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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 21:43

Bois_a_vendre.jpgA l’appel de la Cellule de liaison des associations féminines (CELIAF), les femmes tchadiennes sont sorties le mercredi 14 janvier 2008 pour organiser une marche devant les conduire au siège de l’Assemblée nationale où elles devaient remettre au président de cette institution des recommandations.

Le déclic est parti de la rareté et de l`inaccessibilité du charbon de bois et du bois de chauffe depuis la mesure interdisant leur vente. En effet, depuis près de trois semaines, le charbon de bois et même le bois de chauffe sont devenus des biens très rares à N’Djaména. Les sacs de charbon et le bois de chauffe sont systématiquement saisis à l’entrée de la capitale tchadienne par les forces de l’ordre. Le sac de charbon qui se vendait à 4 000 F en cette période de l`année se vend aujourd’hui à 17 000 Fcfa voire 20 000 Fcfa. Si l’on en trouve. Mardi 13 janvier les arrondissements municipaux de la ville ont reçu chacun 150 sacs qui ont été revendus à la population au prix de 4 000 Fcfa. Une goutte d’eau dans la mer des besoins des N’Djaménois en charbon de bois lorsqu’on sait que c’est l’unique source d’énergie pour la cuisson des repas de tous les ménages.

Dans le document destiné au président du parlement tchadien, les femmes demandent aux élus du peuple d’interpeller le gouvernement sur la cherté de la vie au Tchad et d’exiger de celui-ci, entre autres :
  - la levée de la mesure d’interdiction de la vente du charbon de bois ;
  - l’accessibilité de tous les citoyens tchadiens au gaz butane ;
  - l’application des textes réglementant les prix des denrées de première nécessité ;
  - la mise en place d’un programme triennal de gestion et de sensibilisation à l’utilisation du gaz butane.

Les femmes exigent, dans le même document, la mise en application de ces recommandations dans un délai de 10 jours. Passé ce délai, elles se disent prêtes à engager d’autres actions. La responsabilité de ce qui adviendra incombera au gouvernement, soulignent-elles.

La manifestation n’a pas eu lieu car, très tôt, les trois rond-points de la ville choisis par les femmes comme point de rassemblement ont été investis par la police qui a chassé toutes celles qui s’y sont présentées.

Selon certaines femmes, le ministère de l’Intérieur a demandé dès la veille aux femmes de surseoir à leur marche.

Naygotimti Bambé
Source: Cefod

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Published by Nouvel Essor - dans société
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