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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 20:09

 

N'DJAMENA - L'employé occidental de l'ONG humanitaire Oxfam, Hubert Ballaman, retenu otage neuf jours dans l'est du Tchad, est arrivé mercredi à N'Djamena au lendemain de sa libération, selon l'armée tchadienne, par la force mixte Tchad-Soudan qui a arrêté deux de ses ravisseurs présumés.

"Je n'ai pas été brutalisé, j'ai été bien traité. Je suis soulagé mais très fatigué", a déclaré à l'AFP M. Ballaman, 57 ans, cheveux poivre et sel, barbe blanche fournie, qui a précisé avoir la double nationalité suisse et britannique.

Il avait été enlevé le 6 juin à Abéché avec un collègues congolais et leur chauffeur tchadien, qui avaient ensuite été relâchés par les ravisseurs à 70 km à l'est de cette grande ville, vers la frontière avec le Soudan.

Selon l'armée tchadienne, il a été libéré par des hommes de la force mixte déployée par le Tchad et le Soudan depuis mars le long de leur frontière commune.

"Après une semaine de recherches, nous avons localisé la cachette des malfrats qui se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Guéréda", ville à environ 160 km au nord-est d'Abéché, a expliqué à l'AFP le général Ousmane Barh Mahamat Itno, qui a dirigé l'opération.

"Nous avons déployé les forces pour encercler le coin avant de lancer l'assaut. Nous avons ainsi pu libérer l'otage et arrêter deux ravisseurs. Les autres sont en fuite et nos forces sont à leurs trousses", a ajouté le général Mahamat Itno, sans plus de détails.

Dans le récit de sa captivité à un journaliste de l'AFP, l'ex-otage occidental a indiqué ignorer l'identité de ses ravisseurs qui l'ont maintenu dans l'obscurité durant quasiment toute sa rétention.

"J'étais enfermé toute la journée dans une petite case et on ne me sortait que la nuit. Je n'ai pas vu de lumière pendant huit jours. (...) Je n'ai pas eu de contact avec l'extérieur. Quand j'ai demandé à contacter Oxfam, on m'en a empêché", a-t-il raconté.

Dans l'avion qui le conduisait à N'Djamena, il a pu joindre son épouse et en a pleuré d'émotion.

"Je n'ai pas pas été agressé physiquement, mais j'ai souffert pendant les deux premiers jours parce que je buvais de l'eau d'un jerricane qui sentait l'huile. Ils ont enlevé tout ce que j'avais sur moi: argent, téléphone, radio... Tout ce que je possédais ils ont pris", a-t-il dit.

Dans un communiqué publié mercredi, Oxfam a salué la libération de son employé, en saluant "toutes les parties impliquées - particulièrement le gouvernement du Tchad et les membres de la communauté internationale - pour leurs efforts".

Mardi, le Premier ministre Emmanuel Nadingar a promis que "justice serait faite".

(©AFP / 16 juin 2010 13h24)

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Published by Nouvel Essor - dans société
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