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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 14:58

 

Selon CNN, 48 % des sondés donnent Barack Obama vainqueur du débat de politique étrangère. Au terme des trois duels, la course à la Maison-Blanche n'en reste pas moins très serrée. Les deux candidats vont maintenant sillonner les Etats décisifs dans les deux semaines qui viennent.

Barack Obama a terminé le cycle des débats télévisés sur une victoire, après la joute de lundi, à Boca Raton. Selon un sondage CBS, 53 % des personnes « indécises » interrogées désignent le président sortant comme vainqueur, contre seulement 23 % pour Mitt Romney.

Après s'être laissé totalement dominer lors du premier débat télévisuel, début octobre, et avoir retrouvé sa combativité lors du deuxième, la semaine dernière, Barack Obama a carrément donné dans la condescendance au cours du troisième. Alors que Mitt Romney l'attaquait sur la supposée obsolescence de la Navy, qui aurait moins de bâtiments qu'en 1916, Barack Obama a reproché à son rival de ne pas être au fait des évolutions de l'armée, s'exclamant : « Nous avons aussi moins de chevaux et de baïonnettes. » Succès garanti sur Internet. Une page Facebook est aussitôt apparue, ainsi légendée : « Je soutiens Mitt Romney. Nous devons acheter plus de chevaux et de baïonnettes pour renforcer notre armée. » Barack Obama a plusieurs fois touché aux limites du mépris dans ses critiques, lâchant ainsi : « Je sais que vous n'avez jamais été en position de mener une politique étrangère, mais, chaque fois que vous avez émis une opinion, vous vous êtes trompé. » Mitt Romney est resté étonnamment réservé.

Un profil de va-t-en-guerre

Selon les politologues, il souhaitait passer pour un modéré et surtout ne pas inquiéter les électeurs indécis en présentant un profil de va-t-en-guerre. Michael O'Hanlon, de la Brookings Institution, estime ainsi que le candidat républicain « a voulu essayer de rattraper son retard dans l'électorat féminin et se présenter comme un défenseur de la paix ». Du coup, Mitt Romney s'est contenté d' « approuver les politiques du président, tout en suggérant qu'il les appliquerait mieux », analyse Stephen Walt à la Kennedy School of Government de Harvard.

Course à la Maison-Blanche

Parce qu'il ne pouvait guère attaquer le bilan de Barack Obama, qui revendique l'élimination d'Oussama ben Laden comme sa plus grande réussite, Mitt Romney a essayé, chaque fois qu'il l'a pu, de faire dériver le débat vers les questions économiques. Le président sortant l'a suivi sur ce terrain, rappelant qu'il avait démarré de nombreuses actions antidumping contre la Chine, citant deux cas qui concernent des entreprises situées dans l'Ohio, Etat clef sans lequel Mitt Romney peut difficilement l'emporter. Les autorités chinoises, lasses d'être mises en cause, dans le cadre de la campagne, pour leur politique commerciale ou monétaire, ou diverses infractions aux règles de propriété intellectuelle, ont d'ailleurs appelé à plus de modération, hier. « Les responsables politiques américains, quel que soit leur parti, devraient considérer le développement de la Chine de façon objective et rationnelle, et agir davantage en faveur d'une confiance réciproque sino-américaine. »

Au terme des trois débats, la course à la Maison-Blanche n'en reste pas moins très serrée. Les deux candidats vont maintenant sillonner les Etats décisifs dans les deux semaines qui viennent et inonder les écrans de publicités.

karl de meyer, Les Echos

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Published by Nouvel Essor - dans société
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