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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 21:24

Expiration de l’ultinatum des « Aigles de Libération de l’Afrique » à la France : J-3  (Source :  Ambenatna)

Le groupe qui a revendiqué l’enlèvement de trois humanitaires français au Tchad et en Centrafrique a lancé le 24 décembre dernier un ultimatum d’une semaine à la France, au terme duquel un otage sera exécuté si Paris n’accepte pas de négocier directement avec lui.

Pour rappel, le groupe « Aigles de libération de l'Afrique » a enlevé dans un premier temps le 4 avril 2009 à 80 kms de Nyala deux employés de l'ONG aide médicale internationale (AMI), une Française Claire Dubois et une Canadienne Stéphanie Judoin. Elles ont été libérées le 30 avril 2009 après que leur Etat respectif ait versé une forte rançon.

Le 22 novembre 2009, «Aigles de libération de l'Afrique » réédite son coup en enlevant cette fois-ci trois autres « humanitaires » dont l'un à l'Est du Tchad Laurent Maurice travaillant pour la Croix-Rouge et les deux autres à Birao en RCA appartenant à l'ONG Triangle.

"Nous nous sommes réunis aujourd’hui et nous avons décidé que dans une semaine, si la France n’accepte pas de négocier avec nous, nous allons exécuter l’un des otages que nous détenons", a affirmé Abou Mohammed al-Rizeigui, un porte-parole des Aigles de libération de l’Afrique.

Les Aigles de l'Afrique avaient demandé au gouvernement français de rejuger les bandits de l'Arche de zoé et surtout de verser les indemnisations des familles des victimes qui s'élèvent à 4,6 milliards de francs cfa.

Le groupe va plus loin cette fois-ci, il exige à la France de cesser son soutien aveugle au régime criminel et mafieux d'Idriss Deby Itno. La politique française au Tchad et l'implication des forces françaises de l'Epervier dans les conflits inter-tchadien doit également cesser immédiatement, précisent sans ambages les Aigles de la libération de l'Afrique.

A trois jours de l'expiration de cet ultimatum, aucune information n'a filtré sur cette affaire. En France, les médias sont plutôt discrets et lient cette prise d'otage à des mouvements islamistes (Al Qaida) d'où le black-out médiatique observé sur cette affaire. Ici, le Tchad étale toute son incompétence et s'est borné à accuser sans aucune preuve les services spéciaux soudanais.

La DGSE, la CIA et certainement le MOSSAD, déjà présents sur le sol tchadien, s'activent énergiquement, mais sans résultat concret jusque-là. Ces derniers voient déjà rouge dans le Sahara aux frontières de la Mauritanie, de l'Algérie et du Niger où Al-qaida au Maghreb islamique règne en maître absolu. L'année 2010 commencera t-elle sur l'exécution d'un des trois otages français toujours retenus quelque part à l'Est du Tchad ? Le compte à rebours a déjà commencé.

A suivre...

 

 

Tchad : les ravisseurs de l'humanitaire demandent une rançon (Source : Le Monde avec AFP | 13.11.09)

Les ravisseurs de l'employé français du CICR (Comité international de la Croix-Rouge), enlevé lundi 9 novembre dans l'est du Tchad, ont exigé 1 million d'euros contre sa libération, a appris vendredi l'AFP auprès d'une source proche de la Coordination nationale d'appui à la force internationale à l'est du Tchad (Conafit).  "L'otage a téléphoné jeudi à ses responsables à N'Djamena pour leur dire que [ses ravisseurs] demandent 1 million d'euros avant de le libérer, sans donner d'autres précisions", a indiqué cette source sous le couvert de l'anonymat.

Employé par le CICR, Laurent Maurice, un agronome qui se trouvait dans la région pour évaluer les récentes récoltes, a été enlevé lundi soir par plusieurs hommes armés dans le village de Kawa, à dix kilomètres de la frontière avec le Soudan.

Un responsable de la Conafit (organisme officiel chargé de faire le lien entre les organisations humanitaires, les autorités et la force internationale déployée au Tchad), le général tchadien Oki Dagache, avait alors évoqué des "malfrats venus du Soudan".

Selon lui, les ravisseurs sont retournés avec leur otage en territoire soudanais, au Darfour (province de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile). Après cet enlèvement, le CICR a décidé de suspendre ses activités dans la région.

Après avoir critiqué, mardi, le CICR et l'ONG Médecins sans frontières, qui refusent les escortes armées, le général Dagache a demandé vendredi à toutes les organisations humanitaires de désormais "coordonner" tous leurs déplacements "avec la Conafit et le commandant des opérations du détachement intégré de la sécurité, basés à Abéché". "Le non-respect de cette procédure, outre qu'il entraînerait de graves risques pour la vie de vos personnels, pourrait également, en cas d'incident grave, porter atteinte à l'image du Tchad", a-t-il déclaré lors d'une réunion regroupant toutes les organisations humanitaires opérant dans le pays.

"Toute organisation qui ne se conformera pas à cet impératif de coordination et d'information pourra voir ses activités dans ces zones (est du Tchad) remises en cause", a averti le général Dagache.

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Published by Nouvel Essor - dans société
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