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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 23:12
 
L’adoption du projet de budget 2012, la fin de la grève lancée par les centrales syndicales, le durcissement du ton des étudiants de l’Université de N’Djaména, la libération provisoire du président du parti ASRI, l’immolation d’un conducteur de mototaxi et bien d’autres nouvelles ont constitué les temps forts de l’actualité tchadienne cette semaine.

 

Le budget 2012 sera déficitaire de 120 milliards FCFA

Le quotidien LE PROGRES informe que le conseil extraordinaire des ministres, tenu le vendredi 11 novembre 2011, a adopté le projet de loi des finances pour la gestion 2012. Le projet de budget de l’exercice 2012 se présente en recettes, à 1 366 623 000 955 Fcfa, et en dépenses, à 1 486 823 000 955 Fcfa, soit un déficit de 120 milliards FCFA.

Les syndicats des travailleurs lèvent leur mot d’ordre de grève

« Une nouvelle grille pour le public », titre Le quotidien LE PROGRES, dans sa parution du 14 novembre 2011. Le confrère informe que les deux centrales syndicales, l’Union des Syndicats du Tchad (UST) et la Confédération Libre des Travailleurs Tchadiens (CLTT) viennent de convenir d’un protocole d’accord, le vendredi 11 novembre 2011, de l’approbation, par décret, de la grille salariale du secteur public, sans rétroactivité sur l’effet financier. Le quotidien ajoute que l’application de cette grille sera, respectivement de 20%, en 2012, 40% en 2013, et 40% en 2014. « Au début, on pensait que le chef de l’Etat n’allait pas signer la nouvelle grille. Mais aujourd’hui, c’est précisé que la nouvelle grille sera signée », se réjouit le président de l’UST, Barka Michel, au sortir d’une audience avec le chef de l’Etat Idriss Déby Itno, le vendredi 11 novembre.

‘‘Le gouvernement a fléchi’’, c’est la principale leçon que tire de son côté, L’OBSERVATEUR, qui insiste que pour une première, la CLTT et l’UST ont fait chemin ensemble dans ce mouvement de grève. Le confrère relativise tout de même que la CLTT, après évaluation de la grève lors et l’Assemblée Générale du 9 novembre, a demandé à ses militants de reprendre le travail tout en continuant les négociations avec le gouvernement, attitude rejetée par la base de l’UST qui est restée sur sa position jusqu’à la signature du décret par le chef de l’Etat.

N’DJAMENA BI-HEBDO par contre assimile ce dénouement de la revendication salariale des travailleurs à une paix de braves. Toutefois, prévient-il, « ne nous étonnons pas si cette revendication est à nouveau brandie par les syndicats d’ici quelques mois. Car avec Déby Itno, un accord est toujours un chiffon de papier ».

Un conducteur de mototaxi s’immole à Goz Béida

C’est un récit tragique que publie N’DJAMENA BI-HEBDO pour qui, la révolution du jasmin fait des émules. Le confrère situe que la scène s’est déroulée dans l’Est du Tchad. A l’origine, rappelle-t-il, il y a un couvre-feu instauré par les autorités régionales couvrant la période du 15 septembre au 26 octobre pour juguler l’insécurité galopante dans la région du Sila. Tous les engins à deux roues sont raflés et leurs propriétaires sont obligés de présenter toutes les pièces afférentes avant de les récupérer. Ainsi, Mahamat Ali Ibrahim, un jeune conducteur de mototaxi d’une trentaine d’années, après bien d’efforts vains pour récupérer sa moto, qui est sa seule source de survie, se lance dans un acte désespéré. Il s’asperge d’essence et se brule devant la résidence du gouverneur, le 14 novembre dernier. A l’heure où ces lignes sont écrites, l’infortuné se bat à l’hôpital régional d’Abéché, entre la vie et la mort, ajoute LE BI-HEBDO.

Me Nadji Madou obtient la liberté provisoire

En échos du palais, LE PROGRES nous apprend que poursuivi pour les délits de violences et voies de fait, le président du parti politique Alliance Socialiste pour le Renouveau Intégral (ASRI), Me Nadji Madou, vient d’obtenir la liberté provisoire demandée par ses conseils. Arrêté le 11 octobre 2011, le président de l’ASRI souffre, en ce moment, selon le dossier médical présenté par ses avocats, d’une rhinite allergique probable. Le médecin recommande à la justice de libérer le prévenu pour lui permettre de se soigner. Toutefois, poursuit le journal, le substitut du procureur de République prévient que, le prévenu, étant un homme politique, président d’un parti, ne doit pas, pendant la période de liberté provisoire, organiser un attroupement, un rassemblement ou se livrer à des apparitions publiques, sinon, il sera repris.

La marche pacifique des étudiants de l’Université de N’Djaména dégénère

« Université de N’Djaména, les étudiants résistent », titre NOTRE TEMPS qui rapporte qu’après le refus, il y a deux semaines, reprendre les cours, les étudiants, après une assemblée générale suivie d’une marche pacifique, ont opposé un bras-de-fer avec les policiers. Cette manifestation des étudiants, appuyés par leurs cadets du secondaire s’est soldé par un bilan de 30 étudiants et 13 élèves arrêtés, avance l’hebdo.

N’DJAMENA BI-HEBDO souligne que pendant que les étudiants et les forces de l’ordre se regardent en chiens de faïence sans s’affronter devant le ministère de l’Enseignement supérieur, communément appelé building, ce sont plutôt les élèves des lycées Technique commercial et Félix Eboué qui ont donné une toute autre tournure à la manifestation des aînés. A coups de pierre et jets d’autres objets, ils s’en sont pris à tout ce qui bouge, poussant les forces de l’ordre à les pourchasser. Cette situation a fait tâche d’huile et embrasé presque tous les établissements de la capitale, rapporte le journal.

32 étudiants condamnés avec sursis

LE PROGRES, suivant l’évolution de cette affaire, nous informe qu’après une semaine passée à la maison d’Arrêt de N’Djaména, poursuivis pour attroupement, destruction de biens et coups et blessures volontaires (CBV), sont libérés dans la journée du mercredi 16 novembre 2011. Ils sont condamnés à deux mois de prison avec sursis, pour attroupement, et relaxés au bénéfice du doute, pour les délits de destruction de biens et CBV, à l’issue d’un procès sous haute sécurité. Après le verdict, souligne le quotidien, le président de séance prévient les étudiants qu’ils doivent s’abstenir de commettre un délit pendant cinq ans, pour éviter une condamnation ferme.

La présence des journalistes dérange les policiers

NOTRE TEMPS fait écho de la mésaventure du rédacteur en chef du journal Al Adawa, Babikir Mahamat Ahmat qui a eu maille à partir avec le Groupement Mobile d’intervention de la police, lors de la marche des étudiants, le 9 novembre dernier. D’après l’hebdo, le confrère s’est vu arraché son appareil photo et enregistreur, malgré la présentation de sa carte de presse. C’est le lendemain que ses appareils lui seront restitués dans les locaux de l’école de police par le super chef de la police, Hissein, alias Kennedy, qui lui a fermement fait savoir : « nous ne voulons pas vous voir dans de tels lieux ».

La famille de l’ex-président Félix Malloum agressée

L’OBSERVATEUR révèle que le 09 septembre dernier, des policiers à la trousse des étudiants manifestants, ont passé à tabac les gendarmes chargés de la protection du domicile de feu général Malloum Ngakoutou Béhindi. L’hebdo informe que ce jour, aux environs de midi, un véhicule bourré de policiers a fait irruption dans la rue où se trouve la demeure de l’ex-président de la République. Exaspérés par les gaz lacrymogènes que les policiers ont lancés dans les concessions voisines, les gendarmes en faction devant la maison du général Malloum ont interpellé les policiers sur le fait que les enfants pris à partie, ne sont pas des étudiants. Sur ces mots, rapporte le journal, les policiers s’en sont pris violemment aux gendarmes, en leur pulvérisant du gaz et lacrymogène accompagné de coups de crosse.

Un mémorial pour les personnes tuées dans un DC 10 d’UTA en 1989

LE PROGRES rappelle que vingt-et-deux ans après l’attentat sur le DC 10 d’UTA, ayant causé 170 victimes, au-dessus du désert de Ténéré (Niger), les familles tchadiennes de 34 disparus, peuvent se recueillir et se souvenir au mémorial érigé en leur mémoire. Le mémorial est situé entre la direction générale du Trésor et l’ambassade de Russie, sur la route de l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djaména.

Le gouvernement veut brûler les armes saisies

« Le Tchad, poudrière à ciel ouvert », titre L’OBSERVATEUR, publiant à sa Une la photo des armes à feu saisies par la commission de désarmement, il y a de cela quelques années. Pour le président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, le général Routouang Yoma Golong, le gouvernement a intérêt à restituer les armes dont les propriétaires détiennent des documents. Ce qui n’est pas de l’avis du gouvernement qui souhaite brûler ces armes afin d’éviter quelles ne retombent entre les mains des malfrats, nuance l’hebdo.

Kaar Kaas Sonn remporte le prix Nimrod

Le Quotidien LE PROGRES informe que Flavien Kobdigué, alias Kaar Kaas Soon, écrivain et artiste tchadien, a remporté le 11 novembre 2011, le premier prix littéraire du roman tchadien, organisé par les Editions Sao, baptisé prix Nimrod, avec son œuvre, « Le prix des agneaux ». Il est suivi de Brahim Guihini Dadi, qui remporte le prix spécial du jury, avec son livre « Le prix du cadavre ». Le 1er lauréat empoche un chèque de 500 000 FCFA et le second, 27 livres d’un coût global de 150 000 FCFA.

Mbaïdedji Ndjénodji Frédéric

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Published by Nouvel Essor - dans société
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