Pour autant, Idriss Ahmed Idriss n’a pas chômé longtemps : il a été nommé SG de la COBAC, une institution sous régionale de contrôle et des surveillances des banques. A Yaoundé, siège de l’institution, le sieur est bien apprécié. A la différence d’autres cadres tchadiens qui excellent en médiocrité et par conséquent marginalisé, Idriss est jugé compétent et maitrise parfaitement l’institution. Le SG de la COBAC voyage moins et travaille. C’est ainsi qu’il découvre que, contrairement à une opinion répandue qui fait de la BCC la seule vache à lait du clan, la CBT, ex BDT, n’est pas du reste. On se rappelle que la Banque tchadienne de développement (BDT) a été bradée par Deby au groupe FOTSO. Ainsi, le SG de la COBAC découvre que non seulement la CBT a été et continue de être l’outil principal de blanchissement de l’argent sale ( les dinars de Bahreïn étaient passés par là), mais que tout le clan se sert avec allègre : sans compter ce que pioche Deby tous les jours, Hinda, l’épouse de l’autre a piqué deux milliards de CFA en plus de 17 millions de dollars US qu’elle avait reçus des Emirats Arabes Unis pour la construction d’un hôpital qui doit porter son nom ; Tahir Hamid Nguili, PCA de la CBT a retiré 250 millions au nom d’Abbas Tolli alors Ministre des finances. Le dernier à faire main basse sur l’argent des déposants tchadiens est l’actionnaire principal, M. Fotso lui-même : 11 milliards de CFA.

Pire le Ministre des Finances a décidé d’octroyer un salaire mensuel de 5 millions de CFA à tous les membres du CA (tous proches parents de Deby ou membres du clan) La CBT est exsangue, au bord de la faillite. Le SG ahuri, se tape une crise. (A suivre)

Beremadji Félix
N’djaména