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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 19:15
Voici les principales réactions des syndicalistes et des politiques après l'intervention de Nicolas Sarkozy sur TF1, lundi 25 janvier.

LES SYNDICATS

Jacques Voisin, président de la CFTC, a réclamé "des actes pour éradiquer la crise sociale".
"Le président s'est livré à un exercice d'un nouveau genre, destiné à rassurer et redonner confiance en défendant ses options et choix politiques (...) Mais si le président s'est montré déterminé dans ses intentions, il faut, au-delà des engagements annoncés, des réponses sur le fond". Jacques Voisin a demandé "des mesures appropriées et des actes pour éradiquer la crise sociale qui monte, dans le même esprit que ce qui était conduit en 2009" pour faire face à la récession de l'économie française. (Communiqué, mardi 26 janvier)

Les fédérations de fonctionnaires CGT, FO et CFDT ont pris au mot le président de la République qui s'est déclaré "prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels" dans la Fonction publique.
"C'est une bonne nouvelle, on va le prendre au mot, on va s'appuyer sur cette déclaration", a indiqué Anne Balthazar, secrétaire générale des fonctionnaires FO.
"Jusqu'ici on entendait plutôt, "pas la peine de rêver, il n'y aura plus de plan de titularisation"", a indiqué Brigitte Jumel, secrétaire général des fonctionnaires CFDT.
"C'est un scoop, que nous attendons de voir repris et confirmé par le ministre de la fonction publique", a-t-elle ajouté.
Jean Marc Canon, secrétaire général des fonctionnaires CGT, s'est dit "très surpris car c'est le contraire des orientations mise en œuvre depuis des mois, mais si c'est vrai, c'est bien, cela va dans le bon sens". (Déclarations, mardi 26 janvier)

A GAUCHE


Benoît Hamon, porte-parole du PS, a déploré un "discours qui reste démissionnaire par rapport aux grands problèmes des Français, la santé, l'emploi".
Pour le porte-parole socialiste, "il y a d'un côté un pouvoir, qui au-delà des discours, reste démissionnaire par rapport aux grands enjeux - c'est le cas de la France et de l'Europe - et un pouvoir qui, malgré les critiques de Nicolas Sarkozy, aux Etats-Unis, s'attaque ou en tout cas essaie de s'attaquer aux vrais problèmes".
"Les résultats ne sont absolument pas au rendez-vous" et "le président de la République ne peut pas seulement tordre les chiffres toujours à son avantage", a-t-il affirmé.
Concernant l'affaire Proglio dans laquelle le chef de l'Etat est "encore empêtré", Benoît Hamon a estimé que Nicolas Sarkozy "se contredit". "Au terme d'une protestation quasi-unanime, il a fini par reconnaître qu'il avait tort" de "le laisser cumuler deux rémunérations, sans parler de la retraite chapeau" de 13 millions d'euros. "C'est bien mais c'est tard", selon lui. (Déclaration sur Europe 1, lundi 25 janvier)

Manuel Valls, député PS :"Le président de la République ne manque pas de talent" mais "le sentiment que j'ai eu c'est que nous ne savons pas, et qu'il ne sait pas, où va le pays face à la crise économique que nous traversons."
Nicolas Sarkozy "n'a plus de stratégie de rechange et donc, au fond, il est à la recherche d'une réconciliation entre lui et les Français. Mais on sent bien, depuis deux ans et demi, qu'il y a quelque chose de cassé, qu'il ne peut pas se reconstruire, qu'il ne peut pas renouer avec nos compatriotes".
Entre le chef de l'Etat et les onze Français qui lui faisaient face, "il n'y avait pas d'empathie au fond", a jugé Manuel Valls, parce qu'"il manque quelque chose de cardinal, d'essentiel dans sa politique, c'est le sentiment de justice". (Déclaration sur RTL, mardi 26 janvier)

Olivier Besancenot (NPA) : lance "un appel à la résistance sociale et politique". "C'était la parole du président de la République plutôt que la parole des Français". "Des annonces en cascade de tous les mauvais coups qui nous attendent après les régionales: retraites, santé, services publics". Nicolas Sarkozy "a raconté sa compassion à tous ceux qui sont victimes de sa politique". (Déclaration à l'AFP, lundi 25 janvier)

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF : "Ce soir, dans une émission pourtant calibrée pour le relancer à mi-mandat", Nicolas Sarkozy "a perdu tout crédit". "Aux affaires depuis 2002, comme l'un des principaux ministres puis comme chef de l'Etat, ce soir le roi était nu". "Que lui reste-t-il pour assouvir sa soif de médias : s'inscrire au prochain concours de l'Eurovision pour interpréter 'paroles, paroles paroles'". (Communiqué, lundi 25 janvier)

Jean-Michel Baylet (PRG) : Nicolas Sarkozy "s'entête dans ses choix alors que les services publics se dégradent et que la crise sociale s'accentue". Le chef de l'Etat a "essayé d'endormir les Français à la veille des élections régionales en donnant l'impression qu'il mène la seule politique possible, et que les sacrifices qui doivent être consentis par les plus modestes sont indispensables". (Communiqué, lundi 25 janvier)

Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) "aurait pu être déçu par l'émission de TF1. Bien au contraire, nous avons été heureux d'entendre enfin Nicolas Sarkozy avouer : 'je ne fais pas tout bien, loin de là..'. "Entre l'avalanche de bêtises - notamment 'Avec l'apprentissage, on a 100% de chance de trouver un emploi' - le programme n'a malheureusement pas donné une seule solution aux Français, une seule annonce intéressante". (Communiqué, lundi 25 janvier)

Jean-Christophe Cambadélis (député de Paris, PS) : "il n'y a pas de quoi être époustouflé par la prestation du président de la République". "Il se voulait sympathique voire didactique. Il a surtout été fuyant, incapable de donner un sens global et surtout il n'a indiqué aucune solution pour sortir de la crise. Et il est peu probable que les Français se laissent duper par cette fausse convivialité". (Déclaration, lundi 25 janvier)

Claude Bartolone, député PS : "Je trouve cette émission totalement affligeante. Les Français n'ont eu une nouvelle fois qu'un numéro d'autosatisfaction, basé sur le principe maintenant éculé chez Nicolas Sarkozy : 'ma politique est bonne, mais les Français n'y comprennent rien'", a-t-il déclaré.
Selon lui, "les Français attendaient une émission où le président de la République tienne compte des échecs économiques et sociaux que nous avons connus depuis qu'il est au pouvoir. Ils espéraient qu'il allait leur annoncer une autre politique pour pouvoir sortir des difficultés" qu'engendrent notamment "l'augmentation du chômage et les problèmes du pouvoir d'achat".
Quant à la déclaration de Nicolas Sarkozy se disant ouvert à une discussion avec Martine Aubry sur la question des retraites, Claude Bartolone a affirmé: "si le président de la République veut permettre un débat honnête, il faut que sur, la question de la retraite, il prenne tout de suite des engagements".
Selon l'élu de Seine-Saint-Denis, ces engagements doivent porter sur "le niveau des salaires de remplacement, les emplois pénibles, les actions qu'il veut mettre en oeuvre pour combattre le chômage des jeunes et des seniors"
"Sinon, il donnera l'impression de rentrer dans ce dossier en ayant une seule volonté : celle de réduire le montant des retraites", selon le député. (Déclaration à l'AFP, lundi 25 janvier)

Vincent Peillon
, eurodéputé socialiste : "Généralement on s'exprime pour dire des choses. Là c'était uniquement pour défendre ce qui a été fait et qui est déjà désapprouvé, d'où d'une certaine façon (...) la déception des Français.
Il a reproché au président de la République d'avoir pris "tant de temps d'antenne" pour "ne faire aucune annonce ni proposition", soulignant que l'annonce d'une baisse du chômage, "ce n'est pas une mesure" mais "une prophétie".
"A la question précise sur le million de personnes (au chômage) qui vont se retrouver en fin de droits, il n'y a pas de réponse", a aussi regretté l'eurodéputé.
Selon Vincent Peillon, le chef de l'Etat "aurait pu venir à deux ans et demi de mandat" annoncer "un deuxième plan de relance". "Normalement, la responsabilité politique c'est quand même de faire quelques propositions", a-t-il jugé. "La seule information" de la soirée "c'est qu'il a changé d'un point de vue politicien, c'est-à-dire qu'il nous avait expliqué qu'il s'engagerait à fond dans la campagne électorale des régionales et qu'il nous a annoncé hier qu'étant donné les difficultés, il allait rester au chaud à l'Elysée", a déclaré Vincent Peillon, assurant que le chef de l'Etat avait "annulé tous ses meetings" pour le scrutin de mars. (Déclaration sur France Info, mardi 26 janvier)

Arnaud Montebourg, député socialiste de Saône-et-Loire : "Lorsqu'il se rend sur le terrain, il est toujours bordé de rangées très épaisses de CRS, il ne discute plus avec les Français en liberté", a fait remarquer le député. "Il ne va même plus dans les stades saluer les joueurs parce qu'il est régulièrement sifflé". "Là, nous avons atteint des proportions qui n'ont jamais été égalées, quelle que soit la popularité de ses prédécesseurs".
Interrogé sur la baisse du chômage promise par Nicolas Sarkozy, Arnaud Montebourg a noté que le nombre de demandeurs d'emploi "va baisser dans les statistiques", mais "il ne baissera pas dans la réalité". "Un million de Français seront en fin de droit dans le courant de l'année 2010. Ce million de Français va sortir des statistiques du Pôle emploi mais n'aura pas retrouvé d'emploi" (Déclaration sur France 2, mardi 26 janvier)

Razzye Hammadi, secrétaire national du PS, a dit avoir eu "le sentiment d'un président qui perdait pied, une incapacité totale à apporter concrètement quelques éléments".
(Déclaration sur i-Télé, mardi 26 janvier)

François Hollande
, ancien premier secrétaire du PS : "Je l'ai trouvé plus calme que d'ordinaire, en recherche de compréhension, je crois que c'est plutôt une bonne attitude, surtout venant de lui" car "il n'est pas toujours calme" ni "en recherche de compassion ou de compréhension. Mais pour autant je l'ai trouvé en panne de cohérence et en incantation", a-t-il ajouté parce qu'"en définitive il a pris des décisions depuis deux ans et demi et elles ne sont pas lisibles, elles ne sont pas regardées comme un ensemble pouvant permettre une perspective. J'attendais du président de la République qu'il donne sa cohérence, elle a peiné à apparaître, sa vision, elle n'a pas été claire."
François Hollande a toutefois jugé "bienvenu" que le président renonce à s'engager dans la campagne des régionales. "Il s'était avancé, je trouve, avec beaucoup de légèreté il y a quelques semaines où il était allé devant la convention de l'UMP et avait dit : 'je veux nationaliser les élections régionales'. C'était une parole malheureuse".
Selon François Hollande, Nicolas Sarkozy "est revenu à ce que doit être le rôle d'un président qui n'est pas un chef de parti" mais "en même temps il s'est protégé car, selon le résultat des élections régionales, il pourra toujours dire que c'était des élections locales". (Déclaration sur Europe 1, mardi 26 janvier)

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts : "Précarité, chômage, délocalisations, pour Nicolas Sarkozy, une seule cause à tous les maux: les 35 heures et l'inaction des gouvernements précédents . Un seul remède : le retour de la croissance et lui."
"Malgré quelques moments où il a paru en difficulté face aux problèmes d'un quotidien qui ressemble à travailler plus ou plus du tout, pour de toute façon gagner moins, Nicolas Sarkozy n'a pas fait autre chose qu'un diagnostic. Et de renvoyer les solutions à un avenir que lui seul connaît", fait-elle valoir.
Cécile Duflot estime que le chef de l'Etat, "faussement paternaliste", "se contente d'une succession de vagues promesses, qui sont autant de redites" et "agite dès qu'il le peut des spectres qu'il invente ou réinvente".
"Face à l'urgence sociale et écologique, nous avons un président qui commente et qui s'agite. On souhaiterait plutôt un président qui agit", conclut-elle. (Communiqué, lundi 25 janvier)

Jean-Luc Mélenchon
, président du Parti de Gauche : "L'inspecteur Jack Malone sur France-2 va avoir du travail. Est porté disparu Sarkozy le 'président du pouvoir d'achat' qui voulait 'que plus personne ne dorme dehors d'ici 2 ans'", moque Jean-Luc Mélenchon. "Mais Henri Proglio a trouvé un bon avocat. Bonne nouvelle pour lui, c'est gratuit", ajoute-t-il en référence aux explications du président sur le cumul de fonctions du PDG d'EDF.
"Mauvaise nouvelle pour les salariés, le président approuve l'idée de Martine Aubry de passer la retraite à 62 ans. Mauvaise nouvelle aussi pour les chômeurs en fin de droits, ils devront se contenter des bons sentiments du président", raille-t-il enfin, estimant que "celui qui a multiplié les aides pour les riches, veut les limiter pour les pauvres". Et de lancer que le "bagout" de Nicolas Sarkozy "n'empêchera pas le dégoût". (Communiqué, lundi 25 janvier)

Harlem Désir, eurodéputé socialiste, a estimé que Nicolas Sarkozy n'avait "certainement pas réglé la crise de confiance" entre lui et les Français.
"Tout au long de ce dialogue, il a été confronté à des Français qui le renvoyaient à l'absence de résultats (...), et lui se décernait une sorte d'auto-satisfecit permanent, soit renvoyant la responsabilité des problèmes sur des prédécesseurs (...) ou essayant quand il n'arrivait pas à convaincre de se réfugier dans des réponses un peu anecdotiques". "J'ai l'impression que le président de la République a inventé quelque chose comme une sorte d'ultralibéralisme compassionnel: c'est-à-dire 'je vous écoute, mais au fond je fais semblant simplement de vous écouter' (...)", a-t-il ajouté en précisant que "tout cela ne fixait pas de cap pour le pays". (Déclaration sur BFMTV, mardi 26 janvier)

AU CENTRE


François Bayrou, président du Mouvement Démocrate :"Au fond, tous les problèmes abordés étaient des problèmes sur lesquels des promesses avaient été faites durant la campagne électorale et la confrontation, c'était entre ces promesses et la réalité que vivent les Français. Et il y avait un choc énorme qui faisait que l'on voyait bien que la politique suivie n'avait pas répondu aux questions qui se posaient déjà il y a plusieurs années. Ce qui était frappant, c'était les visages fermés des onze français sélectionnés. Chaque fois que l'un d'eux exprimait les difficultés qui étaient les siennes, Nicolas Sarkozy disait 'je n'accepterai pas'".
"Quand on n'est pas président, c'est une promesse. Mais quand on est président, cela sonne comme un constat d'échec", a-t-il lancé en regrettant "le manque d'envergure et de perspective" de l'intervention présidentielle.
Cette "émission était en partie faite pour que l'image du président de la République se redresse dans la perspective des régionales", a aussi estimé François Bayrou en réclamant "un minimum d'équité, d'équilibre et de justice en France" dans les médias entre les formations politiques.
François Bayrou a jugé particulièrement "drôle" que Nicolas Sarkozy dise "très sérieusement que ce n'était pas le rôle du président de la République de s'engager dans les élections régionales, alors que, selon lui, il s'y est engagé depuis le premier jour". (Déclaration sur France Culture, mardi 26 janvier)

Robert Rochefort, eurodéputé du Modem : "Le superprésident a voulu jouer tous les rôles: celui du président, du Premier ministre, des ministres et du chargé de la communication, le tout dans la compassion, mais sans tracer de perspective claire", a expliqué l'élu centriste, estimant qu'au final la prestation présidentielle n'était "pas crédible".
"La plus belle chose de l'émission, c'était les Français: agriculteur, ouvrier, infirmière, retraité ou bac+5... un bon panel qui montrait bien la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui le pays", a estimé le sociologue.
"Alors que souvent dans ce genre d'émission, le leader politique arrive à retourner les situations à son avantage, cette fois-ci cela n'a pas été le cas. Les gens ont énoncé leurs problèmes avec beaucoup de maturité et sont repartis avec", a-t-il jugé.
"Nicolas Sarkozy leur a dit, dans un premier temps, je vous comprends, c'est un scandale. Ensuite, il a cru que le fait d'expliquer ce qu'il avait fait depuis deux ans leur apporterait des réponses. Mais, c'était un non sens puisque les Français lui disaient justement que cela n'allait pas", a-t-il résumé.
Pour Robert Rochefort, le président a également fait preuve de "démagogie" lorsqu'il a dit ne pas accepter que les voitures de Renault ou Peugeot destinées au marché français soient fabriquées à l'étranger. "Je ne sais pas comment il fait, la relocalisation est quelque chose de plus complexe.Je l'ai trouvé également bien hardi lorsqu'il a annoncé que le chômage allait baisser dans les prochaines semaines". (Déclaration, lundi 25 janvier)

A DROITE


Frédéric Lefebvre
, porte-parole de l'UMP : "Le Président de la République a tenu un langage de vérité, loin des polémiques artificielles entretenues par l'opposition mais proche des préoccupations des Français. Il a répondu avec précision aux questions sans concession des Français réunis par TF1 sur le plateau".
Pour le porte-parole du parti présidentiel, "cet exercice de pédagogie est une réussite car il a permis aux Français présents mais à travers eux à tous les Français qui ont regardé l'émission d'obtenir des réponses claires et franches à leurs inquiétudes".
"Nicolas Sarkozy a montré une détermination et une volonté sans faille de poursuivre les réformes et de continuer d'adapter notre pays aux défis de l'avenir. Il a répondu avec courage en assumant ses responsabilités sur l'emploi, les délocalisations, les prêts aux PME, la taxe carbone, le soutien à l'agriculture, la situation des professeurs ou des infirmières, les banlieues, les retraites et les impôts notamment", a-t-il conclu. (Communiqué, lundi 25 janvier)

François Fillon, Premier ministre : "Le président de la République s'est montré une nouvelle fois à l'écoute des préoccupations des Français et soucieux d'assumer ses responsabilités au service de la France."
Selon lui, Nicolas Sarkozy "a su expliquer que la réforme était la condition indispensable à notre redressement économique et au progrès social. Il s'est montré fidèle à ses convictions, mais aussi sensible aux interrogations et aux difficultés de nos concitoyens, auxquelles il a répondu avec franchise. Le chef de l'Etat a tracé les perspectives autour desquelles le pays doit se rassembler: le combat pour la croissance qui exige un effort de compétitivité et de responsabilité budgétaire, le renforcement de la solidarité qui réclame courage et dialogue social, l'attachement aux valeurs de la République. Président en action et à l'écoute, Nicolas Sarkozy a confirmé la force et le pragmatisme de son engagement au service de tous les Français." (Communiqué, lundi 25 janvier)

Luc Chatel
, ministre de l'Education et porte-parole du gouvernement : "on a vu ce soir un président proche des Français, maîtrisant bien ses dossiers et redonnant de l'espoir, un président à la portée des Français. On a assisté à un exercice de démocratie moderne et apaisée, avec des échanges parfois vifs, toujours francs et directs mais toujours respectueux, c'est de bon ton dans notre démocratie". (Déclaration à l'AFP, lundi 25 janvier)

Eric Woerth
, ministre du Budget: "le président avait vraiment les deux pieds sur le terrain. C'était un exercice qui était sans indulgence, qui était franc et direct, qui était extrêmement concret. Le président a montré qu'il connaissait évidemment bien ses dossiers et qu'il était investi à fond. Il y a eu une sorte de langage de vérité même si les Français qui étaient là avaient l'envie ou le besoin d'être convaincus sur des cas concrets". (déclaration à l'AFP, lundi 25 janvier )

Jean-François Copé, président du groupe des députés UMP: le président, "à l'écoute des Français et leurs préoccupations, a dit les choses en toute franchise et sans faux-semblants, sur la réalité économique et sociale, sur la crise et ses conséquences et sur les réformes à conduire". (Communiqué, lundi 25 janvier)

Thierry Mariani, tête de liste UMP en Paca: "Je tiens à saluer l'oeuvre de pédagogie et le langage de vérité dont le président de la République a fait preuve avec nos concitoyens". "Il a en effet répondu sans détour aux questions qui lui ont été posées, prenant le temps d'expliquer des choix que la situation de crise nous a parfois contraints à prendre rapidement pour qu'ils soient efficaces". (Communiqué, lundi 25 janvier)

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP: "le capitaine tient le cap. En expliquant sa politique et celle de la majorité sans faux-fuyant, en assumant ses choix, Nicolas Sarkozy a sans doute rassuré les Français et en traçant des perspectives claires pour l'avenir, il les a engagés à ne pas avoir peur des lendemains d'après-crise". (Communiqué, lundi 25 janvier)

Xavier Bertrand
, secrétaire général à l'UMP : "L'emploi est la question prioritaire pour les Français" et "ce que le président de la République a montré ce soir c'est que ses priorités sont les mêmes priorités (que celles) des Français", a-t-il déclaré lors de l'émission "Mots Croisés" sur France 2.
"Les réformes de l'année 2010, ce soir, ont été encore une fois précisées" par le président de la République, a ajouté le député de l'Aisne, citant notamment la "question fondamentale" des retraites, celle de la "dépendance" et "l'action en faveur des entreprises" qui est "une action en faveur de l'emploi". "Voilà le fil conducteur de notre action", a-t-il insisté. (Déclaration lors de l'émission "Mots Croisés" sur France 2, lundi 25 janvier)

Arnaud Robinet, secrétaire national UMP en charge des retraites a salué dans un communiqué l'intervention de Nicolas Sarkozy face à onze Français, notamment sa "volonté de garantir le régime de retraites par répartition" et "de régler cette année la problématique de la dépendance en créant un 5e risque". (Déclaration, lundi 25 janvier)

A L'EXTREME DROITE

Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, a ironisé sur un Nicolas Sarkozy "atteint d'une nouvelle maladie : la 'scandalite aiguë'".
"Tout le scandalise !, a-t-elle lancé sur Europe 1. "Il trouve scandaleux le comportement des banques qui ne prêtent pas, le comportement des constructeurs automobiles qui délocalisent, mais tous ces gens-là ont fait l'objet de toutes les attentions du gouvernement". (Déclaration sur Europe 1, mardi 26 janvier)

Jean-Marie Le Pen
, président du Front national : "Sachant que les promesses n'engagent que les gogos qui les reçoivent", Nicolas Sarkozy "les a multipliées, 'le chômage va diminuer', les retraites vont augmenter, ce qui constitue des mensonges éhontés, répercutés pieusement par les médias aux ordres", affirme Jean-Marie Le Pen dans un communiqué titré "Grand diseux, petit faiseux".
Le président de la République "a feint de découvrir les injustices de notre temps, qui le 'révoltent' alors qu'il est au pouvoir depuis 7 ans et demi", ajoute le président du FN.
"Pas un mot, bien sûr, sur les vrais problèmes de la France : immigration, insécurité, déficits budgétaires et sociaux, etc". (Communiqué, mardi 26 janvier)

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Published by Nouvel Essor - dans société
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commentaires

blavin 27/01/2010 23:10


Alors qu'au début de la grande crise, le président Obama déclarait "la crise sera terminée lorsqu'il n'y aura plus de chômage,en france, d'une façon bien légère, le président français devait laiser
entendre
( explicitement ) qu'il sentait la reprise venir. Pourtant les banques continent de travailler de la même façon.Une manière conduisant droit à des bulles financières et une nouvelle crise.
Mais,peut-être suis-je pessimiste