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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 17:44

  Nous avons voulu relire pour nos lecteurs l’interview accordé par Idriss Deby au journal Jeune Afrique paru sous le numéro 2531 du 12 au 18 juillet 2009.
    A la première question du journaliste, Deby répond en ces termes «  je ne me suis jamais senti en position de faiblesse ». Cette déclaration est fausse. Durant les deux attaques des rebelles en 2006 et 2008, n’eut été l’intervention du contingent « Epervier » basé au Tchad, Deby ne serait plus aujourd’hui au pouvoir. L’humilité consiste à dire d’abord que j’ai connu des moments difficiles et c’est grâce à des soutiens amis que j’ai pu m’en sortir. S’aurait été une certaine reconnaissance vis-à-vis de ceux qui l’ont aidé.
    L’accueil de la population de Ndjamena réservé à ces deux attaques a bien montré que le régime de Deby était isolé et qu’il n’avait pas le soutien de la population. Le déferlement des Ndjamenois à accueillir les « libérateurs » était fantastique. De l’eau, des bouteilles de bière, des sucreries sortaient des maisons pour les rebelles. Les quartiers populaires étaient en liesse à la vue de la chute du dictateur. Cette image de la collaboration de la population de Ndjamena nous reste encore à l’idée. Cela a montré que le pouvoir de Deby était assis sur du sable mouvant et il est toujours assis sur le sable mouvant.
    La deuxième question «  est-ce à dire que votre capacité de dissuasion va dorénavant arrêter vos adversaires ». A cette question, un autre mensonge de Deby. Pour arriver au pouvoir au Tchad, Deby a utilisé comme arrière base le Soudan. C’est du territoire soudanais que Deby et ses compagnons ont lancé leurs troupes en direction de Ndjamena. Dès que Déby s’est installé au pouvoir, le cadeau offert au Soudan est de faire un bébé sur le dos de El Béchir. Ce bébé n’est autre que l’opposition soudanaise connue sous le nom du MJE. Il était tout a fait normale que le Soudan puisse accepter sur son sol des hommes et des femmes de nationalité tchadienne traqués, humiliés, bafoués, exclus que sais je encore qui sont venus chercher refuge au Soudan voisin.
    Dans cette crise qui oppose les tchadiens entre eux à cause de la mauvaise gouvernance, la confiscation des droits de l’homme, les libertés élémentaires, la traque des opposants etc. au pouvoir de Deby et de sa famille. L’international n’a rien à voir dans cette crise interne tchadienne.
    Sauf, les étrangers non informés peuvent oser condamner ce qui se passe au Tchad en ce moment. La crise et tchado tchadienne et Deby n’a pas le courage d’affronter ces compatriotes en face et trouver une solution d’ensemble à cette crise inter tchadienne. A cet effet, Deby a accepté la fuite en avant. Peut-on faire confiance à une telle personne qui rejette sur le Soudan, son incapacité à régler son problème interne. Arrêtons nous de croire à cette comédie de Deby. Certes il y a encore des naïfs qui croient encore à ses mensonges.
    Le Président de UA vient de rappeler lors du somment de Syrtes (Libye) que Mr Deby ferait mieux de régler son problème avec ses opposants au lieu de le porter à la place publique comme étant un conflit Tchad Soudan.
    Pour notre part l’agression ne vient pas de l’extérieur, elle est un conflit interne au Tchad et dont les causes sont multiples sont connues, et entre autres la mauvaise Gouvernance, le maintien de la population tchadien dans un goulag, l’absence des libertés démocratiques, le détournement des biens publics etc.
    Deby rejette sur le Soudan son incapacité à faire l’unité tchadienne. Il pratique l’exclusion à tous les niveaux de la sphère administrative et politique ; Deby n’est ni un républicain moins encore un démocrate. C’est un autocrate de notre temps qui utilise la terreur pour se maintenir au pouvoir. Cette attitude de Deby n’est concevoir que par les lâches, les traites et les hommes sans repères. Deby n’aime ni le Tchad, ni les tchadiens. Le Tchad lui sert de tremplin pour piller le pays.
    A dire la vérité, la DDS qui était la police politique de Hissein Habré était bien dirigée par Idriss Deby. Des milliers de morts tchadiens à qui doit on les imputer, n’est pas à Deby. Septembre noir quand il était chef d’état major de Hissein Habré qui en est responsable.
    Si Deby était sorti du Tchad pour défendre les libertés et la démocratie, son régime aurait pris un autre visage et ne serait pas devenu le régime du clan zaghawa et de sa famille.
    Deby a tenté de faire un coup d’état contre Habré le 1er avril 1999. Le coup a été éventé et lui et ses acolytes ont pris la fuite pour se réfugier au Soudan. Deby n’est pas un patriote tout le laisse croire aujourd’hui. Deby est le plus grand fossoyeur du peuple tchadien.
    Donc ne mélangeons pas les choses, aucun tchadien n’est dupe de ces mensonges grossiers. La gestion de la chose publique tchadienne prouve à suffisance que les tchadiens ne sont pas la préoccupation première de Deby. Pour nous conforté que Deby est un menteur, nous allons suivre les élections communales du 22 janvier 2012. Nous y reviendrons là-dessus.
Balaam Facho.

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Published by Nouvel Essor - dans société
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