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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 19:16
La célébration de la Journée nationale de prière pour la paix, les ratés de la fête du 1er décembre à Moundou, l’effervescence autour des communales, le transfèrement des détenus de la Maison d’arrêt de N’Djaména à Moussoro, ainsi que bien d’autres faits, ont rythmé l’actualité tchadienne cette semaine.

 

Célébration de la Journée nationale de prière pour la paix « Le Tchad : un, uni et indivisible », tel est le titre emprunté à L’INFO, l’hebdomadaire de l’Agence tchadienne de presse, qui publie à sa Une, la photo du président de la République Idriss Déby Itno, du pasteur Souïna Potiphar, du Cheïck Abakar Hissein Hassan et de Mgr Mathias Ngartéry, les mains dans les mains. A l’occasion de cette cérémonie qui s’est déroulée le 28 novembre dernier, le chef de l’Etat a affirmé que « cette journée est le point de départ pour nous de nous débarrasser de tous les mauvais esprits de désunion, de tribalisme, de régionalisme et de népotisme ».

Le Tchad et le Soudan paient la « Dia » aux familles des victimes de conflits entre éleveurs soudanais et tchadiens

Le quotidien LE PROGRES, informe qu’à la suite d’un incident ayant occasionné mort d’hommes, les éleveurs tchadiens et soudanais proches de la frontière entre les deux pays, ont tenu une rencontre de conciliation le mardi 13 décembre 2011, à Koulbous, localité située à quelque 230 km à l’Est d’Abéché. Le 1er octobre dernier, rappelle le journal, des groupes d’éleveurs tchadiens et soudanais se sont affrontés à la frontière tchado-soudanaise. A l’issue de ces heurts, sept éleveurs sont décédés dont 4 soudanais et 3 éleveurs tchadiens. Après la conciliation, menée grâce aux responsables de la Force mixte Tchad-Soudan, le gouvernement tchadien et celui du Soudan ont versé respectivement à titre de « Dia » (ndlr, Prix du sang), 37 143 000 FCFA et 215 000 000 de pounds soudanais, aux familles des victimes, précise le confrère

Les ratés de la fête du 1er décembre à Moundou

« 1er décembre à Moundou : détournements à gogo », titre en Une L’OBSERVATEUR, qui nous apprend que des lâches chapardeurs ont sévi au lendemain de la célébration de la 21ème journée de la démocratie et de la Liberté. Bon nombre de matelas, tapis et vivres, mis à la disposition du comité local d’organisation, ont pris une direction inconnue tandis que les délégations venues des villages et des cantons logées dans les établissements scolaires, ont galéré tout le temps des festivités. Le confrère précise qu’un gros véhicule, plein de matelas, de sacs de riz et d’autres biens ont été saisis par la police au rond point de Koutou et garé au commissariat de police de la ville. Commentaire du journal : « encore une fois, les caciques du pouvoir n’ont pas fait mentir leur mauvaise réputation et ont étalé leur propension à confondre biens publics et patrimoines privés ».

Communales : plus de 1000 candidats pour 296 sièges à N’Djaména

Ces chiffres ont été publiés par LE PROGRES qui constate que pour cette fois-ci, les partis politiques désirant participer à la gestion des communes, ont respecté le nouveau calendrier, réaménagé par la Commission Electorale Nationale Indépendante.

« Tout le monde veut être maire », constate N’DJAMENA BI-HEBDO, qui affirme que comme aux législatives de février dernier, la course à la conquête des 42 conseils municipaux a fait beaucoup de mécontents au sein du parti au pouvoir ainsi que de l’opposition. Au sein de la majorité, souligne le journal, le fait de soumettre la liste des candidats à un comité d’arbitrage pour calmer la furie de ceux qui seront recalés n’est pas du goût de tout le monde. Les alliés du Mouvement Patriotique du Salut se sont fait gruger et ont été relégués dans la plupart des circonscriptions, au bas des listes. Quand on sait que les élections communales se jouent à la proportionnelle, leurs chances de grignoter des sièges est quasi-nulle, analyse le BI-HEBDO qui donne raison à Kassiré Koumakoye d’avoir choisi de s’engager tout seul dans cette course. Du côté de l’opposition qui a signé une plate forme électorale entre 17 partis, chacun des partis a bataillé fort pour placer le plus de ses militants possible. Pour la circonscription de Sarh, illustre le confrère, on a même frôlé le divorce, tant les ambitions de la CDF d’Ali Golhor sont grandes. Mais finalement, c’est l’URD de feu Kamougué qui conduira la liste de l’opposition dans un de ses bastions.

Les détenus de la Maison d’arrêt de N’Djaména transférés à Moussoro

L’OBSERVATEUR nous apprend que le 8 décembre 2011, le procureur de la République, M. Mahamat Saleh Youssouf, a fait un point de presse pour expliquer les raisons du transfert des détenus de la Maison d’arrêt de N’Djaména à Moussoro, dans le Bahr El Gazel. Cette mesure ne concerne que les condamnés, précise le procureur de la République ; les prévenus et inculpés doivent attendre d’être situés sur leur sort avant un éventuel transfert. Déjà, le lundi 5 décembre dernier, 235 condamnés ont été acheminés dans les cellules de la maison d’arrêt de Moussoro, suivi de 300 autres, le mercredi 7 décembre. Pour le Procureur de la République, c’est dans l’intérêt des détenus que ce transfert est en train d’être fait. La Maison d’arrêt de Moussoro est construite dans les normes modernes, contrairement à celle de N’Djaména, a-t-il ajouté. Plus critique, l’éditorialiste de LE TEMPS estime que ce transfèrement n’est rien d’autre qu’une condamnation à mort. Même si sur la forme, la décision des autorités semblent fondée, au fond, c’est de l’aberration, relève le journal. «  Il faut avoir été prisonnier et avoir goûté à l’animosité du personnel pénitentiaire tchadien pour voir le danger que court le prisonnier déporté à Moussoro, une animosité qui risque de se transformer en bestialité, loin des yeux », prévient-il.

Inauguration de l’Université de Toukra

L’INFO a couvert l’inauguration le 7 décembre 2011 par le chef de l’Etat, des Facultés des Sciences de l’Éducation et des Sciences Economiques et de gestion de l’Université de Toukra, située à une quinzaine de kilomètres de N’Djaména. Six autres facultés attendent d’être construites sur le site, note le journal. L’hebdo estime que « c’est à la fois un saut quantitatif et qualitatif opéré par les autorités dans le dispositif de formation universitaire ». Selon les propos du président de la République rapporté par le confrère, cette université pourrait accueillir jusqu’à 20 000 étudiants et s’étend sur plus de 6 000 Km2. Elle dispose par ailleurs d’un service pour les œuvres universitaires, ajoute-t-il.

La société civile et les populations de la zone pétrolière portent plainte contre ESSO

Selon L’OBSERVATEUR, le Groupe de Recherche Alternative et de Monitoring du Projet pétrole Tchad-Cameroun (GRAMP/TC), en collaboration avec la société civile et les populations de la zone pétrolière, lors d’une conférence de presse tenue le 10 décembre 2011, a informé la presse de la plainte qu’il a portée contre ESSO. La plainte, a été déposée auprès du Compliance Advisor/Ombudsman (CAO) pour les effets négatifs de ce projet qui affectent les populations riveraines du bassin pétrolier de Doba. Le dossier soumis au CAO comprend 150 plaintes dont 25 communautaires et 125 individuelles, rapporte le confrère.

LE TEMPS ce pour sa part, énumère les différents griefs reprochés au consortium pétrolier. Ce sont : la pression foncière et la perte des moyens d’existence durable dans la zone du projet, les impacts sociaux individuels et communautaires avec des dommages non réparés, les impacts environnementaux cumulatifs et irréversibles, l’exacerbation de la pauvreté au Tchad en général et particulièrement dans la zone de réalisation du projet, etc.

Alerte famine

Des millions de personnes risquent de vivre une crise alimentaire grave si aucune solution rapide n’est entreprise, prévient l’ONG Oxfam, citée par le BI-HEBDO. Les facteurs déclencheurs de cette crise identifiés par le système d’alerte précoce d’Oxfam sont : les faibles précipitations et des niveaux d’eau plutôt bas, les récoltes et les fourrages plutôt limités, la diminution des transferts des fonds des migrants et les prix élevés des denrées alimentaires. Au Tchad, précise le journal, 13 régions sur 22 pourraient être concernées par l’insécurité alimentaire.

La Compagnie Sucrière du Tchad (CST) met 380 agents en chômage technique

LE PROGRES nous informe que sans préavis, tous les 350 agents de l’usine de la CST de N’Djaména sont mis en chômage technique d’une semaine, depuis le lundi 12 décembre dernier, par une décision de leur direction générale. Des sources proches de la direction générale de la CST renseignent que la raison principale de cette décision serait liée à la mévente des produits fabriqués par l’usine de N’Djaména, face à ceux provenant de la fraude. Après s’être réunis en assemblée générale, informe le journal, les agents rejettent le chômage technique auquel ils sont soumis et menacent d’aller en grève.

Dans sa parution du vendredi 16 décembre 2011, le quotidien rapporte les inquiétudes du Président directeur général de la CST, M. Ibrahim Badji Mollimi pour qui, la mise en chômage des agents de l’usine de N’Djaména est « un signal fort aux autorités et une première étape vers le licenciement économique, si l’Etat ne fait rien pour résoudre la question de la concurrence déloyale ».

Mbaïdedji Ndjénodji Frédéric

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Published by Nouvel Essor - dans société
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