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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 22:01
Les différents leaders syndicaux affirment être sans nouvelles de Mangaral Nadjiyama ex-employé de la TTC et Barka Michel de la CLTT
 Vendredi 4 novembre pourtant, les travailleurs du secteur public, en grève depuis le 25 octobre avaient annoncé la suspension de leur action pour poursuivre les négociations tout en menaçant de cesser le travail à nouveau mercredi 9 novembre prochain. Nous suspendons la grève à partir de ce vendredi pour la reprendre dès mercredi prochain, avait annoncé Brahim Ben Seid le secrétaire général de la CLTT auquel appartient Michel Barka, selon l’Agence France Presse. Le syndicaliste a ajouté que les travailleurs sont disposés à maintenir le dialogue avec le gouvernement.

L’on ne comprend dont pas comment se fait-il que des policiers en civil soient venus au domicile de Barka Michel (cadre de la Confédération libre des travailleurs tchadiens, CLTT) pour lui dire que le ministre de l'Intérieur avait besoin de lui. Il est parti avec eux et depuis nous sommes sans nouvelles, a affirmé à l'AFP le porte-parole de la Confédération de syndicat des travailleurs tchadiens (CSTT) André Kodjimadingar. Ce même porte parole a aussi confié que Mangaral Nadjiyama (président des anciens employés de la Tchad Cameroun Constructor, TCC) a été arrêté et se trouve au commissariat de police. Selon un proche de M. Mangaral, les ex-employés de la TCC préparaient une marche pacifique pour revendiquer leurs droits. A ce jour, il n’est toujours pas possible de connaître les motifs de ces arrestations.

Selon toujours l’AFP, les deux leaders syndicaux tchadiens ont été arrêtés vendredi soir et samedi, alors que les travailleurs du secteur public revendiquent des augmentations de salaire et observent une «grève perlée». Le secrétaire général de l'Union des syndicats du Tchad (UST) François Djondang avait indiqué que les syndicats avaient opté pour cette forme de grève dite perlée pour laisser le champ libre aux négociations en soulignant que le président Idriss Deby Itno leur avait proposé une augmentation de «20% seulement, au lieu de 100% comme nous demandons». Nous comprenons la situation des travailleurs. Mais nous sommes à pied d'œuvre pour satisfaire à leurs revendications, avait déclaré le 25 octobre un responsable du ministère de la Fonction publique Toïna Tondjibaye, demandant aux travailleurs de suspendre leur grève, afin de laisser le temps au gouvernement.

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Published by Nouvel Essor - dans société
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