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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 18:20

RFI Publié le 03-09-2015 Modifié le 03-09-2015 à 10:56

Idriss Déby, au lendemain du renversement d'Hissène Habrè, le 8 décembre 1990 à Ndjamena avant un discours télévisé. AFP / archives

Une plainte contre le président tchadien Idriss Déby a été déposée mercredi 2 septembre devant les Chambres africaines extraordinaires basées à Dakar, devant lesquelles doit reprendre ce lundi le procès de l’ancien dictateur tchadien Hissène Habrè. Les plaignants, des Tchadiens, accusent le président d’actes de torture et d’exécutions de prisonniers de guerre lorsqu’il était dans le maquis, dans les années 1990.

Une plainte visant le président tchadien Idriss Deby a été déposée ce mercredi 2 septembre à Dakar devant les Chambres africaines extraordinaires qui sont en train de juger Hissène Habré.

Les faits dénoncés dans la plainte déposée par Me Mbaye Jacques Ndiaye, remontent à 1990, juste avant la prise de pouvoir par l’actuel président tchadien. Les plaignants accusent Idriss Déby d’avoir torturé et exécuté des prisonniers de guerre entre Tiné et Abéché, alors qu'il était reparti au maquis.

Une plainte recevable, selon l'avocat des plaignants

« Il s’agit d’une plainte pour les crimes de génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et tortures, à l’initiative de certaines victimes », expose au micro de RFI Me Mbaye Jacques Ndiaye, avocat des plaignants, qui estime que sa plainte est recevable. « Les Chambres [africaines extraordinaires] sont compétentes pour juger les évènements qui se sont déroulés entre 1982 et 1990. Les faits qui sont reprochés au président Déby ont été commis en 1990, en tout cas avant le 1er décembre 1990 », affirme-t-il.

L’avocat, qui dit pour le moment vouloir « ne pas trop toucher le fond de l’affaire », affirme cependant que « le président Déby, personnellement, a commis des actes répréhensibles. Des actes de torture. Il a tué, personnellement, des individus. Ce sont des personnes qui ont été torturées, qui ont été exécutées, brûlées à vif et jetées aux animaux sauvages ».

« Je ne peux pas évaluer le nombre de victimes », précise Me Mbaye Jacques Ndiaye, qui évoque « deux victimes qui sont au Sénégal » et d’autres « qui sont un peu éparpillées à l’étranger ». « J’attends qu’ils viennent se présenter pour l’essentiel au Sénégal afin que je puisse greffer leur demande à celle que j’ai déjà déposée au niveau du parquet général », affirme l'avocat.

Me Mbaye Jacques Ndiaye 03/09/2015 - par Sonia Rolley

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Published by Nouvel Essor
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