Le viol en France. Les chiffres (Source : www.contreleviol.fr)

Une enquête de l’INSEE, parue en 2008, révèle qu’au cours des années 2005 et 2006, 496 000 femmes avaient subi un viol, un attouchement sexuel ou une tentative de viol*. L’enquête de l’INSEE n’a interrogé que les femmes de 18 à 59 ans. Ce chiffre ne reflète donc qu’une partie de la réalité. L’enquête ENVEFF (2000) et l’enquête de l’Observatoire National de la délinquance montrent qu’entre 50 000 et 75 000 femmes sont violées chaque année. Dans chacune de ces enquêtes, seules les femmes majeures sont interrogées.

Le Collectif Féministe Contre le Viol, qui gère une plateforme d’appel pour les femmes victimes de viol, estime que 1 victime sur 10 seulement porte plainte. 96 % des auteurs de viol sont de sexe masculin et 91 % des victimes sont de sexe féminin (statistiques concordantes du Ministère de la Justice et du CFCV, Collectif Féministe Contre le Viol).

Selon les statistiques de la permanence téléphonique nationale Viols Femmes Informations :
74 % des viols sont commis par une personne connue de la victime ;
25 % des viols sont commis par un membre de la famille ;
57 % des viols sont commis sur des personnes mineures (filles et garçons) ;
49 % des viols sont commis sans aucune violence physique ;

La honte doit changer de camp ! (http://www.contreleviol.fr/la-honte-doit-changer-de-camp)

CHAQUE ANNEE EN FRANCE, PLUS DE 198 000 FEMMES SONT VICTIMES DE VIOL OU DE TENTATIVE DE VIOL. 
75 000 SONT VIOLEES.
JE SUIS L’UNE D’ELLES, JE PEUX ETRE L’UNE D’ELLES

Chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation. Il est une négation de notre volonté, le mépris de notre consentement. Les hommes ne sont pas plus que les femmes régis par des « pulsions sexuelles irrépressibles ». Le viol n’a rien à voir avec un désir soi-disant incontrôlable.
Il est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe des femmes et des filles. Plus de 75 000 femmes violées par an : il ne s’agit pas seulement d’une somme de crimes isolés, à classer dans les faits divers, mais une marque que notre société reste profondément inégalitaire dans les relations femmes-hommes.
Sous l’effet de la peur, de la pression de notre entourage, de la volonté d’oublier, une majorité d’entre nous n’a pas porté plainte. Nous dénonçons la tolérance de notre société vis-à-vis du viol. En France, on estime que seulement 2% des violeurs sont condamnés. 
Nous dénonçons la stigmatisation des victimes de viol qui doivent trop souvent affronter dénégations, accusations et rejet. Nous refusons de nous laisser culpabiliser sur notre tenue, notre comportement, nos fréquentations. Aucune honte ne doit peser sur nous. Nous devons être entendues sur ce que nous avons subi. Le viol est un crime. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés.
Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime. Le viol n’est pas une fatalité. Il est le signe d’une société profondément sexiste. 
Cette réalité peut changer. Cette réalité doit changer !

Nous refusons que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements. Nous voulons être pleinement libres dans l’espace privé et dans l’espace public.