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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 09:35

Nous avons lu pour vous le quotidien Le Progrès, Notre Temps, L'Info, La Voix et Le Temps.
Les principaux sujets abordés cette semaine par la presse portent sur l'envoie des troupes tchadiennes au Mali, le rapatriement des soldats tchadiens de la République centrafricaine, le décès d'un Tchadien au Niger, la grève de l'UST, les catastrophes naturelles, le changement à la tête de la Commune de N'Djaména, l'insécurité dans la ville de N'Djaména
L'envoie des troupes tchadiennes au Mali
« L'ANT ira au Mali sur demande », rapporte le quotidien Le Progrès n°3514 du jeudi, 15 novembre. Notre confrère reprend ainsi les propos du Général Sekouba Konaté, haut représentant militaire de l'Union africaine au Mali en visite ce mercredi, 14 novembre au Tchad. L'ancien président guinéen était venu discuter avec son homologue tchadien, de la situation militaire au Nord du Mali aux mains des djihadistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (aqmi) et des islamistes d'Ansar Dine (défenseur de l'islam). Il a fait cette déclaration au sortir d'une audience que lui a accordée le président de la République. « Il m'a rassuré de la disponibilité du Tchad à participer à l'opération, en cas de demande de la communauté économique des Etat de l'Afrique de l'Ouest et de l'Union africaine », a déclaré l'ex homme fort de Conakry cité par le quotidien. « Tout le monde sait que l'armée tchadienne est constituée de gens aguerris à la guerre sur le désert. Donc, ils peuvent apporter une contribution décisive dans cette crise malienne »,souligne Sekouba konaté qui loue en ces termes, la capacité des soldats tchadiens, rapporte le journal.
« Le Tchad n'a jamais donné un accord » pour l'envoie des troupes au Mali rapporte en revanche, Le Progrès n°3515 du vendredi, 16 novembre. Le quotidien résume ainsi la substance de la mise au point, rendue publique le 15 novembre, par la Direction générale de lacommunication de la Présidence de la République, qui apporte « un démenti catégorique à toutes ces allégations distillées dans les médias visant à forcer la main au gouvernement tchadien afin d'envoyer les troupes au Mali.»
Le rapatriement des soldats tchadiens en République centrafricaine
Par ailleurs, La Voix nous informe que le président centrafricain, François Bozizé, cherche à rapatrier les soldats tchadiens qui l'ont aidé en mars 2003, à prendre et à consolider son pouvoir. Notre confrère qui a analysé les en dessous du rapatriement, révèle que ce sont « les attaques de deux villes du Nord de Bangui en septembre dernier, par des éléments non identifiés » assimilés à certains éléments de l'armée tchadienne et de leurs accointances avec des barons centrafricains tombés en disgrâce comme le tout puissant colonel Sylvain Ndoutigaï, neveu de François Bozizé et ancien ministre des Finances limogé et le colonel rebelle Hassan Al Habib, soupçonnés d'avoir planifié des coups d'Etat manqués.
Le décès d'un Tchadien au Niger
En lien avec le terrorisme, L'Info dans sa parutiondu 12 au 14 novembre, titre « Décès d'un Tchadien au Niger ». Après vingt jours de détention par les terroristes à Dakoro dans la région de Maradi au Niger, Aimé Soulémbaye, travailleur humanitaire de l'ONG ALLIMA est décédé de suite de ses blessures. Il a été arrêté en compagnie de cinq Nigériens qui, eux ont été libérés sains et saufs, annonce notre confrère qui cite le ministère des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine qui a publié le 3 novembre, un communiqué de presse à cet effet. L'Info qui a interviewé son frère cadet sur les circonstances de son décès, indique que les parents exigent le rapatriement du corps.
L'insécurité dans la ville de N'Djaména
Par rapport à cette insécurité, Le Temps n°761 mentionne en Une : « N'Djaména, un nid d'insécurité ». Notre confrère explique dans ses colonnes que la ville de N'Djaména est devenue une jungle. Il ne se passe pas un seul jour où l'on ne parle de braquages, de vols et assassinats, etc. Les défenseurs des droits de l'homme qui dénoncent ces actes sont pris à partie par le ministre de la Sécurité publique qui, dans ses sorties boiteuses dont il a seul le secret, les accuse de vouloir faire de la politique, s'indigne-t-il.
La grève de l'UST
« Un accord décante une grève à Komé ». C'est la machette du journal Le progrès n°3511 du 12 novembre. Les employés de Schlumberger reprennent le travail après dix jours de débrayage surl e site pétrolier de Doba. L'accord relatif à cette reprise de travail a été signé le 10 novembre, entre les deux parties à Komé en présence du ministre de la Fonction publique et du Travail Mahamat Abali Salah, éclaire le quotidien qui informe que c'est la revendication de prime de risque sur le site pétrolier ainsi que l'éclaircissement sur l'accident ayant causé la mort de leurs deux collègues, par brûlure de gaz, le 5 août dernier, qui ont été à l'origine de la grève, détaille le quotidien qui note que le travail reprend le 12 novembre.
Par contre, les grévistes de la Fonction publique campent sur leur position. « On ne peutpas nous obliger d'arrêter la grève », déclare le président de l'UST à Notre Temps n°510 du 16 au 22 novembre. Nous étions en grève depuis juillet pour obliger le gouvernement à respecter le décret 1249 et le décret 1111 pour améliorer les conditions des travailleurs. Malheureusement, le gouvernement multiplie des manœuvres pour refuser d'honorer ses engagements pour nous démontrer qu'il n'a pas d'argent pour donner aux travailleurs. Dans ce cas, les travailleurs, eux aussi, ne sont pas prêts à aller travailler, poursuit le président qui dévoile que gouvernement a des milliards qu'on lui déverse avec l'argent du pétrole de Doba, de la raffinerie, du ciment qu'on préfère revendre ailleurs qu'aux Tchadiens. Il n'ya aucune raison qu'on ne puisse pas payer ce que nous revendiquons, soutient le leader de l'UST cité par le journal.
Selon l'éditorialiste de Notre Temps, cettelongue grève de l'UST qui ne trouve pas de dénouement faute de dialogue sincèreentre les acteurs politiques et les partenaires sociaux n'est pas dénuée decalcul. « Le pourrissement serait entretenu dans le but de tuer dans cepeuple l'orgueil et de le rendre servile », écrit notre confrère qui révèle, par ailleurs, que la grève rend impossible les opérations financières dans les régies del'Etat et provoque des retards très préjudiciables au pays auprès des partenaires internationaux dans les transactions financières. Or, le pays dépend de ces aides pour boucler les fins du mois.
Conséquence, « à quand le paiement des deux mois d'arriérés ? », se demande La Voix n°0180 du 13 au 19novembre. En dépit d'immenses ressources financières que le pays engrange chaque jour, en grève ou pas, beaucoup de fonctionnaires totalisent aujourd'hui, deux mois de retard dans le paiement de leur traitement, informe l'hebdomadaire. « Chose tout à fait inadmissible », déplore notre confrère qui cite le Premier ministre qui a effectué le 12 octobre dernier, une visite inopinée au ministère des Finances et du Budget pour ordonner à la direction de la solde de ficeler et d'arrêter les états de paiement au plus tard le 5 de chaque mois. Que se passe-t-il un mois après ? Quenenni ! Enseignants et agents sanitaires n'ont plus eu leur salaire depuis au moins deux mois, constate La Voix.
C'est dans cette situation morose que l'UST s'enquiert de la situation de ses 600 militants licenciés par la Compagnie Sucrière du Tchad (CST) qui a fermé ses usines de Farcha et Banda pour raison économique, à l'inspection du travail, souligne Le Progrès dans sa parution du 13 novembre 2012. Les employés dénoncent ces licenciements abusifs et illégaux et refusent de percevoir leurs droits sociaux que propose leur employeur, souligne notre confrère. De plus, poursuit-il, la société évoque des difficultés financières pour justifier le non versement des primes d'accompagnement aux travailleurs. Pourtant, note le secrétaire général de la délégation du personnel de Farcha, dans les colonnes du journal, que ces primes doivent leur permettre de se réinsérer dans la vie active. Parmi les employés touchés par cette mesure, certains ont travaillé pendant 30 à 40 ans dans la société. Il ya parmi eux, ceux qui ne sont plus aptes à être recrutés ailleurs, explique le délégué.
Cette impasse pousse l'alliance des associations des défenseurs des droits humains et de l'environnement au Tchad (ADHET) à interpeller l'UST et le gouvernement au dialogue dans les colonnes de L'info du 12 au 14 novembre, qui a couvert la rentrée sociale de l'ADHET organisée le 7 novembre, au CEFOD.
Les catastrophes naturelles
Comme le malheur ne vient jamais seul, nos confrères font également écho des catastrophes naturelles qui s'abattent sur la population tchadienne. « L'érosion menacede couper Mao », annonce Le Progrès du 14 novembre. Notre confrère qui a réalisé un reportage dans la capitale de la région du Kanem, relate dans ses colonnes qu'une érosion causée par le ruissellement des eaux de pluies a emporté cette année plus de 700 habitations dans la ville de Mao. « D'ici à la prochaine saison pluvieuse, si aucuneopération n'est effectuée, une dizaine de ravins pourrait provoquer des dégâts énormes et couper la ville en deux ou trois », alerte -t-il.
En attendant, les victimes d'inondation du quartier Sabagali reçoivent les dons, évoque Le Progrès n°3511 dans sa livraison du 12 novembre. Ce sont les volontaires de la Croix Rouge du Tchad qui leur ont distribué des kits constitués de sacs de mil, de nattes en plastique, de couvertures, de sacs de sucre, du riz et du sel, de moustiquaires, de cartons de savon et de bidons d'huile.
Mais à Sarh :« l'argent destiné aux sinistrés amputé », souligne Le Temps n°761dans sa parution du 07 au13 novembre. L'hebdomadaire confie que la région du Moyen Chari touchée par l'inondation de cette année a bénéficié de cent millions de francs Cfa, don du gouvernement tchadien pour assister tous les citoyens, victimes de cette inondation. Mais cet argent est amputé par le comité régional d'action, pour divers prétextes.
Itir Déby Itno succède à Djimet Ibet à la tête de la Commune de N'Djaména
Le progrès n°3513 du mercredi, 14 novembre, consacre en Une : « Djimet Ibet a été auditionné et relâché ». Il s'agit du maire de N'Djaména suspendu le12 novembre, par arrêté du Délégué du gouvernement auprès de la commune de N'Djaména, pour sa mauvaise gestion. Djimet a été auditionné sur la gestion de la municipalité par la police judiciaire et Interpol, mais aucune charge n'est retenue contre lui, souligne notre confrère. Relâché, par le Parquet, Djimet Ibet a été remplacé par Itir Déby Itno, son adjointe, maire intérimaire. Le délégué du gouvernement auprès de la commune de N'Djaména, Issa Adjideï, l'a installée officiellement, ce mardi, 13 novembre, lors d'une cérémonie. « Allah yi Awinni ho yiawinkou (Ndr, Que Dieu m'aide et vous aide)», a déclaré le maire intérimaire, Hadjé Itir Déby, citée par le journal Notre Temps n°510 du 22 novembre, lors de son investiture.
Sur le même ordre d'idée, le Bi-hebdo gouvernemental du 12 au 14 novembre, titre à l'éditorial « administration publique : la marche à l'envers ». L'éditorialiste fustige en ces termes le laxisme qui caractérise l'administration tchadienne. « Pour avoir un arrêté d'avancement, un congé administratif, un avis médical d'évacuation sanitaire ou une simple note d'affectation, il faut passer des semaines, des mois et mêmes des années », déplore notre confrère.

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Published by Nouvel Essor - dans société
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