Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 17:24

Publié le dimanche 21 mars 2010 à 11H00

12
Au mur, derrière

Au mur, derrière


Fils d'une prof d'anglais et d'un enseignant de civilisation américaine, Jean-Luc Delarue a trois frères de trente, trente-deux et quarante-trois ans. « Mes parents m'ont éveillé, ouvert l'esprit. C'est sans doute grâce à eux qu'aujourd'hui mes émissions donnent autant la parole aux autres. Mon père, (Jean-Claude Delarue responsable notamment de la plus importante fédération d'usagers de transports collectifs) a créé une vingtaine d'associations. Grâce à eux j'ai grandi le regard tourné vers les autres ». Avec toutes leurs activités, ses parents n'étaient cependant pas toujours présents. « Ils ne s'occupaient pas beaucoup de moi », avoue Jean-Luc Delarue. « Mais je n'ai pas été malheureux pour autant ! J'ai été très proche de ma grand-mère ». La photo de cette dernière trône d'ailleurs sur son bureau de Réservoir Prod, à côté de celle de son fils.
La veille de la rencontre, Jean-Luc Delarue avait annoncé sa séparation d'avec l'actrice Inès Sastre. « C'est la première fois de ma vie que ma compagne était connue aussi. On a vécu une belle histoire. Elle est terminée mais rassurez-vous je suis heureux en amour aujourd'hui. Pas de problème ! »
Le petit Jean a trois ans et demi. « Je le vois un week-end sur deux. Je suis à la fois père et grand-père avec lui. Je suis éducateur mais aussi inconditionnel de lui. Quoi qu'il fasse aujourd'hui comme demain, je le défendrais. Je sais qu'il y a des limites à ne pas franchir, mais je suis contre les punitions. Ca me déchire le cœur… La fessée, c'est hors de question. Quand je suis avec lui, j'essaye de rattraper le temps. Comme mes parents l'on fait pour moi, je lui fais découvrir plein de chose. A trois ans, il a déjà fait trois Fiac (Foire internationale d'art contemporain) ! » Côté enfants, l'idéal pour Jean-Luc Delarue serait d'en avoir trois « dont des filles ! »
Pendant quatre semaines, Jean-Luc Delarue vient d'accueillir chez lui Anne-Deborah, une jeune Congolaise de huit ans atteinte d'une malformation cardiaque. « Cela s'est fait avec l'association la Chaîne de l'espoir qui fait venir des enfants malades en France pour qu'ils soient soignés. Ces enfants sont accueillis dans des familles le temps de leur présence en France. Cela faisait cinq-six ans que je travaillais avec eux dans le cadre de mes différentes émissions. Et puis j'ai eu l'occasion d'accueillir chez moi Anne-Deborah. J'ai pris un peu plus de temps pour pouvoir m'occuper d'elle. Elle est repartie début mars. Cela reste une belle expérience. C'est vrai que l'on s'attache mais il ne faut surtout pas se prendre pour des parents de substitution. C'est une belle leçon d'ouverture d'esprit pour tout le monde ». L'expérience fut visiblement si riche que Jean-Luc Delarue devrait la renouveler dans les prochaines semaines avec un enfant en provenance du Tchad cette fois.
Il possède plusieurs œuvres dans son appartement du centre de Paris, ainsi que dans son bureau de Réservoir Prod. Jean-Luc Delarue est un passionné d'art, contemporain et premier.
Jean-Luc Delarue court. Un peu plus d'une heure deux fois par semaine en moyenne. Il fait également du marathon avec un record autour des 4 h 10 pour les 42 kilomètres. L'animateur est aussi fan de foot. Dans son bureau, à l'entrée sur le portemanteau, on trouve ainsi une casquette de l'Equipe de France dédicacée par Zinedine Zidane, des maillots du PSG (il va souvent au parc des Princes suivre les matchs) ou encore un maillot de la grande équipe de Saint-Etienne signé par l'ange Vert, Dominique Rocheteau.
Au début de sa carrière, tout le monde parlait de « gendre idéal », une expression que déteste Jean-Luc Delarue. « C'est atroce. Qu'est-ce que cela veut dire gendre idéal ? Il n'y a pas d'idéal. Tout ça est parti d'un malentendu. Sans doute parce que j'étais jeune, avec un costume… Aujourd'hui j'aspire à être un beau-fils avec lequel on s'entend bien, un gendre correct ».
Non sans une certaine ironie, Jean-Luc Delarue rajoute : « Ces derniers temps, cette image de gendre idéal a été quelque peu cassée… Je fais une grande confiance à mon inconscient pour cela… »
« Je suis venu un peu par hasard à la télé. J'ai commencé comme publicitaire. C'est-ce qui était à la mode à l'époque. Et puis j'ai travaillé pour une émission sur TV6 lié à la pub. Vingt-trois ans plus tard je suis toujours à la télé ». La grosse tête ? « Quand vous débutez, on vous dit que vous êtes formidable, génial. Cela a été déstabilisant entre vingt-deux et vingt-quatre ans ».
Le sujet crispe Jean-Luc Delarue, le rend limite agressif même s'il dit avoir « vécu tout cela avec philosophie ». « La vie est faite de hauts et de bas… » L'histoire du pétage de plombs dans l'avion ? Il ne veut pas revenir dessus.
Son direct lors des globes de Cristal où il était trivial avec Yamina Benguigui en lui proposant de tenir « ses globes » ? « Ce n'était pas très chic mais c'était tout de même beaucoup de bruit pour pas grand-chose. On me reproche aussi de m'être trompé lors des dernières Victoires de la musique sur le titre d'une chanson de Renaud. Je préfère me tromper là et pas dans les citations de Voltaire ou de Madame de Sévigné… Ce qui m'agace dans toutes ces histoires, c'est que tout le monde médiatique ressasse toujours les mêmes choses. Les gens, eux, ne m'en parlent pas ! »
Sujets très sensibles pour Jean-Luc Delarue qui n'admet pas les insinuations sur son mode de vie. « Non je ne me drogue pas ! Non je ne suis pas un grand noceur qui boit jusqu'au bout de la nuit ! Je reconnais aux gens le droit de me critiquer, de me caricaturer, de ne pas aimer les émissions mais pas de dire n'importe quoi. Ce n'est pas juste de dire tout et n'importe quoi. On en prend plein la gueule… les coups ça fait mal. Salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose… »
Si Nagui a récemment indiqué gagner 2000 euros par jour (sans compter la radio), Jean-Luc Delarue refuse de donner des chiffres. « Je n'en ai aucune idée. C'est moins que lui, c'est certain. En plus moi, l'argent que je gagne reste dans mes entreprises ».
On lui reproche parfois de faire des sujets un peu racoleurs. Lui s'en défend. La téléréalité ? Inenvisageable pour Jean-Luc Delarue. « A mon sens, ce n'est pas bien pour Réservoir Prod, pour son image. La téléréalité, c'est le nivellement par le bas. Ces émissions ne grandissent personnes, elles brûlent tout sur leurs passages ».
Michel Denisot a été le « prof ». Christophe Dechavanne est celui qui l'a conseillé pour monter sa boîte de production. Outre ces deux présentateurs, Jean-Luc Delarue cite volontiers Frédéric Taddei, Virginie Efira, Laurence Ferrari, Nikos Aliagas, Guillaume Durand ou encore Nagui dans les personnalités de la télé qu'il apprécie. Stéphane Plazza, l'agent immobilier qui intervient sur M6, est par ailleurs pour Delarue, un des nouveaux qui a le plus de potentiel.
On voit de plus en plus de présentateurs se lancer dans des téléfilms. Est-il tenté ? « Je reçois des propositions mais ce n'est pas envisageable car je ne suis tout simplement pas bon. J'avais fait un essai avec Kad et Olivier quand on travaillait ensemble. Ce n'était vraiment pas concluant ! ».

Partager cet article

Repost 0
Published by Nouvel Essor - dans société
commenter cet article

commentaires