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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 23:40
Nous avons lu pour vous le quotidien Le Progrès, N'Djaména Bi Hebdo, L'Info, L'Observateur, Le temps.
Nos confrères ont traité cette semaine dans leurs colonnes du retrait de permis de navigation par l'Organisation de l'Aviation civile Internationale (OACI ) à la compagnie aérienne Toumaï Air-Tchad, de la relance de la Compagnie Sucrière du Tchad (CST) par la SOMDIAA, de la privatisation de la SITCOM-Tchad, de l'examen de la politique commerciale du Tchad, de l'opération Cobra, de l'élection du mairede N'Djaména et de ses adjoints, de l'indépendance de la magistrature et de la liberté de presse, de la grève de l'UST et de l'inscription des Lacs d'Ounianga dans le patrimoine de l'UNESCO.
Le retraitde permis de navigation à la compagnie aérienne Toumaï Air-Tchad
« Le crash de Toumaï Air-Tchad », s'alarme à sa Une L'Observateur dans sa parution du 11 juillet 2012. Il nes'agit pas ici d'un atterrissage brutal de Toumaï Air-Tchad. Mais, l'hebdomadaire choisit cette manchette pour parler du retrait par l'Organisationde l'Aviation civile Internationale (OACI) à la compagnie aérienne de son certificat de transport suite à un audit. Cette interdiction de vols internationaux a été notifiée à la compagnie le 3 juillet dernier, précise N'Djaména Bi-hebdo (NDJH) dans sa livraison de jeudi, 12 juillet 2012. L'audit du système de sécurité a révélé que Toumaï Air-Tchad ne respecte pas les règles de sécurité. Ajouter à cela la situation financière désastreuse due à une mauvaise gestion, explique L'Obs.
Suite au retrait de permis, « Toumaï air cloué au sol », annonce N'Djaména Bi-hebdo cité ci-haut. Le Bi-hebdo saisit, par ailleurs, cette occasion pour rappeler au directeur général de la compagnie tchadienne, Zakaria Idriss Déby Itno, qui contestait vigoureusement le déclin annoncé, que les faits lui ont donné raison. «Cette nouvelle met les usagers et le personnel de la compagnie dans une situation inconfortable », poursuit notre confrère.
Pourtant, « beaucoup de passagers de la sous région, notamment de Bangui, ne juraient que par le crâne de Toumaï tant la compagnie s'est affirmée par sa ponctualité, desservant même jusqu'à Brazzaville », écrit LeTemps dans sa parution du 11 au 17 juillet 2012. « Et comme ce qui réussit n'a pas de place au Tchad, le népotisme et la gabegie ont fait lereste, mettant la compagnie dans une situation difficile », déplore le journal. « C'est aussi ça le Tchad », se résigne notre confrère.
La relance de la Compagnie Sucrière du Tchad par la SOMDIAA
Pour éviter cette même faillite, la société d'organisation et de modernisation des industries agroalimentaires et agricoles (SOMDIAA) injecte plus de 96 milliards FCFA dans la compagnie sucrière du Tchad (CST), informe Le Progrès du 12 juillet 2012. « Depuis plusieurs années, la CST est plongée dans un état comateux. Son sucre connaît une mévente, face à une concurrence déloyale favorisée par un décret présidentiel libérant l'importation et lacommercialisation du sucre », rapporte Le Progrès qui mentionne que cet investissement est destiné à la construction d'une autre usine, plus grande et performante que celles de Sarh et de N'Djaména.
La privatisation de la SITCOM-Tchad
Dans cette même optique, « Le Tchad cède 51% sur la fibre optique », souligne le quotidien Le Progrès du mercredi, 11 juillet 2012. « Les négociations entre l'Etat tchadien et STM-Atlantic en vue de la conclusion du contrat de cession de parts dans la société des infrastructures des communications électroniques à fibre optique (SITCOM-Tchad) sont en cours », indique le quotidien qui révèle, par ailleurs, que la STM-Atlantic est une société américaine spécialisée dans le domaine de fourniture d'accès à internet.
L'examen de la politique commerciale du Tchad
Dans la même lancée, « le Tchad examine sa politique commerciale », annonce l'Info n°061 du 12 au 15 juillet 2012. Le ministère du Commerce et de l'Industrie a organisé du 9 au 11 juillet 2012, une réunion de lancement des travaux préparatoires au système multilatéral, placée sous l'égide du ministre du Commerce et de l'Industrie, assisté des experts de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) pour la libéralisation du commerce, a-t-il étayé.
Car, « le Tchad est un Etat en perte de vitesse », révèle NDJH n° 1469 du 109 au 11 juillet 2012. En matière de développement et de gouvernance, le bilan à mi-parcours de l'année 2012 révèle que la situation du pays n'a pas du tout évolué par rapport à 2011, et risque de s'empirer, alerte lejournal qui rapporte qu'avec un indice de développement humain de 0,328 sur 1, leTchad est classé par le Banque Mondiale 181 sur 185 pays recensés en 2011. Cette note présente le pays comme un espace où les gens sont très démunis, presque pas instruits. Une redistribution des richesses nationales très partisane. Un milieu des affaires dont l'opacité fait du pays l'Etat le moins transparent du monde, souligne le Bi-Hebdo qui titre à l'édito, «Déby l'impartial ».
L'élection du maire de N'Djaména et de ses adjoints
« Au-delà des discours, nous devons nous résoudre à l'idée que ce qui fut autrefois notre pays est à ce jour totalement approprié par un homme et une famille. Plus aucun bien, autrefois propriété de la collectivité ne leur échappe. Tous les exécutifs des communes gagnées par le MPS ont été tous composés de la même façon par le président dela République. Si cela ne suffisait pas, pour la ville de N'Djaména, Déby n'a pas dérogé à la règle. Le président fondateur du MPS fait rendre public les noms du nouveau maire et de ses trois adjoints. Il ne trouve pas mieux que son cousin Oumar Abdallah Lébine et sa propre sœur Itir Itno, brave ménagère analphabète en toute langue, pour être à la tête de N'Djaména notre capitale », écrit NJDH.
L'opération Cobra
C'est pourquoi « restaurer l'autorité de l'Etat et promouvoir la bonne gouvernance, les citoyens en redemandent et l'attentent depuis fort longtemps », poursuit l'éditorialiste de NDJH. Mais notre confrère déplore la manière avec laquelle les délinquants sont traqués sans ménagement par le gouvernement. La bonne gouvernance elle-même a ses règles. Elle est même sans doute la proscription de l'arbitraire. Ce qui se passe actuellement s'apparente malheureusement à une indécente opération d'enfumage de l'opinion, révèle NDJH qui s'interroge : « Plus sérieusement, àquoi ressemble les missions Cobra et suivant quelles règles fonctionnent-elles ? ».
« Le cobra est une opération budgétivore. Ce sont 300 millions de nos francs qui sont décaissés comme frais de mission pour chaque région à inspecter. Si à l'issue de cette opération, toutes les 22 régions du Tchad y compris N'Djaména ont reçu la visite du terrifiant avaleur... de rongeurs, ce seront quelque 6,6 milliards de francs Cfa dont va se délester le trésor public », répond L'Obs. dans sa publication du 11 juillet.
L'indépendance de la magistrature et de la liberté depresse
« Funeste présage pour la magistrature et la presse », annonce N'Djaména Bi-Hebdo du 12 au 15 juillet 2012, qui résume ainsi par ce titre la substance de la conférence de presse sur « l'indépendance de la magistrature au Tchad à l'épreuve de la confusion du pouvoir » organiséele 07 juillet 2012, par Droits de l'Homme sans Frontière (DHSF). « Le régime en place est déterminé à réinstaurer le système de l'unicité de la pensée. La mise au point du ministre de l'Information et de la Communication, Hassan Sylla Ben Bakari, le 25 juin 2012, constitue en même temps une menace et un avertissement pour la presse », prévient le président de DHSF, Dézoumbé Daniel Passalet, cité par le journal. « Les journalistes gênent lesdirigeants et ces derniers ne tarderont pas à semer la panique dans les médias comme dans l'appareil judiciaire», rapporte notre confrère qui évoque les affaires Mahamat Saleh Annadif, ex-secrétaire général de la Présidence, et Mahamat Ali Hassan, ancien ministre du Plan, arrêtés injustement sans aucun procès pour illustrer cette dérive. « Être le plus proche collaborateur d'un chef d'Etat totalitaire est une position dangereuse. L'histoire nous en donneune illustration par Staline, le premier chef de l'empire soviétique, qui a rempli le Goulag, la terrible prison politique, de ses anciens compagnons etdes collaborateurs qui lui étaient étroitement liés », explique le confrère. « La révocation des magistrats inquiète », renchérit L'Obs.dans sa livraison du 11 juillet qui a également assisté à cette conférence.
La grève de l'UST
Sur tout autre plan, « grugée, l'Union des syndicats du Tchad (UST) annonce une grève », signale l'Obs. « Elle accorde une semaine au gouvernement » pour l'application du décret 1111 portant augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) signé en novembre dernier entre le gouvernement et les organisations syndicales, précise Le Progrès du 09 juillet 2012.
L'inscription des Lacs d'Ounianga dans le patrimoine de l'UNESCO
« Le Tchad inscrit son patrimoine àl'UNESCO », s'émerveille l'Info n°060 du 11 juillet 2012. Il s'agit des Lacs d'Ounianga, dans le Borkou Ennedi Tibesti, mentionne le Bihebdomadaire quia mis à profit cet événement pour présenté les lacs Ouninga qualifiés de mythiques qui renferment des merveilles. « Nous n'allons pas pour perdre, mais pour gagner », se réjouit le ministre de la Culture Khayar Oumar Dellah qui, à son retour de Saint-Pétersbourg où il adirigé l'équipe d'experts, a accordé une interview à L'Observateur. Mais « quel impact le Tchadien lambda peut attendre de ce trophée de renommée mondiale ?», se demande l'éditorialiste de cet organe gouvernemental. « Une retombée énorme ! Des scientifiques, des touristes, des curieux de tous les recoins du monde entier convergeront vers ce lieu. Ce qui générera des ressources financières considérables pour l'économie nationale », éclaire-t-il. 

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Published by Nouvel Essor - dans société
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