS ,utilisent,librement ,les ,leurs. ,Ainsi, ,refusant ,de ,cautionner ,le ,faux ,qui ,est ,entrain ,d'être ,mis ,en,place ,par ,la ,CENI ,et ,son ,organe ,technique ,le ,BPE, ,nous, ,délégués ,des ,candidats ,avons,décidé ,en ,date ,17 ,avril ,201-6 ,de ,nous ,retirer ,du ,processus ,de ,dépouillement ,des,résultats. ,Par ,conséquent, ,les ,délégués ,des ,candidats ,de ,l'opposition ,ne ,se,reconnaissent ,pas ,dans ,les ,opérations ,de ,recensement ,des ,résultats. ,Ce ,travail ,de,recensement ,des ,résultats ,de ,tous ,les ,bureaux ,de ,vote ,de ,l'intérieur ,et ,de ,l'extérieur,a ,commencé ,de ,façon ,non ,conforme ,aux ,dispositions ,du ,code ,électoral ,et ,se ,poursuit,en ,toute ,illégalité.,

Fait ,à ,N'Djamena ,le ,L9 ,avril ,2016,Pour ,les ,délègues ,des ,candidats ,de ,l'opposition,

Le ,port ,parole,

MAKIDO ,DORMBAYE

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 21:38

« Que vous le vouliez ou non, nous allons le prendre ». IDI a parlé bien avant le vote, IDI aura accompli ! N'est-ce pas la toute puissance ?

La CENI parallèle est prête. Elle tiendrait ses chiffres dans la fenêtre basse de 52 % à 63 % pour IDI. Le reste des points serait distribué entre les vainqueurs vaincus par cette CENI de l'ombre.

La stratégie de l'opposition civile tchadienne a empêché le président de l'Union Africaine d'aller chercher un grand chiffre qui ferait de lui le meilleur parmi les dictateurs africains réélus par KO au premier tour des présidentielles de 2016. Ce n’est pas grave. Il tient quand même le petit faux chiffre qui lui assure l'opération 26 + 5.

Le résultat pourrait être pour aujourd'hui ou demain si toutes les conditions souhaitées sont réunies. C'est-à-dire si le Président de la (vraie) CENI cède finalement aux pressions et accepte de livrer lui-même les résultats. Mais une autre sortie plus flexible pourrait lui être ménagée si le Président de la (vraie) CENI refuse de passer à la télévision d'État pour se faire voir par des centaines de milliers de tchadiens : il pourrait ne rien signer et déléguer la lecture du résultat à une malheureuse tierce personne qui empochera en passant quelques paquets de billets et surtout sera celui qui aura prononcé l'interdit et le faux au détriment du peuple tchadien : la victoire d'un vaincu à la présidentielle de 2016.

La présidentielle de 2016 au Tchad n'est pas une élection démocratique. Ni d'apparence ni d'essence ni de racine.

Nous avons simplement assisté à un jeu dont une règle cardinale stipule que gagner signifie perdre et confisquer. Autrement dit, le vainqueur est le vaincu qui a la force de mettre tout le monde devant le fait accompli de sa victoire.

Mais attention, se déclarer vainqueur ne sonne pas la fin du match. C'est tout au plus la mi-temps. Parce que les tchadiens ne sont pas prêts à se laisser transformer en chair à consensus. Ça prend plus qu'une simple déclaration pour les dissuader.

Par ailleurs, ceux qui envisageraient facilement une capitulation élégante sous le masque des mots comme la stabilité, la responsabilité, le consensus, la paix ou le péril national sont invités à bien réfléchir aux conséquences politiques d'un tel acte qui pourrait être interprété comme une trahison d'une cause commune. Une interprétation possible de la jeunesse politiquement plus engagée et hautement consciente des enjeux du moment.

Je veux simplement dire que la défaite de l'opposition politique ne sera pas un problème pour les opposants, mais la trahison des opposants sera un problème pour l'opposition politique.

Pour le moment, rien et je le répète rien n'autorise à suspecter ou accuser les acteurs de l'opposition qui se sont battus et se battent admirablement, avec peu de moyens il faut le relever. Sans relever le fait que la stratégie au premier tour a fonctionné même si elle n'a pas empêché les fraudes.

Je finis en saisissant cette opportunité, avant la divulgation imminente du résultat, pour renouveler mon appui aux acteurs de l'alternance !

Ensemble jusqu'au bout.

Joe Al Kongarena

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 21:27

Tchad: Kebzabo veut une enquête indépendante sur le vote des militaires disparus

Par RFI Publié le 19-04-2016 Modifié le 19-04-2016 à 11:13

Au Tchad, l'opposition dénonce la disparition de militaires n'ayant pas voté pour le président sortant au scrutin du 10 avril dernier. Lundi 18 avril, au cours d'une conférence de presse, le chef de file de l'opposition, Saleh Kebzabo a parlé d'une soixantaine de militaires portés disparus dont les corps de certains ont été retrouvés charriés par le fleuve. Le chef de file de l'opposition appelle à une enquête indépendante sur le vote des militaires

Au Tchad, l'opposition dénonce la disparition de militaires lors du premier tour du scrutin présidentiel. Aucun résultat n'est connu pour l'instant et le dépouillement se poursuit. Le vote a eu lieu le 10 avril, et la veille, le 9, pour les populations nomades et les militaires. Et c'est là qu'est le problème pour l'opposition, qui dénonce la disparition de militaires n'ayant pas voté pour le président sortant, Idriss Déby Itno.

Le chef de file de l'opposition, Saleh Kebzabo, a évoqué lundi 18 avril au cours d'une conférence de presse une soixantaine de militaires portés disparus, dont certains ont été retrouvés morts, portant des traces de tortures, chariés par le fleuve. Comme Joseph Djmirangar Danadji, Saleh Kebzabo appelle à une enquête indépendante sur le sort de ces militaires.

Le vote des forces de défense est totalement décrédibilisé car en l'absence d'isoloirs, le scrutin était public avec obligation pour les électeurs de voter pour le candidat d'Idriss Deby Itno. Ceux qui n'ont pas suivi ces consignes de leur hiérarchie ont été arrêtés, jetés en prison...

Saleh Kebzabo, le leader de l'UNDR

19-04-2016 - Par RFI

Par ailleurs, toujours au Tchad, le Dr Albissaty Allazam, un des portes-paroles du mouvement « Ça suffit » a été condamné à 4 mois de prison avec sursis et aussitôt libéré. Il avait été arrêté alors qu'il préparait des manifestations contre la candidature du président Deby à un cinquième mandat. Il a pu rentrer chez lui ce lundi en fin de journée.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 11:36

TCHAD : 22 000 000 000 de FCFA pour le Président de la CENI ...

M. Royoumbaye Nadoumngar, Président de (la vraie!) CENI du Tchad, est soumis à une très forte pression depuis quelques jours. Outre les menaces sur son intégrité physique et celle de sa famille, on lui aurait également fait la promesse d’une rondelette somme de 22 milliards de FCFA comptant s'il acceptait les résultats concoctés par la CENI parallèle devant confirmer la victoire d’IDI dès le premier tour.

Jusqu’à la présente minute, Le Président de la CENI a refusé et tient bon, malgré les menaces, les intimidations et les harcèlements. Et malgré le fait qu’il est suivi 24h/24 par les agents de la police politique ANS.

Il faut signaler que, dans sa lutte pour le respect strict de la vérité des urnes, M. Royoumbaye Nadoumngar se retrouve presque seul face à son destin : non soutenu par les instances diplomatiques qui assument leur parti-pris pour le président sortant, au nom de la pseudo-stabilité et des intérêts sulfureux, c’est au peuple tchadien et surtout la jeunesse de lui exprimer massivement leurs soutiens qui l'aideront à tenir et ce, aussi longtemps qu'il fera passer les intérêts communs avant les siens.

L'histoire a voulu que M. Royoumbaye Nadoumngar soit l'arbitre qui devra trancher le match démocratique au Tchad en 2016. Soutenons-le pour que ses forces remportent sur ses faiblesses. Et qu’il fasse éclater la vérité des urnes telles qu’elles se sont exprimées. C’est aussi cela le devoir de tout citoyen.

Joe Al Kongarena

joe.alerte@gmail.com

Tel. (Canada) : 1 514 978 45 88

http://www.facebook.com/joealkongarena/

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 13:31

On pensait que la fraude était bien rodée, bien huilée et devenue même scientifique au niveau de la superstructure du MPS ; mais apparemment la peur de perdre a poussé le MPS à forcer le passage de manière sans scrupules et éhontée : interdiction à la presse internationale de couvrir l’évènement (voir la protestation de TV5), coupure de l’accès à l’internet et au réseau téléphonique, empêchement des délégués des partis d’opposition d’assister aux dépouillements, et enfin bourrage des urnes déposées aux camps de réfugiés sans leur présence effective : (Kari-Yari 180 000 voix ; Ferchené, Koukou angaranga, plus de 200 000 voix).
La volonté de frauder n’a jamais été aussi évidente, et pour les tenants du pouvoir, les premières tendances leur donnent malheureusement raison pour recourir à ce système:

  • La zone méridionale échapperait à 100% au MPS ; Kebzabo, Laoukein, Alhabo et Dadnadji se partageraient la zone. Les MPSistes font circuler des infos selon. lesquelles au Moyen Chari, le MPS arrive en tête, ce qui serait complètement faux.
  • Il en serait de même pour l’ex BET, raflé par l’UNDR, à l’exception d’Amdjeress en partage aussi avec l’UNDR !!
  • L’ex Ouaddaï géographique aurait 100% voté PLD à l’exception de Dar Kobe, partagé entre MPS et UNDR, à l’exception de Tiné qui aurait voté majoritairement diverses oppositions
  • Le MPS serait en tête au Kanem, par contre à Mao centre, il est battu à plate couture par l’UNDR ;
  • au Lac, au Batha, au Salamat et au Chari Baguirmi , malgré le zèle des autorités administratives qui utilisaient toutes sortes de fraudes, d’empêchements, du manque des cartes d’électeur et de l’exclusion des observateurs de l’opposition, le vote serait très partagé entre les différents candidats.
  • Al Manna aurait remué ciel et terre pour pouvoir placer Deby en tête dans le Bahr Ghazal.
  • -Le Directeur de campagne de Deby n’a pas pu faire basculer son Guerra natal au profit de son candidat, moins encore le Borkou, la terre de ses parents maternels !
  • N’Djamena auraient basculé carrément dans l’opposition.
    Telle est la situation synoptique présentée par les différents bureaux de vote à travers le pays à ce matin du 12/03/16.

Au vu de ce qui précède, on remarque que le Sultan est pour la première fois depuis 26 ans de pouvoir sans partage, dans une situation de cul-de-sac. Le coup K.O prévu est presque impossible pour deux raisons fondamentales : D’abord le décalage et le rejet sont tels que rien ne justifie un tel forcing ; ensuite la mobilisation de l’opinion nationale et surtout celle de la jeunesse conscientisée, sont telles que les signes d’un dérapage à grandeur nature seront contrecarrés si jamais on persiste dans l’arrogance.

Alors les labos occultes sont à la recherche d’une solution alternative pour éviter l’alternance votée par le peuple tchadien souverain : accepter le 2ème tour tout en s’assurant de gagner haut les mains ; pour cela il faut tripatouiller les PV de telle sorte que les potentiels seconds soient recalés et mettre à leur place un candidat de moindre envergure.

En fait ce concept de coup K.O. matérialisé ailleurs a été conçu avec les conseils des officines occultes et officieuses de l’occident, c’est pourquoi, très rassuré par ce parapluie, Mr Deby se fend à prendre des initiatives osées qu’on ne lui connaissait pas. Or le soutien de ces parrains est- et serait- très aléatoire au vu des résultats qui ne puissent justifier aucune dérobade. Quant à la litanie (paix, sécurité) qui revient souvent comme une ennuyeuse psalmodie pour camoufler les insuffisances et les turpitudes du régime avec l’accord tacite de ces mêmes parrains, cette litanie ne passe plus.

Il faudrait rappeler aux uns et aux autres que le Tchad avait déjà fait son deuil de somalisation, de libyennisation depuis 37 ans. Tous ceux qui brandissent cet épouvantail se trompent largement d’époque. Il n’y aura ni l’une ni l’autre. Et Deby aurait lui-même constaté : le conflit Nord/ Sud n’existe plus. On se rappelle que Deby avait nommé à la primature à deux reprises des cadres de la zone septentrionale dont l’un est son propre cousin, au poste de PM, sans qu’il n’y ait aucune objection de quelle que région que ce soit, seule la compétence de l’individu comptait. Si aujourd’hui le BET, le Ouaddaï géographique et surtout la bourgade Tiné qui est le symbole de la lutte contre la précédente dictature et qui était le fief mythique de MPS, basculent dans l’opposition, et quelle opposition il s’agit bien sûr de Mr « SABSABO » qu’on avait inculqué dans la mémoire collective des Béris comme le Satan en personne depuis 26 ans, alors disons-le clairement et à haute voix que la paix, la sécurité et l’avenir radieux du Tchad se feront sans Mr Deby. Son maintien à la tête du pays est un risque à éviter.

Deby est utile et nécessaire pour ses parrains occidentaux au détriment du Tchad et des tchadiens, il est le vecteur principal de la propagation de l’islamisme en Afrique subsaharienne, il est le bras armé des monarchies du golfe par le régime islamiste soudanais interposé.

Après 26 ans de gabegie, de mal gouvernance, de bâillonnement des libertés et de droits de l’homme en huis clos, faire partir Deby et son régime est un devoir sacré, n’en déplaise à ses parrains.


Beremadji Félix
N’djaména – Tch
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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 08:44

Levez-vous ! Trop c’est trop ! Ça suffit !

« Il arrivait que, malgré les précautions prises par le lanista (Maître des gladiateurs, directeur des combats) des révoltes se produisaient, elles étaient en général rapidement réprimées par les forces de polices locales et tout rentrait dans l’ordre. Lorsque soixante-quatorze pensionnaires, des Thraces, des gaulois, des Germains, s’évadèrent de l’école de Lentulus Batiatus, située à Capoue, personne ne pouvait soupçonner que cet événement mineur serait à l’origine d’un des plus grands dangers courus par Rome au cours de son histoire ». (La guerre de Spartacus 73-72 avant J.C.)

  • Spartacus un homme Libre qui vécu dans les Balkans, vendu et réduit en esclavage à Rome il fut le chef des peuples révoltés en Italie entre 73 et 71 avant J.C.

    Voilà pourquoi, je vous appelle tous, Spartacus, jeunes de mon pays (le Tchad), parce que Spartacus fut celui qui exhorta les opprimés à agir, il fut la conscience révolutionnaire et sociale. Il fut le meneur de la plus grande rébellion d’esclave de la république romaine.

    A cause de ses guerres de libération, il est aujourd’hui, pour beaucoup d’intellectuels de gauche, un exemple voire un symbole pour les révolutionnaires du monde entier.

    Au siècle dernier, un mouvement s’est réclamé de lui en Allemagne le « Spartakisme ». Ce mouvement a eu à jouer un rôle important dans la révolution de 1918.

    Hier, sous le règne de Mr Hissène HABRE le peuple tchadien a été réduit au silence.

    Mais aujourd’hui, sous le règne de Mr Idriss DEBY et de ses enfants, ses épouses, ses frères, ses sœurs, ses neveux et nièces et les autres membres de son clan (cf. les Arnaqueurs de la république in « Tchad actuel »), la grande majorité des tchadiens n’est pas seulement réduite au silence, elle est surtout réduite à la pauvreté et l’esclavage. Les biens du pays sont captés, volés, pillés et transférés hors du Tchad.

    Pour mieux assoir son pouvoir d’exploitation, Mr Idriss Deby et les siens se sont appuyés, pendant ces 26 ans de règne, sur la cupidité de certain-e-s tchadien-ne-s, communément appelé-e-s Choucous, Laougouras, Moymadi-ngare et leurs enfants. Ceux-là et celles- là, en plus de perdre honneur et dignité pour des miettes, ne rechignent pas à trahir ceux des leurs en les livrant parfois à une mort atroce.

    Nous avons tous, attendu pendant longtemps un chef, assez courageux, pour sortir le pays de la misère, de l’humiliation, des viols des filles. Nous avons tous pensé, à tort, que les sieurs Kamougué, Gougouni, Kebzabo, Moungare, Kassiré, Alingué, Lol Choua etc. allaient être capables de s’entendre pour sauver le Tchad et les tchadien-ne-s. Ils ont tous été, à un moment où à un autre à la mangeoire de la famille Itno. Ils ont tous, à un moment ou à un autre, ramassé les miettes et se sont tus. Certains se sont tus à jamais (Que Dieu ait leur âme), d’autres continuent encore et toujours à nous distraire voire à nous endormir avec des slogans creux habillés de mensonges à chaque élection dont les trucages sont connus à l’avance.

  • Jeunesse, bâillonnée, méprisée, opprimée, humiliée, violée et réduite à rien. Jeunesse réduite aux petits boulots, au parasitisme pour manger, pour dormir, pour se vêtir, pour se soigner, pour s’instruire, Levez-vous ! Levez-vous car, aujourd’hui, vous êtes en colère. Nous sommes tous et toutes en colère.

  • Levez-vous jeunesse du Tchad et montrez aux yeux du monde entier que désormais, vous prenez votre destin et surtout, celui de votre patrie, en main.

    La liberté entre les mains, des rêves pleins la tête, dites à ces pillards que ça suffit, trop c’est trop, y en a marre !

    Nous sommes tous et toutes fatigué-e-s d’être haïs, persécutés, détroussé(e)s par une minorité prédatrice venue d’ailleurs pour la plupart, arme à la main baïonnette au canon, hargne viscérale au ventre. Oui, trop c’est trop !

    Allez, nos gladiateurs, nos Spartacus debout et à l’ouvrage, notre liberté dépend de votre courage.

    Spartacus doit être pour vous, jeunesse tchadienne, une source d'inspiration pour refuser l’asservissement de ces prédateurs et prédatrices, de cette horde sans foi ni loi.

    Je n’en doute point, jeunesse du Tchad que vous allez changer le cour de la situation et de l’histoire de votre pays.

    Souvenez-vous de leurs noms, de leurs visages car ils ont défigurez le vôtre, ils ont détruits et sali ce qu’il y avait de noble dans notre pays : votre éducation,votre bien-être, vos rêves, votre culture et enfin votre histoire. . .

  • Un jour viendra où vous les présenterez, tous et toutes, devant la justice des hommes libres et de l’histoire pour qu’ils payent le mal qu’ils ont fait à tous les TCHADIENS ET TCHADIENNES, aux filles, aux femmes, aux garçons, aux hommes ….

  • Marguerite-Odile Kabatchang

    Appel à la jeunesse tchadienne

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 18:30

La diaspora tchadienne de l’Amérique du Nord ne pouvant rester silencieuse face àl’arrestation des leaders des associations de la société civile incarcérés depuis plusieurs jours, condamne avec dernière énergie ce geste honteux qui trahit et n’honore pas notre jeune démocratie.

Nous notons avec beaucoup d’indignation qu’au moment où nous écrivons cette motion, d’autres personnalités sont en train d’être mises aux verrous et dit-on qu’une liste noire fait aussi son cours. Le gouvernement de DEBY ITNO au pouvoir depuis 26 ANS est doué dans cet exercice de main basse sur l’opposition et toute entité ou organe qui ose le critiquer dans sa gestion calamiteuse des affaires de la nation et sa confiscation totale des libertés fondamentales qui sont pourtant un indicateur de l’état de la santé de toute démocratie.

Le régime ne connaissant que seule la force comme moyen de dialogue vient de de témoigner pour la nième fois à l’opinion nationale et internationale à travers ces arrestations qu’il n’a aucune politique de dialogue en place et qu’il n’a aucune préoccupation face aux revendications légitimes du peuple.

Nous joignons nos voix à toutes celles qui se sont levées pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle de Céline Narmadji, porte-parole de la coalition citoyenne « Trop c’est Trop », MahamatNourIbedou, président du mouvement « Ça suffit », YounousMahadjir, président de l’Union des syndicats du Tchad (UST) et NadjoKaina Palmer, leader du mouvement Yina (« on est fatigué », en arabe local) ), Dr. Albissaty Saleh Allazam, Bertrand Solloh, Gounou Vaima, Me Midaye et de tous ceux qui s’en suivent.

Leur tort a été simplement d’avoir exercé leur rôle de porte-parole d’un peuple qui a subi toutes les formes d’oppression et d’injustice pendant plus d’un quart de siècle et qui s’est résolu de s’engager dans un mouvement de protestation populaire et pacifique.

Nous interpellons l’opinion internationale, toutes chancelleries et ambassades représentées au Tchad et tout organe épris de justice de faire pression sur le régime arbitraire et moribond de Deby afin d’exiger la libération immédiate de nos vaillants héros qui n’ont fait que faire leur travail de dénonciation de l’injustice criante et de l’atteinte aux libertés fondamentales dont le peuple tchadien en est victime. Oui ces hommes et femmes arrêtés injustement et accusés de « tentative de trouble à l’ordre public, opposition à une autorité légitime et provocation à un attroupement non armé » ne sont que victimes d’un complot politique. Ils ne sont coupables d’aucun crime, car au Tchad on sait que les vrais criminels et auteurs de trouble à l’ordre public sont aujourd’hui des ministres et ceux élevés aux grands postes au sein des institutions étatiques.

Nous demandons aussi que cet abus de pouvoir démontré à travers ces arrestations illégitimes soient inscrits dans les archives de la cour pénale internationale pour que les acteurs répondent un jour de leurs actes quand l’histoire les rattrapera.

La diaspora tchadienne de l’Amérique du Nord reste solidaire à nos leaders dans leur lutte et partage pleinement les aspirations du peuple tchadien vers l’alternance politique, seul moyen de restaurer l’état de droit et la dignité de notre chère nation. Nous encourageons tous les Tchadiennes et Tchadiens à ne pas céder au découragement, mais à accomplir leur devoir civique le 10 avril prochain pour qu’ensemble nous mettions un terme à la calamite debienne qui nous a tant ruiné et tout dérobé pendant tout un quart de siècle

Enfin, nous tenons à saluer la mémoire de toutes les victimes de liberté et prions pour leurs familles éprouvées. Que le miséricordieux les console et leur donne la paix.

La justice du peuple triomphera, quelles que soient les conditions.

Vive le Tchad et Vive l’Alternance 2016

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 22:08

Le dicton populaire dit « qu’une toute petite étincelle pourrait détruire une forêt millénaire ». L’affaire de la petite Zouhoura a en effet eu des répercussions inattendues dont les ondes de choc ont provoqué des effets prémonitoires qui annonceraient la tendance des élections futures. Ce triste fait divers avait attisé la rancœur et avait soudé les rangs de la jeunesse et renforcé la volonté d’en finir avec le régime.

Tout ce que Mr Deby craignait est arrivé en même temps : en sus des multiples crises (financières, sociales et sécuritaires) que traverse le Pays depuis plus de trois ans, est venue s’ajouter la fronde populaire entrainant, si limitée soit-elle, une symbiose entre l’armée et les autres franches de la société.

Pour désamorcer cette situation combien de fois explosive tant sur le plan politique que sécuritaire, Mr Deby avait entrepris un long périple à la recherche des moyens financiers qui lui permettraient un tant soit peu de colmater les nombreuses brèches de son ossature. Cette pérégrination l’a amené d’abord au Soudan, puis dans les pays du Golf, principalement aux Emirats où a été déjà son directeur de l’Ans et enfin en Arabie Saoudite. Cette dernière étape est très cruciale pour lui. D’abord, plus que par le passé l’Arabie Saoudite est aujourd’hui incontestablement le Chef de file de toute la sous-région voire le monde islamique ; ensuite soutenu par le parrain soudanais il est question de bien rentabiliser la présence des troupes tchadiennes dans cette zone de turbulences.

L’étape soudanaise est la plus importante du périple. En effet, n’eut été l’absence du Président soudanais à Khartoum, le sultan y aura été depuis le mars 2016 et souhaitait séjourner au moins 5 jours selon des sources proches du palais.

Il faut rappeler que, malgré leurs divergences sur le dossier libyen, les soudanais étaient les premiers à applaudir et s’extasier de la nomination de Deby à la tête de l’U.A. Le connaissant bien pour son insatiable appétit pour les liquidités sonnantes, ils ont compris le gain qu’ils pourraient tirer de sa position sur les deux dossiers, à savoir le dossier des mouvements politico-militaires du Darfour et celui de la C.P.I.

Il faut signaler que pour le 1er point, l’Emirat de Qatar, qui avait mordicus et sans discernement soutenu la position soudanaise contre les partis non-signataires du document de Doha, vient de changer de position au grand dam de Khartoum en s’approchant d’eux lors d’une rencontre à Paris où le représentant du gouvernement qatari a rencontré et discuté pendant une semaine avec les différentes tendances soudanaises. Il était question donc d’une prochaine rencontre élargie à Qatar, ce dont les soudanais cherchent à éviter sans froisser les susceptibilités de leur principal bailleur, le Qatar ; préférant le forum d’Addis-Abeba qui leur est favorable lequel forum est présidé par l’ancien Président sud-africain, Mr T. Mbeki. De concert avec ce dernier, le nouveau Président de l’U.A a donc tranché en faveur des rencontres d’Addis-Abeba prétextant qu’il ne pourrait y avoir deux forums dans plusieurs lieux pour un seul cas, et ce, à la grande satisfaction des soudanais qui craignaient un forcing des qataris pour un vrai dialogue avec les opposants armés, entrainant ipso facto un partage du pouvoir et des ressources entre les différents protagonistes.

Le 2ème point à discuter avec ses partenaires soudanais est plus compliqué ; il s’agit de la situation en Libye en générale et le sud libyen en particulier où pullulent des éléments incontrôlés et incontrôlables de deux pays. Il est certain que les deux régimes ont intérêt chacun en ce qui le concerne de déployer tous les moyens autant que faire se peut aux fins de stabiliser cette zone qui est devenue no mans land de tous les dangers.

Malheureusement les deux alliés n’ont pas la même perception de la situation. Si les soudanais voudraient tout juste empêcher les différents groupuscules de MLS de revenir au Darfour en sécurisant la frontière de trois pays, par contre, le tchadien, qui est devenu un pion par excellence des puissances occidentales, souhaiterait une intervention en bonne et due forme au Sud libyen conformément aux vœux de l’occident. De ce fait il vise deux objectifs : étouffer dans l’œuf la reconstitution des reliquats de l’UFR et d’autres groupes et continuer en profondeur pour soutenir le gouvernement de Tobrouk

Cette éventuelle intervention tchadienne au Sud libyen est un vieux vœu pieux du Sultan depuis belle lurette. Malgré la forte opposition de l’Algérie, autre poids lourd de la région, Idriss profitant de ses nouvelles charges au niveau continental voudrait s’emballer dans cette aventure avant et après les élections.

Il faut souligner aussi que ce projet d’intervention au Sud libyen est soutenu non pas seulement par les puissances occidentales mais aussi par leurs alliés du Golf à savoir les Emirats et l’Arabie Saoudite qui cherchent, surtout les premiers à contrevenir à toutes entreprises politiques et diplomatiques de Qatar à travers le monde. Ces deux pays qui sont opposés à l’axe Qatar-Soudan-Gouvernement de Tripoli, encouragent fortement Mr Deby en l’appuyant financièrement et logistiquement, ce dont il a besoin

Selon les sources de l’entourage du palais, il est question aussi que Mr Deby obtienne des soudanais le transit des armes destinées à l’armée tchadienne pour cette opération. Le D.G. de l’Ans, qui se trouverait à Abu-Dhabi depuis le 7 mars 2016, est chargé de la réception du matériel et son acheminement par le Port-Soudan. Le passage du matériel destiné indirectement au gouvernement de Tobrouk par ce port est très mal perçu par les soudanais et surtout par leur principal bailleur le Qatar, or selon les spécialistes c’est le chemin le plus sûr et le plus discret. Mr Deby doit forcer la main aux soudanais pour qu’ils accèdent à cette demande qui ouvrirait des vannes des émiratis à Deby dont les besoins sont à l’heure actuelle incommensurables, dit-on.

Par ailleurs, le D.G. /Ans serait aussi chargé d’une autre mission qui relève des manigances -au propre comme au figuré de Deby. On se rappelle que Mr Deby avait tenté vainement d’organiser un sommet de réconciliation entre les communautés Toubous et Touaregs et finalement la réunion avait eu lieu à Qatar au grand dam de Deby et des Emiratis. Après la signature de l’accord de paix, les N.U et l’Union européenne avaient salué l’initiative et même un représentant du SG/NU s’était rendu à Doha pour féliciter les qataris. Cela n’a pas été du goût des uns et des autres. Il serait question maintenant de chercher à tordre le cou à cet accord, ce qui est apparemment difficilement réalisable étant donné que presque toutes les clauses ont été déjà entérinées par les deux parties.

En parlant de ce périple du Président de l’U.A, les milieux militaires qui sont généralement bien informés soupçonnent que le Sultan, qui est pour la 1ère fois de son histoire très inquiet de la suite des élections, voudrait créer une situation de guerre au nord du pays pour profiter de gérer à sa façon les consultations.

Beremadji Félix
N’djaména – Tchad

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 08:43

28 Mars 2016.

Combien de fois cette somme peut changer le quotidien tchadien?

D'après un journal dakarois la première dame a retiré 50 milliards du Fcfa du trésor public en 2013.

D'abord cette somme constitue le revenu du pays et réellement elle est destinée par l'intermédiaire du budget public aux services d'intérêt général, bien être de la population et non accaparer les ressources publiques par un clic des prédateurs dans une opacité organisée. Et le peuple tchadien ne tire aucunement le profit des ressources financières destinées à assurer une vie décente des tchadiens par les ressources dégénérées de nos matières premières.


Alors que les ressources financières sont destinées aux intérêts généraux et servir l'Etat dans une satisfaction générale des citoyens.


La première dame a retiré 50 milliards du trésor public en complicité avec le gendre du président TPG un commerçant à la tête d'une grande institution financière sans aucune formation financière et économique et converge le trésor public dans des dettes. Et cette somme est interceptée par les services secrets égyptiens en 2013 au moment où le Tchad fait face à une crise socio-économique ou la population est oubliée et fait face dans une pauvreté endémique et chômage des jeunes.

Combien de fois cette somme peut amorcer la croissance, lutter contre le chômage et pauvreté?

D'abord les 50 milliards que la première dame a dérobés peuvent construire 20 écoles primaires, 20 lycées pour un montant de 10 milliards, un hôpital moderne de 1000 lits d'une valeur de 13 milliards comme l'hôpital mère et l'enfant et payer au moins un mois de salaire des fonctionnaires qui s'élève à 22 milliards( d'après un agent de trésor public) et intégrer milliers des jeunes à la fonction publique.
Grace à l'autoritarisme économique et financier et les gaspillages des ressources par nos élites le Tchad vit une grave situation politique, socio-économique et du mal gouvernance.

Même si la cour des comptes ne vous demande pas du compte nous vous demandons avec le temps.


Tiken a raison le pays va mal...

-- envoyé par Ali (aligoumre@gmail.com)

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 22:20

Durement touché par les attentats terroristes l’année dernière, le Tchad connaît depuis plusieurs mois une vague de protestations politiques sans précédent. Après plusieurs manifestations étudiantes sévèrement réprimées par le gouvernement, le pays s’est embrasé en février 2016 après la médiatisation du viol collectif d’une jeune fille, Zouhoura, par un groupe de jeunes issus de la haute société tchadienne.

Les manifestations ont culminé le 26 février avec le succès de l’opération ville-morte, à Ndjamena. Cette mobilisation a coïncidé avec l’annonce de la candidature d’Idriss Déby à un cinquième mandat présidentiel, après 26 ans de pouvoir. Les élections sont prévues le 10 avril prochain. Exaspérée par la multiplication d’abus manifestes remettant en cause la crédibilité et la transparence du processus électoral, la société civile tchadienne a appelé à plusieurs actions pacifiques visant à garantir les conditions d’une alternance démocratique. En réponse, les forces de police ont procédé à l’arrestation systématique des leaders de la société civile, au rang desquels figurent notamment Céline Narmadji, porte-parole de la coalition Citoyenne « Trop c’est Trop”, Mahamat Nour Ibedou, président du mouvement “Ca Suffit”, Younous Mahadjir, président de l’Union des syndicats du Tchad (UST), Nadjo Kaina Palmer, leader du mouvement Lyina (“on est fatigué”, en arabe local) et tant d’autres. Ces arrestations visent à décimer toutes les organisations de la société civile tchadienne, à la veille d’un scrutin verrouillé par le clan d’Idriss Déby, comme en témoigne la suspension de sa campagne présidentielle par le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, qui demande leur libération immédiate.

Dans ce contexte, la France et l’Union Européenne se montrent particulièrement frileuses et silencieuses. Avec l’opération Barkhane, le François Hollande n’a cessé de renforcer la présence militaire française au Tchad, affichant un soutien sans faille à l’armée d’Idriss Déby, au nom de la lutte anti-terroriste. Médiapart a récemment publié un document confidentiel d’un service du Premier ministre français selon lequel la coopération militaire avec le Tchad, notamment pour lutter contre les groupes terroristes de la région, doit primer sur tout le reste, y compris sur les droits fondamentaux du peuple tchadien. Face à cette alliance de fer, la société civile tchadienne tente d’autres voies diplomatiques. La coalition Trop c’est trop, qui fédère de nombreuses associations et syndicats tchadiens, a notamment déposé l’année dernière plusieurs demandes d’audience auprès de la délégation de l’Union Européenne. Sans réponse à ce jour.

Les sociétés civiles d’Afrique n’ont aujourd’hui pas d’autre choix que la fuite en avant sécuritaire face aux attaques terroristes aveugles. Cette fuite en avant n’est pas la bonne réponse, non seulement pour faire face à la radicalisation terroriste, mais aussi devant la situation écologique préoccupante du lac Tchad et des régions pétrolifères. Ces régions sont devenues des terres d’élection pour la complicité du clan Déby avec les compagnies étrangères, comme pour la prolifération de Boko Haram.

Europe Ecologie Les Verts (EELV) demande :

La libération immédiate de tous les membres de la société civile détenus arbitrairement par le pouvoir tchadien.
– L’activation en urgence de l’Instrument pour la démocratie et les droits de l’Homme de l’Union Européenne (IEDDH), afin de soutenir la société civile et contribuer au développement ainsi qu’à la consolidation de l’Etat de droit au Tchad
– La mise en place d’observateurs internationaux et de tout dispositif concourant à garantir la transparence et la sincérité du scrutin présidentiel
Une enquête parlementaire (France/UE) sur les accords de coopération militaire, policière, et judiciaire du Tchad avec la France et l’UE

Les populations africaines n’ont pas à subir les conséquences désastreuses et dramatiques de notre choix d’une politique du tout sécuritaire vouée à l’échec : la démocratie, l’Etat de droit et un développement soutenable et durable dans les pays africains, et notamment au Tchad, seront les meilleurs remparts contre le terrorisme, partout.

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

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