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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 09:41
L'inculpation des leaders de l'Union des syndicats du Tchad et du journal N'Djaména Bi-hebdo pour diffamation et incitation à la haine tribale, la poursuite de la grève générale, les désastreuses inondations ont fait, entre autres, les choux gras de la presse tchadienne cette semaine.
L'Etat poursuit 3 responsables de l'UST
C'est le titre qui barre la Une du quotidien Le Progrès n°3470 daté du mardi 11 septembre 2012. Figure aussi sur la couverture du journal, la photo du président de l'Union des Syndicats duTchad (UST), Michel Barka, et des autres inculpés signant la convocation de comparution. Interpelés dans la journée du lundi 10 septembre dernier par le procureur de la République près le tribunal de première instance de N'Djaména, le président de l'UST et son vice-président, le secrétaire général de l'UST ainsi que le directeur de publication de N'Djamena bi-hebdo, Jean-Claude Nékim, sont inculpés pour diffamation de nature à inciter à la haine tribale. L'interpellation des responsables syndicaux, informe le quotidien, est consécutive à une pétition que l'UST a lancée après son assemblée générale le 1er septembre dernier. Il est reproché au bi-hebdo indépendant d'avoir publié dans son journal la synthèse de ladite pétition, ajoute-t-il.
«NDJH à nouveau dans la ligne de mire »,titre pour sa part N'Djamena BI-HEBDO n°1479. « Alors que la pétition de la centrale syndicale circule déjà depuis un certain temps,au vu et au su de tous, alors que d'autres confrères en ont également fait écho, et même plus amplement, c'est nous que Nadingar et les autres faucons du régime ont choisi pour accompagner l'UST à la guillotine », s'étonne le confrère. Le journal se demande de quoi le régime de Déby Itno a peur, avant de répondre que «ce régime a peurde sa propre ombre, de ses propres bêtises qui crèvent les yeux mais que nousne devrions pas dénoncer ». N'Djamena bi-hebdo estime enfin que le pouvoir actuel est aux abois. «Son visage traduit une peur injustifiée et son âme est pourrie par vingt-deux ans de népotisme, d'enrichissements illicites et de tyrannie drapée dans les oripeaux de la démocratie », conclut-il.
Déluge sur le Tchad
«Après la pluie, lafamine pointe à l'horizon », titre, N'Djamena bi-hebdo n°3470, dont le reporter est allé dans le Mayo-Kebbi Est et la Tandjilé, régions martyres envahies par les inondations. Le journal publie des arrêts sur images pathétiques : pour fuir l'eau, les sinistrés dressent sur la voie bitumée des abris précaires, les exposant aux maladies et intempéries. Sur une autre photo, on voit des champs de riz totalement inondés. Enfin, sur la troisième, des paysans s'activent à récolter les taros trois mois avant l'échéance. Comparativement, le confrère rappelle qu'en 2010, de fortes pluies ont dévasté la ville de Faya, obligeant le chef de l'Etat Idriss Déby Into et 8 de ses ministres à s'y rendre personnellement. Deux ans plus tard, écrit le bi-hebdo, des arrondissements entiers de la capitale et des autres régions sont sous l'eau. Ces régions méritent autant – sinon plus – d'attention et de compassion que Faya, estime le journal, qui dénonce cette solidarité sélective. Il faut en faut plus que le milliard de FCFA déboursé par le gouvernement pour soulager les souffrances de toutes les régions, suggère-t-il.
Le quotidien Le Progrès n°3472 de son côté, met en exergue la difficile répartition de 250 millions FCFA débloqués par le gouvernement pour assister les sinistrés de N'Djamena. Selon le reporter du quotidien, dans la plupart des 10 arrondissements de la capitale, ne sachant pas le critère opté pour la répartition de ce fonds, beaucoup de sinistrés pensent à une assistance sélective.
Forum national sur le système éducatif tchadien
L'Info daté du 13 septembre 2012, fait un dossier sur le Forum national sur le système éducatif tchadien qui s'est déroulé du 6 au 11 septembre à N'Djaména. « Je veux, avec ce Forum national deréflexion, lancer la Renaissance de l'école tchadienne. La nouvelle écoletchadienne, ce sera le cadre de brassage des Tchadiens où seront enseignésl'écriture, la lecture et les valeurs morales de tolérance et de respectd'autrui », souhaite, dans un extrait de son discours, le Chef de l'Etat Idriss Déby Itno. L'éditorialiste du Bi-hebdo analyse que c'est une perche tendue par le chef de l'Etat. Il revient aux responsables en charge de l'Education de la saisir pour redonner à l'école tchadienne son prestige d'antan.
Grève des travailleurs du public
Notre confrère L'Info n°078 faité cho du message du Premier ministre Emmanuel Nadingar à l' endroit des organisations syndicales le 8 septembre 2012. « Selon les clauses du protocole d'accord, ce sont 12,5 milliards FCFA qui devraient être versés aux agents de l'Etat. Le plus gros problème,c'est la mauvaise lecture du décret 1249 par l'UST », indique le Premier ministre cité par le Bi-hebdo. En outre, écrit le journal, Emmanuel Nadingar a souligné que le protocole d'accord a été bien appliqué et que l'UST a glissé sur un terrain politique. « C'estune subversion, voire une rébellion », a martelé le Premier ministre dans les colonnes du journal.
Dans le même chapitre, L'Observateur n°611 évoque la mission de bons offices des religieux pour trouver une solution à la crise sociale. Face au durcissement des positions de l'Union des syndicats duTchad et du gouvernement, écrit l'hebdo, les religieux demandent un moratoire d'une semaine aux grévistes pour ne pas entrer en grève sèche comme initialement prévu. Les travailleurs ont accepté l'offre, mais compte tenu deprises de positions divergentes, la tâche ne s'annonce pas facile pour
ces derniers, pronostique L'Observateur.
Pour sa part, Le quotidien Le Progrès dans son n°3055 révèle que l'Etat paie le salaire du mois d'août, un soulagement des travailleurs du secteur public. Bloqué suite à des perturbations liées à la grève de l'Union des Syndicats du Tchad, le paiement du salaire du mois d'août des travailleurs du secteur public a commencé le mercredi12 septembre dans la plupart des services de l'Etat, informe le journal. Le confrère confirme que le gouvernement n'a pas pris en compte le pointage qu'il avait instauré en vue de ne pas payer le salaire à ceux qui n'auront pas travaillé.
Quand le Garde desSceaux bloque une décision en appel
En échos du prétoire, N'Djamena bi-hebdo n°1479,revient sur les rebondissements de l'affaire Danna Atim, ce fonctionnaire, inculpé depuis des mois, de détournement des deniers publics. Depuis le 6 septembre, rappelle le bi-hebdo, la Chambre d'accusation de la Cour d'Appel de N'Djaména, saisie de la requête du fonctionnaire, ordonne sa mise en liberté provisoire assortie du versement d'un cautionnement de 25 millions FCFA. Le sieur Danna Atim a payé, le jour même où l'arrêt est rendu, le montant du cautionnement, informe le journal. Mais le ministre de la Justice, de l'Assainissement public et de la Promotion de la Bonne Gouvernance, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, s'y oppose catégoriquement,malgré qu'il soit rendu en dernier ressort. « Vous avez dit indépendance de la justice ? Circulez, ''Dr''... ne connaît pas »,ironise le journal.
Rapport accablant d'Amnesty International sur les prisons tchadiennes
Le quotidien Le Progrès n°3470 fait écho du rapport d'Amnesty International sur les violations des droits humains dans six prisons du Tchad, publié le 10 septembre 2012. Ce rapport est le fruit de deux ans de recherche dans la prison centrale deN'Djaména et de cinq autres villes tchadiennes. « Après avoir fait le tour, nous avons vu que la situation n'était pas bonne. Les conditions de détention étaient très difficiles, épouvantables, dans des cellules surpeuplées, causant des maladies de la peau et des contaminations », déplore M. Christian Mukosa, chercheur à Amnesty International pour le programme Afrique.
L'ex-rebelle Baba Laddé reçu par le Premier ministre
L'Info, daté du 10 septembre nous informe que le Premier ministre Emmanuel Nadingar a reçu le jeudi 7 septembre une délégation centrafricaine conduite par le médiateur centrafricain, Monseigneur Paulin Pomodimo, comprenant l'ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé. La délégation était arrivée au Tchad le 5 septembre 2012 suite à l'accord de paix signé en juin a Bangui avec le gouvernement.
Mbaïdedji Ndjénodji Frédéric 

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Published by Nouvel Essor - dans société
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