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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 20:01

Elle succède à son mentor Oscar Arias et devient la première femme à accéder à la présidence du pays.

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La candidate du parti au pouvoir, Laura Chinchilla, après sa victoire à l'élection

La candidate du parti au pouvoir, Laura Chinchilla, après sa victoire à l'élection présidentielle au Costa Rica à San Jose le 7 février 2010 (AFP Yuri Cortez)

Laura Chinchilla, politologue de 50 ans est devenue dimanche la première femme à accéder à la présidence du Costa Rica. Héritière et ancienne vice-présidente du président sortant Oscar Arias, elle l'a emporté dès le premier tour, reconnue victorieuse avant même l'annonce des résultats, par ses deux principaux concurrents, l'avocat de droite Otto Guevara et Otton Solis, représentant du centre-gauche, relégués à plus de 20 points.

Fille d'un influent ex-inspecteur général des Finances, elle s'est vouée très jeune à la politique, obtenant une maîtrise dans cette discipline à l'Université de Georgetown, aux Etats-Unis, après une licence au Costa Rica.

A 34 ans, en 1994, elle fait une entrée remarquée au gouvernement du président de l'époque, Jose Maria Figueres, comme vice-ministre de la Sécurité publique. Deux ans plus tard, elle succéde au ministre.

Poursuite du programme d'Arias

Députée de 2002 à 2006, elle a été première vice-présidente d'Oscar Arias et ministre de la Justice, avant de démissionner en octobre 2008 pour se consacrer à la candidature présidentielle que son mentor lui offrait.

Son discours politique suit en droite ligne celui de son prédécesseur, même si elle l'a «modernisé» en faisant de l'insécurité, la drogue et la relance après la crise économique les premières cibles de son discours électoral.

Elle poursuivra, a-t-elle annoncé pendant sa campagne électorale, les programmes sociaux et de grands travaux publics d'Oscar Arias.

Soutien des milieux économiques

Cette fidélité au président et prix Nobel de la paix 1987 lui a valu les sarcasmes de ses adversaires politiques, qui lui reprochent de n'être que la «marionnette» d'Oscar Arias, et aussi d'être restée muette sur les nombreuses affaires de corruption révélées ces dernières années.

Ce soutien au plus haut niveau lui assure toutefois le ferme soutien de son Parti de libération nationale (PLN, centre-droit) et... des puissants milieux économiques, proches du président sortant. Ses proches soulignent son sérieux et son abord simple, son élégance sobre.

«Un esprit ordonné, qui donne l'impression qu'elle est froide et distante, alors qu'elle est chaleureuse et agréable quand elle se sent en confiance», affirme son ancien co-vice-président, Kevin Casas. Divorcée en 1985, elle s'est remariée avec l'avocat espagnol Jose María Rico, son aîné de 25 ans. Ils ont un fils unique, de 13 ans.

(Source AFP)

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Published by Nouvel Essor - dans société
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