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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 20:59

Si le niveau de l'équipe de France de football est proche de zéro à quelques semaines du Mondial en Afrique du Sud, beaucoup plus nulle encore est la tournure que prend la polémique autour de Raymond Domenech.

Voir des députés, comme l'UMP François-Michel Gonnot, demander la tête du sélectionneur, ou un ancien premier ministre, comme Jean-Pierre Raffarin, en faire un sujet de débat, est affligeant. Les politiques n'ont-ils pas mieux à s'occuper en cette période de crise que de gloser sur l'incompétence de l'entraîneur des Bleus ?

Le foot n'est pas une affaire d'Etat - déjà l'histoire de la main de Thierry Henry contre l'Eire a failli en être une - et ne doit jamais le devenir. Pas comme dans certains pays pauvres, où les dirigeants s'en servent pour détourner l'attention du peuple des vrais problèmes. J'ai en mémoire le président Biya qui, en 1990, avait imposé à l'entraîneur du Cameroun la présence du vieux Roger Milla (38 ans) au Mondial en Italie. La suite lui avait d'ailleurs donné raison car les Lions indomptables firent un beau parcours et Milla mit beaucoup de buts. Mais ce n'est pas un exemple à suivre.

Rama Yade, autorisée, elle, à s'exprimer en qualité de secrétaire d'Etat au Sport, a raison. La Fédération française de football est seule responsable du choix puis du maintien de Domenech à son poste. Elle veut, à juste titre, que la FFF se remette en question après l'Afrique du Sud. Ses prébendiers, frileux et aveugles, doivent partir. On a l'impression d'être revenu à l'époque Georges Boulogne de la fin des années 1960.

En attendant, plutôt que de râler, de siffler, de jouer les Fouquier-Tinville d'occasion, que nos élus fassent bloc derrière Domenech. Ou qu'ils se taisent.

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Published by Nouvel Essor - dans société
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